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Pour la start-up Blade, l’e-sport incarne un vecteur puissant pour révolutionner l’informatique

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La start-up française Blade veut révolutionner l’informatique avec son offre cloud Shadow. Pour y arriver, l’entreprise concentre sa stratégie marketing sur un segment de niche, les fans d’e-sport.

Pour la start-up Blade, l’e-sport incarne un vecteur puissant pour révolutionner l’informatique
L'équipe Overwatch de GamersOrigin a utilisé des boitiers Shadow lors de son bootcamp en octobre 2016. A cette époque le design définitif n'était pas encore validé. © Blade

“Le PC du futur”, ce court leitmotiv en dit long sur l’ambition de Blade. La start-up française a lancé, le 20 avril 2017, son offre de PC dématérialisé baptisée Shadow. Ce paradoxe en appelle un autre. Emmanuel Freund, co-fondateur et CEO, voit l’entreprise “révolutionner l’ordinateur”. Son positionnement marketing n’adresse pourtant que le segment des “gamers”  et même, plus précisément, celui des fans de compétitions e-sport. Ce qui ressemble à une communication schizophrène s’avère être une stratégie mûrement étudiée.

 

Valider l’écosystème auprès d’une clientèle  exigeante de  prescripteur

Selon le dirigeant la cible représente un fort potentiel. Le joueur prêt à investir dans un PC haut de gamme a un niveau d’exigence élevé. “Avec notre abonnement à 29,95€ par mois nous offrons l’équivalent d’un PC de 1500€. La meilleure combinaison prix / performance” détaille Emmanuel Freund. 

Au-delà de son offre, Blade cherche à faire valider sa vision de l’informatique par les fans d'e-sport. Un écosystème où la puissance de calcul est déportée, du poste utilisateur vers le cloud. Une particularité toutefois, les éléments critiques, ici la carte vidéo, ne sont pas mutualisés mais dédiés à chaque client. Pour le co-fondateur, ce type d’utilisateur dispose d’un important pouvoir de prescription. Son adhésion permettra d’accélérer l’adoption du concept.

 

Les fans de e-Sport, futurs cadres informatique en puissance

D’après une étude Superdata/Paypal, publiée fin mai 2017, 62% des fans d'e-sport ont entre 18 et 34 ans (33% entre 18 et 24 ans). Lors des finales de la Student Gaming League, championnat étudiant sponsorisée par Blade, une majorité de compétiteurs était issue d’écoles d’ingénieurs. Emmanuel Freud, confirme que l’offre Shadow vise ce marché de futurs décideurs et jeunes cadres en systèmes d’informations. L’e-sport constitue un vecteur puissant pour les atteindre.

 

La stratégie eSport

L’entreprise travaille à présent sur le meilleur moyen de l’utiliser. Le sponsoring de quelques compétitions, à échelle réduite, a permis de tester le déploiement de plusieurs boîtiers Shadow sur un même réseau. Ce levier n’est toutefois pas pérenne. “Equiper toute une compétition majeure, c’est prendre le risque que les perdant incriminent Shadow” explique Emmanuel Freund.

Pour le co-fondateur, accompagner une équipe professionnelle, dans son ascension, apporterait plus de valeur à la marque. Des discussions sont en cours. La start-up développe également des partenariats avec des streamers professionnel. Mickalow (21 373 abonnés sur Twitch / 126 000 follower sur Twitter) propose déjà des codes de réduction. 

 

Objectif 100 000 clients à fin 2018

3 500 clients français ont déjà souscrit l’offre Shadow depuis l’ouverture de sa version bêta en décembre 2016. 90% l’utilisent pour jouer aux jeux vidéo, lLe reste pour des applications professionnelles telles que la vidéo. 1 500 sont encore en liste d’attente avant une prochaine vague de déploiement.

La start-up vise, fin 2018, 100 000 clients en France mais aussi au Royaume-Uni, en Allemagne et aux USA. Pour y arriver, Blade a déjà levé 13 millions d’euros, en deux opérations, auprès de business angels. Pierre Kosciusko-Morizet (fondateur de Priceminister), Michaël Benabou (co-fondateur de Vente-Privee.com) et Sophie Dulac (productrice de cinéma) font partie des investisseurs. L’entreprise est passée de 4 co-fondateurs en 2015 à 40 personnes en juin 2017.

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