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Pourquoi les artistes vont adorer la blockchain

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Analyse La blockchain, techno qui sous-tend le bitcoin, intéresse les artistes : elle pourrait permettre d'authentifier facilement leurs œuvres numériques. 

Pourquoi les artistes vont adorer la blockchain
Pourquoi les artistes vont adorer la blockchain © capture d'écran site Cointemporary

Les artistes numériques ont trouvé un allié inattendu et de poids… la blockchain ! Cette technologie sur laquelle est basé le bitcoin leur permet d'enregistrer de manière fiable et sécurisée leur droit de propriété sur une œuvre numérique, et d'en suivre la diffusion. Cette authentification est essentielle pour les e-artistes, car c'est elle qui garantit la valeur de leurs œuvres (un Picasso qui n'a pas été signé n'a qu'une faible valeur, sauf s'il a été authentifié par une grande maison d'enchères par exemple).

 

Sur le net, les vidéos, photos et autres sont très faciles à reproduire, grâce au simple copier-coller. Leur diffusion est impossible à contrôler. Les œuvres sont donc utilisées sans que les droits d'auteurs ne soient versés à l'artiste. La principale solution testée jusqu'à présent pour résoudre ce problème : des logiciels de contrôle d'accès, qui restreignent leur diffusion à un faible nombre de personnes. Les artistes choisissaient donc souvent de rendre leurs œuvres physiques pour qu'elles touchent un public plus large.

 

un registre virtuel plus fiable qu'un bloc de marbre

La blockchain permet à ces œuvres digitales d'être partagées sur le web à grande échelle, mais en gardant le contrôle sur leur diffusion : une photo, ou une vidéo par exemple peuvent être enregistrées sur un registre virtuel, plus fiable qu'un bloc de marbre car partagé par une large communauté d'ordinateurs connectés en réseau. Cette trace originelle atteste de l'état natif d'une l'œuvre, sans les modifications qu'elle pourra subir par la suite sur le net. En cas de doute sur le caractère original d'une pièce, il sera toujours possible de revenir à cette trace initiale.

 

Grâce à une ligne de code informatique, la propriété de cette œuvre est attribuée à un artiste, toujours sur ce registre inviolable. Supposons qu'un logiciel de traçage ait été intégré à l'œuvre. Son parcours sur Internet à chaque étape de sa diffusion pourrait alors également être enregistrée sur le registre en ligne.

 

signer des contrats avec des galeries par exemple

La blockchain peut aussi permettre aux artistes de signer des contrats, avec des galeries par exemple. Les deux parties enregistrent ledit contrat sur le registre numérique, ainsi que l'ensemble des pièces nécessaires à sa signature (pièces d'identité, numéro de siret…). Il spécifie notamment, devant l'ensemble de la communauté connectée, le montant des droits d'auteurs que doit toucher l'artiste en fonction de la diffusion de son œuvre (qui devient alors difficile à contester pour la galerie).

 

Masha McConaghy est co-fondatrice de PhD Ascribe, start-up berlinoise spécialisée dans le droit de propriété et la blockchain. Dans le cadre d'une interview réalisée par le magazine spécialisé The Cointelegraph, elle a sélectionné plusieurs projets prometteurs dans le monde de l'art, qui utilisent cette techno.

 

enregistrer grâce A la blockchain des ondes cérébrales

La chaîne de télévision Ikono TV diffuse 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 des œuvres d'art. Elle collabore avec plus de 1 000 artistes internationaux, de grands musées… Ikono TV utilise la blockchain pour être certaine que les œuvres présentées à l'écran sont attribuées au bon artiste. Elle signe également des contrats infalsifiables avec les "auteurs" grâce à cette technologie.

 

N3uro est une place de marché qui vend… des pensées. Elle enregistre grâce à la blockchain les ondes cérébrales de différentes personnes et vend les relevés dans des éditions spéciales digitales. Ces pensées sont attribuées à leur auteur grâce à la blockchain, qui permet de les identifier.

 

 

le bitcoin comme une option de paiement

Cointemporary est une plate-forme d'exhibition et de vente d'œuvres d'art. Elle expose une pièce tous les dix jours, pour un prix fixé en bitcoin. Lorsqu'elles sont digitales, la propriété de ces œuvres est certifiée via la blockchain.

 

Left Gallery est une galerie en ligne, lancée par le berlinois Harm van den Dorpel. Elle aide les artistes à vendre leurs œuvres qui sont toutes des "objets numériques téléchargeables". Left Gallery utilise le bitcoin comme une option de paiement. 

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