Actualité web & High tech sur Usine Digitale

PrivateFly, le Uber de l’avion ?  

Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

La plateforme de réservation de jets d’affaires en ligne PrivateFly lance son application mobile en France. Elle pourrait générer 20% des réservations du groupe dans deux ans.

PrivateFly, le Uber de l’avion ?  
PrivateFly, le Uber de l’avion ?  

Vous connaissiez Uber pour commander un taxi, voici PrivateFly pour trouver un vol de jet privé au meilleur prix. Leur point commun : la possibilité, via une application mobile, de trouver l’offre la plus compétitive pour se déplacer. Si Uber s’adresse au plus grand nombre, PrivateFly s’est spécialisé depuis sa création en 2008 sur un marché plus étroit : celui des voyages en jets d’affaires. Cette plateforme de réservation en ligne, qui avait déjà mis au point une application mobile en anglais (sur iPhone et iPad), vient de lancer une version française téléchargeable gratuitement.

"La France est le plus gros marché européen de l’aviation d’affaires, devant le Royaume-Uni et l’Allemagne, assure Adam Twidell, directeur général de PrivateFly. Sur nos 25 salariés, notre équipe française représente d’ailleurs huit personnes". Une application qui permettra aux hommes et femmes d’affaires, ainsi qu’aux utilisateurs fortunés, de bénéficier du réseau de PrivateFly de 7000 jets d’affaires disponibles, soit environ la moitié des appareils louables dans le monde. PrivateFly et son application se posent en intermédiaires entre les compagnies de location et les clients.

PrivateFly, un mix "entre Uber et EBAY"

Ce que permet l’application, téléchargée plus de 100 000 fois selon PrivateFly ? Une comparaison des différents prix proposés par les compagnies pour un vol donné, une réservation quasi instantanée et l’accès à la base de données des aéroports privés dans le monde. "Cette application vise à répondre à un réel besoin pour la clientèle des jets d’affaires qui ne sait pas toujours si elle paie le bon prix, assure Adam Twidell. Le marché de l’aviation d’affaires est très fragmenté. Rien qu’en Europe, les 2000 jets d’affaires disponibles sont gérés par 500 petites compagnies aériennes."

"Pour le moment, l’application représente 11% de nos réservations, précise Adma Twidell. Mais notre objectif est de passer à 20% d’ici deux ans". Elément qui pourrait permettre d’atteindre cet objectif et in fine de démocratiser l’usage des jets d’affaires : l’application inclut la recherche de vols à vide. Des allers simples à prix réduits, jusqu’a -75%, qui permettent aux avions de revenir dans leur aéroport d’origine, et qui peuvent dans certains cas casser les prix. L’application, réservée à une clientèle haut de gamme, commence à trouver ses adeptes : l’été dernier, un vol à 500 000 dollars y a été réservé...

Peut-on bien comparer PrivateFly au fameux Uber ? "C’est ce que nous disent beaucoup de nos clients, reconnait Adam Twidell. Nous sommes plus exactement une combinaison entre Uber et eBay, dans la mesure où notre application affiche les différents prix accessibles." Parmi les pistes de développement, le dirigeant compte mettre au point une application destinée à l’entourage du passager, afin que les chauffeurs, conjoint(e)s et assistants puissent partager les informations du vol.

Olivier James

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

media

Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l'utilisation des cookies.OK

En savoir plus
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale