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Pourquoi Apple a renoncé à produire son propre véhicule autonome

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Vu ailleurs Avec son projet Titan, Apple nourrissait au départ l'ambition de réinventer en profondeur l'industrie automobile. Depuis, l'entreprise a renoncé à construire son propre véhicule et s'est recentrée sur le software. Le New York Times explique les raisons de ce changement de stratégie.

Pourquoi Apple a renoncé à produire son propre véhicule autonome
Pourquoi Apple a renoncé à produire son propre véhicule autonome © Flickr -Mikhail (Vokabre) Shcherbakov - c.c

"Titan" : rien que le choix de code du projet "voiture autonome" chez Apple, lancé en 2014, traduisait les ambitions illimitées de la firme à la pomme. Elle pensait pouvoir révolutionner l'industrie automobile classique. Mais après deux ans de travaux, Apple a décidé de revoir ses ambitions à la baisse, en se focalisant sur la partie logicielle. Google s'est posé les mêmes questions et est arrivé aux mêmes conclusions. Pourquoi ? Le New York Times a pu parler avec d'anciens employés d'Apple et livre des explications.

 

Une apple car potentiellement révolutionnaire

Apple voulait au départ concevoir de A à Z son propre véhicule, avec l'attention portée aux détails qu'on lui connaît. Une armée d'ingénieurs a donc imaginé à quoi pourrait ressembler un véhicule autonome conçu par Apple. Parmi les pistes explorées : des portes automatiques particulièrement silencieuses, un habitacle sans volant ni pédales mais avec des écrans et dispositifs de réalité augmentée, une nouvelle génération de Lidar mieux intégré à la carrosserie… Apple voulait même réinventer la roue en remplaçant les traditionnelles pneus par des "globes" (un peu comme ceux imaginés par Goodyear).

 

Un problème de vision stratégique

Le problème, c'est que l'entreprise n'avait pas une vision claire de la valeur ajoutée qu'elle souhaitait apporter dans l'automobile, et que ses ingénieurs se sont quelque peu dispersés. Fallait-il concevoir un véhicule semi-autonome ou totalement autonome ? Le débat a fait rage parmi les pilotes du projet, qui ont longtemps hésité sur la direction à prendre.

Finalement, l'arrivée de Bob Mansfield aux commandes du projet Titan, en 2016, a permis de dissiper le flou : il a décidé d'abandonner l'idée de construire un véhicule 100% Apple et a recentré l'équipe sur la mise au point d'une plate-forme logicielle de conduite autonome (pour laquelle il reste à trouver un débouché commercial).

 

approche plus modeste

Des technologies sont testées depuis avril 2017 dans cinq voitures d'un constructeur tiers : des Lexus RX 450. Apple prévoit aussi de desservir ses différents sites dans la Silicon Valley avec une navette autonome propulsée par les technologies maison. Là encore, Apple s'appuiera sur des véhicules existants d'un constructeur automobile classique dans lequel il intègrera ses capteurs et logiciels. Ce projet baptisé "Pail" ("Palo Alto to Infinite Loop") devrait être opérationnel dans les prochains mois.

 

Lire "Apple Scales Back Its Ambitions for a Self-Driving Car" sur le site du New York Times

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1 commentaire

OLIVIER RIVIERE

26/08/2017 13h45 - OLIVIER RIVIERE

Rien d'étonnant à ce changement et à l'abandon d'une ambition qui était, comme celle de Google d'ailleurs, totalement irréaliste. Apple, comme Google, n'a pas l'ADN d'un industriel automobile qui doit capitaliser son savoir-faire sur des décennies. Ca n'est pas leur identité et ils ne sont pas capables d'un effort soutenu sur un temps très long avant d'en récolter les bénéfices. Les médias adorent parler du rôle de Google et Apple dans l'évolution de l'industrie automobile, mais , en termes de voitures autonome, les constructeurs traditionnels sont bien plus avancés. Par contre, il est indéniable que l'irruption du digital dans les technologies automobiles et les changements du concept de mobilité, créent une opportunité de marché supplémentaire pour de nouveaux acteurs, dont Apple, Google, ou par exemple Intel font partie

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