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Pourquoi Google construit 12 nouveaux datacenters dans le monde

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Le géant d’Internet Google se prépare à ouvrir deux datacenters aux Etats-Unis et au Japon puis 10 autres dans le monde d’ici 18 mois. Un investissement qui vise à rattraper son retard sur Amazon Web Services dans le cloud d’infrastructure.

Pourquoi Google construit 12 nouveaux datacenters dans le monde
Google menace Amazon dans le cloud © Robert Scoble – Flickr – Creative commons

Google accélère son offensive dans le cloud d‘infrastructure (IaaS pour Infrastructure as a service) et de plateforme (PaaS pour Platform as a service). Le géant d’internet se prépare à ouvrir dans les mois à venir deux nouveaux datacenters dédiés à cette activité, l’un sur le site déjà existant dans l’Etat d’Oregon, aux Etats-Unis, l’autre au Japon, son premier dans l’archipel nippon. Et le groupe dirigé par Sundar Pichai prévoit d’en mettre en service dix autres dans le monde dans les 12 à 18 moins à venir.

 

Succès avec Soptify et Apple

Depuis la nomination de Diane Greene, cofondatrice de VMware, à la tête de son activité de cloud computing en novembre 2015, Google met les bouchées doubles. L’ambition avouée du géant d’internet est de supplanter à terme Amazon Web Services, le bras armé d’Amazon dans l’informatique à la demande. Avec déjà quelques succès comme le gain comme clients de Spotify ou d’Apple.

 

Google a été pionnier du cloud mais sur les segments de plateforme de développement d’applis et du logiciel à la demande (SaaS pour Software as a service) à travers son offre de communication et collaboration en ligne baptisée aujourd’hui "Google for Work". Mais sur le segment de l’infrastructure, objet d’une âpre bataille avec Amazon mais aussi Microsoft, IBM ou encore Alibaba, il n’est présent que depuis fin 2013, alors qu’Amazon Web Services existe depuis 2006.

 

13 sites de dtacenters dans le monde aujourd'hui, dont 4 en Europe

Le groupe de Mountain View souffre de son profil technique, réservé à des développeurs et geeks, et de son image dans la gestion des données des utilisateurs grand public. Autant de raisons qui expliquent son retard dans les services de traitement, stockage et réseaux à la demande. Selon les chiffres de Synergy Research du quatrième trimestre 2015, Google pointe à la quatrième place mondiale sur le marché (IaaS + PaaS) avec seulement 4%, derrière Amazon Web Services (31%), Microsoft (9%) et IBM (7%). Même s’il affiche un bond impressionnant de 108%, il reste encore loin, très loin, derrière Amazon.

 

C’est pour combler ce retard qu’il se lance dans l’extension de son infrastructure. Selon les informations sur son site Web, Google dispose aujourd’hui de 13 sites de datacenters (un site peut comprendre plusieurs centres de données) : 6 aux Etats-Unis, un au Chili, un à Taïwan et quatre en Europe (Finlande, Belgique, Irlande et Pays-Bas). Un chiffre comparable aux 12 sites actuels d’Amazon Web Services. Mais, selon Synergy Research, Google reste moins fournis qu’Amazon Web Services, Microsoft et IBM, qui détiennent chacun au moins 40 datacenters dans le monde.

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