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Pourquoi Captain Train se laisse croquer par le britannique Trainline... et même probablement avaler

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Suite à son rachat par son rival britannique Trainline, Captain Train va pouvoir accélérer son développement européen. Même si les deux agences de voyage en ligne fusionneront à terme.

Pourquoi Captain Train se laisse croquer par le britannique Trainline... et même probablement avaler
Daniel Beutler, DG de Captain Train devient responsable du Business Development du groupe, et Jean-Daniel Guyot, ex président, directeur de Trainline International. © Captain Train

Depuis que Capitaine Train est devenu - en anglais dans le texte - Captain Train en septembre 2015, on se doutait que son développement à l’international allait fortement s’accélérer. L’annonce de son rachat - pour un montant non officiel de 200 millions d’euros - par son concurrent britannique Trainline reste toutefois une surprise, doublée d’une petite déception. Car Captain Train, fort de son expérience utilisateur d’une rare fluidité avait tout - sauf les moyens financiers - pour s’imposer comme le leader mondial de la réservation de billets de train en ligne.

 

Faut-il alors se féliciter de cette jeune réussite du French Web, lancée en 2009 ? Ou doit-on regretter que cette start-up hexagonale (55 salariés actuellement) batte désormais pavillon... américain, Trainline ayant lui aussi été racheté il y a un an par KKR, le fonds d’investissement Kohlberg Kravis Roberts & Co. ? Ce qui est certain, c’est que Captain Train va accélérer son développement en Europe en s’appuyant sur la force de frappe financière et l’expérience de Trainline, lancé en 1997 Outre-Manche.

 

Fusion annoncée des 2 applications

“Captain Train va pouvoir s’appuyer sur l’expérience marketing des équipes de Trainline, qui comporte plus de 400 salariés. Notre allié a aussi une très longue expérience des marchés ferroviaires libéralisés et des moyens conséquents pour notre développement dans un marché européen qui pèse 57 milliards d’euros”, précise Jean-Daniel Guyot, PDG actuel de la start-up, qui va conserver son poste et devenir directeur de Trainline International. Le directeur général au sein de Captain Train, Daniel Beutler, est également confirmé dans ses fonctions tout en devenant responsable du Business Development au sein du groupe élargi. 

 

Pour le moment, les deux applications vont coexister mais il a déjà été communiqué qu’elles finiront par fusionner - comme le souhaite KKR - pour former le “leader mondial incontesté de la mobilité ferroviaire numérique”. Faut-il craindre pour autant une absorption, voire une “disparition” à terme de la marque Captain Train, qui doit une bonne partie de son succès à son service client réactif, courtois et efficace ? Difficile de penser que Captain Train - 72 millions d’euros de tickets vendus en 2015 contre 2 milliards d’euros pour Trainline - conservera une très forte influence au sein du groupe élargi…

 

“Je ne me projette pas du tout dans cette direction car Captain Train va apporter à l’ensemble son système de calcul d’itinéraire, son système de réservation et sa forte implantation sur le continent européen. D’ailleurs, nous restons une société de droit français basée et imposée à Paris même si le groupe élargi sera domicilié à Londres”, précise Jean-Daniel Guyot. Au global, 36 transporteurs dans 22 pays européens seront référencés, contre 19 actuellement.

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