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Pourquoi le secteur de l’énergie est-il l'un des pionniers de l’Internet des objets ?

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Le secteur de l’énergie et de ses infrastructures a utilisé l’Internet des objets, les technologies cloud et l’analyse des données bien avant de nombreuses entreprises du privé : Karine Calvet, directrice générale de Verizon France décrypte pour L'Usine Digitale les causes de cette adoption rapide.

Pourquoi le secteur de l’énergie est-il l'un des pionniers de l’Internet des objets ?
Pourquoi le secteur de l’énergie est-il l'un des pionniers de l’Internet des objets ? © DR

On peut trouver paradoxal que les compagnies de service public cherchent à renforcer leur compétitivité sur un marché à la concurrence réglementée, en situation de monopole public il y a seulement quelques années.

Une nouvelle étude de Harvard business review analytic services, intitulée Le dividende digital (The Digital dividend – first mover advantage en anglais) et menée auprès de 372 dirigeants d’entreprises à travers le monde, nous apprend pourtant que "les leaders du secteur de l’énergie et des services collectifs adoptent les nouvelles technologies [comme l’Internet des objets, le cloud et les solutions analytiques] bien plus vite que bon nombre de sociétés du privé, opérant sur des marchés concurrentiels".

Qu’est-ce qui décide une industrie majoritairement classée dans la catégorie des "prudents" à se muer en "suiveur" voire en "pionnier" ? Qu’a-t-elle à y gagner ? Les réponses se trouvent dans les bénéfices futurs que ces entreprises vont retirer des décisions stratégiques qu’elles prennent aujourd’hui, qui vont leur permettre de se positionner par rapport aux évolutions qui menacent leur business model.

Investir dans l’Internet des objets pour produire de la valeur dès aujourd’hui 

Des mesures incitatives encouragent les opérateurs de réseaux de distribution réglementés à investir pour préserver la fiabilité des infrastructures. La diminution de leurs dépenses opérationnelles les motive également, puisqu’ils sont évalués sur leur capacité à fournir un service fiable et économique.

Les pionniers de l’Internet des objets (IoT) qui ont déployé par exemple des compteurs connectés, ont constaté qu’investir dans les nouvelles technologies les aide à satisfaire ces exigences économiques et de fiabilité. Remplacer les compteurs analogiques par des dispositifs de télé-relève numériques et bidirectionnels permet de collecter les données de consommation à distance.

Cela revient moins cher pour établir les factures, les risques d’erreur sont moins importants qu’avec la procédure traditionnelle de relevé des compteurs. Les acteurs qui investissent dans les technologies IoT les rentabilisent rapidement par la diminution de leurs coûts de fonctionnement et par la création de valeur pour le client sous la forme de factures plus justes.

Se positionner pour l’avenir

Les progrès des technologies de stockage de l’énergie, de gestion de la demande et de production d’énergie solaire vont se poursuivre et continuer de modifier les pratiques. Les leaders du marché constatent que des consommateurs commencent à pourvoir à leurs besoins autrement que via le réseau traditionnel.

Cette tendance ne supplante pas le réseau en place, mais souligne la nécessité de le rendre plus fiable et plus résilient pour réagir et supporter ces nouvelles approches de satisfaction de la demande d’électricité.

L’Internet des objets va jouer un rôle déterminant d’optimisation des communications à l’échelle du réseau de distribution. Il va également mettre à la disposition des opérateurs des jeux de données très utiles à analyser. Ces data vont contribuer à améliorer l’efficacité opérationnelle des compagnies de distribution. Elles leur permettront d'ajouter des prestations de services à leur modèle traditionnel, centré sur la seule vente d’énergie.

Ceux qui élaborent des stratégies fondées sur la gestion et l’analyse des données et l’adoption du cloud seront mieux positionnés pour faire face aux menaces futures sur leur business model.

Karine Calvet, directrice générale de Verizon France

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