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PSA, BMW, Ford... les stratégies de dix constructeurs qui ne veulent pas se faire dépasser par Blablacar

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Tous les constructeurs automobiles ne présentent pas le même degré de maturité sur les mobilités innovantes... mais tous s'y intéressent. Nouveaux services, covoiturage, autopartage, business models inédits... au Mondial de l'auto, les annonces se multiplient ! Tour d'horizon des forces en présence.

Toyota : une division IA et des projets robotiques

Le grand sujet pour Toyota, c'est l'intelligence artificielle. Le japonais estime que le domaine, dans lequel il a injecté 1 milliard de dollars, va lui permettre de pivoter vers un nouveau modèle industriel. Le groupe japonais se donne pour mission de développer l'accès à la mobilité pour tous et partout. Les algorithmes de ses véhicules pourront donc servir à créer des robots domestiques et des objets très éloignés de l'automobile. "Et qui sait, il est tout à fait possible que les robots soient pour Toyota ce que les voitures étaient lorsque la marque fabriquait des métiers à tisser, son métier d'origine", prophétise le gourou de l'entreprise en matière d'IA.

Toyota travaille déjà avec son compatriote Panasonic pour bâtir des ponts entre maisons et voitures connectées. Le japonais collabore par ailleurs avec le géant des VTC Uber sur l'autopartage, et loue des voitures à ses partenaires chauffeurs. Il a aussi créé une division "Connected" en lien avec Microsoft.

 

La marque développe aussi une gamme de mini-véhicules adaptés à la conduite urbaine, comme l'i-Road. Elle teste dans son "open road project" différents modes d'utilisation et de commercialisation de ses véhicules électriques à trois-roues.

 

Groupe Volkswagen : Une 13e marque dédiée à la mobilité

Au Mondial de l'Auto, le groupe Volkswagen a annoncé l'arrivée d'une treizième marque : elle sera dédiée aux nouvelles formes de mobilité. Son nom et son positionnement seront dévoilés en novembre 2016.

 

 

 

 

Le groupe a entamé sa mue en entreprise de logiciels et de services. Son plan stratégique 2025 prévoit trois priorités : les voitures électriques, la conduite autonome et les services de mobilités.


Il a signé un partenariat stratégique avec l'israélien Gett, une plate-forme de mobilité à la demande. Première illustration de ce partenariat : les chauffeurs de la start-up à Moscou auront un accès facilité aux véhicules du groupe, VW Polo, et Jetta, Škoda Rapid et Octavia. Volkswagen travaille avec la ville de Hambourg pour expérimenter de nouvelles formes de mobilité. Sa marque Seat contribue de son côté à un centre de recherche sur la mobilité urbaine à Barcelone.

 

Audi fait par ailleurs partie des trois acheteurs du système de cartographie HERE, avec Daimler et BMW.

 

General Motors : mobilité électrique et partagée avec Maven

GM est le premier groupe automobile à avoir créé une marque dédiée aux nouvelles mobilités : Maven. Le groupe mène de nombreuses expérimentation aux Etats-Unis : autopartage, navettes semi-autonomes, avec son partenaire Lyft, dans lequel il a injecté 500 millions d'euros. Il a aussi racheté les actifs du service d'auto-partage Sidecar et dispose d'un partenariat avec le spécialiste de la vision par ordinateur (cruciale pour le véhicule autonome) Mobileye.

 

GM et sa marque Opel ont également développé un véhicule électrique à haute autonomie, la Chevrolet Bolt / l'Ampera-e , capable de rouler jusqu'à 400 kilomètres sans être rechargé, en théorie.

 

Groupe Renault-Nissan : partenariats avec Microsoft et Waze

Renault-Nissan construit patiemment sa stratégie en matière de véhicule autonome, de logiciel et de nouvelles mobilités. Il vient de s'associer avec Microsoft pour développer des véhicules connectés, a signé un partenariat avec Waze (filiale de Google) et a racheté l'entreprise française de logiciels Sylpheo. Renault expérimente l'autopartage sur le site de La Défense, à Paris. Un service que la marque française entend proposer à l'avenir dans les zones urbaines rurales via un réseau de partenaires. De son côté, Nissan intègre déjà des fonctions de conduite semi-autonomes dans ses monospaces Serena.

