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Portugal, la nouvelle Silicon Valley ? Pas encore, mais le pays met les moyens !

mis à jour le 10 novembre 2016 à 06H40
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Nouvelle terre d’accueil du Web Summit, annonce d’un fonds de 200 millions d’euros dédié aux start-up, lancement du label "Startup Portugal"… Le Portugal multiplie les initiatives pour s’affirmer sur la scène de la Tech mondiale. Et retenir ses pépites !

Portugal, la nouvelle Silicon Valley ? Pas encore, mais le pays met les moyens !
"This is not the new Silicon Valley, This is Portugal", le message de l'organisation Startup Portugal. © SMG/L'Usine Digitale

"This is not the new Silicon Valley, This is Portugal". Le message s’affiche en 4x3 dans les rues de Lisbonne. Le Portugal veut s’affirmer sur la scène de la tech européenne et le fait savoir. Non seulement, le pays a réussi accueillir le Web Summit à Lisbonne, après 5 années à Dublin, mais le gouvernement met aussi les moyens pour développer l’écosystème.

 

Un fonds de 200 millions d'euros

Le Premier ministre António Costa a ainsi profité de l’ouverture du Venture Summit (plus de 600 dirigeants de certains des principaux fonds internationaux de capital-risque), qui coïncidait avec celle du Web Summit, le plus grand sommet européen dédié à l'innovation et aux nouvelles technologies, le 7 novembre 2016, pour annoncer le lancement d’un fonds de 200 millions d'euros destiné à attirer les meilleurs investisseurs privés. Objectif : aider les start-up portugaises à se développer à l’échelle mondiale. "Le Portugal est un pays dynamique, ouvert au progrès, à l’innovation et au business", a déclaré le Premier Ministre. Une condition pour en bénéficier : les start-up doivent être basées au Portugal.


Eviter l’effet Farfetch

Plus tôt cette année, le Portugal avait déjà amorcé sa stratégie visant à soutenir les start-ups créées au Portugal. Ce fonds de 200 millions d’euros représente la moitié de l’investissement prévu à cet effet dans les deux ans. Autre signe fort  : la nomination de João Vasconcelos, ex-directeur exécutif de "Start-up Lisboa", association pour l'innovation et l'entrepreneuriat, au poste de secrétaire d’Etat à l’Industrie.

Avec son niveau de vie attractif et cette volonté du gouvernement, le Portugal attire déjà de plus en plus de start-up anglaises, suédoises et françaises. C’est notamment le cas du français Moneytis, comparateur de services de transferts d’argent, qui est passé par l’incubateur lisboète Beta-i. Payabi et Harpoon.Jobs ont également choisi Lisbonne pour implanter leur start-up. Avec 53 000 participants et 2000 start-up exposantes, le Web Summit devrait certainement participer à ce développement.

Car assurément, le Portugal ne veut pas subir un deuxième effet "Farfetch". Si la start-up est bien d’origine portugaise, elle a vite déménagé à Londres faute de financement dans le pays. Valorisée à plus d’un milliard de dollars, la pépite réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de plus de 500 millions de  dollars  et compte plus de 1000 employés. Un véritable manque à gagner pour le Portugal… Pas question donc de voir d’autres start-up s’envoler !

Entre Faber Venture, Portugal Ventures, Caixa Capital et autres fonds privés portugais, près de 130 millions de dollars auraient déjà été investis en un an. Et ce ne serait que le début !

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