 

Groupe PSA : Free2Move et de nombreuses expérimentations

 

 

PSA a créé une nouvelle marque dédiée à la mobilité, Free2Move. Son champ d'action : autopartage, gestion de flottes, services connectés, nouveaux modes de financement... Cette création fait suite à la mise en place d'une direction des services de mobilité, pilotée par Grégoire Olivier. Le groupe avait auparavant investi dans les start-up Travelcar et Koolicar. Il collabore aussi avec Ucar pour proposer des services de location, notamment chez Citroën et DS. Le groupe vient aussi d'ouvrir les données de ses véhicules connectés à la communauté de développeurs, pour créer de nouveaux services. Il a signé une alliance avec IBM dans ce domaine.

 

Ford : initiatives tous azimuts !

Pour Ford, véhicule autonome, connecté et consommé à la demande ne font qu'un. Il vient d'investir dans un ambitieux centre de recherche sur le véhicule sans conducteur, afin de créer une vaste flotte de voitures sans conducteur destinée au marché de l'autopartage. Il veut se poser comme un "fournisseur de mobilité" globale avec des initiatives originales : navettes partagées à la demandevélos…

 

Au dernier MWC de Barcelone, le constructeur a lancé Ford Pass, un service multimodal incarné par une application mobile, Ford Hub. Cartes de fidélité, aide pour trouver un stationnement, informations sur son véhicule... même un service d'auto-partage, façon Autolib , sont intégrés à l'appli. Il a aussi annoncé au dernier CES un partenariat avec Amazon pour que la voiture et la smart home se parle. Le groupe discute avec de très nombreuses start-up dans des domaines variés : dernièrement par exemple, il a investi dans la start-up indienne de location de voitures Zoomcar.

 

Daimler / Mercedes : projet "CASE" et division "logistique connectée"

Au Mondial de l'auto, Daimler a annoncé la création d'une nouvelle division baptisée "CASE" pour "connected autonomous sharing electric", histoire de matérialiser son engagement dans ces sujets d'avenir. Sa marque phare Mercedes va lancer une gamme électrique sous la marque EQ et va investir 100 millions de dollars dans des projets liés à la logistique urbaine connectée.

 

Le groupe est déjà en pointe sur l'autopartage avec sa marque Car2Go, bien implantée en Allemagne. Daimler est aussi très avancé dans la mobilité autonome, en particulier ses activités poids-lourds. Il a investi aux côtés de ses compatriotes BMW et Audi dans le service de cartographie HERE (ex-Nokia).

 

BMW et Mini : DriveNow, bras armé du groupe

Si Mercedes a Car2Go, son rival BMW a DriveNow. Les marques Mini et BMW le proposent à leurs clients dès l'achat de leur véhicule. Et ça marche : le service, qui propose 4000 véhicules en partage dans 12 villes, est profitable depuis peu. BMW compte aussi sur sa division BMWi, qui rassemble ses initiatives en matière de véhicules électriques et de nouveaux services. Il s'appuie sur des partenariats avec des start-up, en Allemagne, aux Etats-Unis... et depuis cette année en France, via ses "BMW Tech dates". Le constructeur allemand s'appuie également sur des partenariats pour s'armer en matière de véhicules autonomes : il a récemment embarqué Intel et Mobileye avec lui et s'est associé avec ses rivaux allemands pour le rachat de HERE.

 

Volvo : partenariat avec Uber sur le véhicule autonome

Volvo est très actif en matière de conduite autonome. Uber l'a d'ailleurs choisi pour travailler avec lui sur une flotte de véhicules sans conducteur. Des tests en conditions réelles (ou presque) sont actuellement menés à Pittsburgh, aux Etats-Unis. Le constructeur mène aussi ses propres expérimentations avec le programme Drive Me à Göteborg.

 

Fiat : La dolce vita avec google

Fiat va fournir 100 véhicules de test à Google (des monospaces Chrysler Pacifica) pour permettre au géant américain de poursuivre ses tests sur la voiture autonome. Le partenariat ira-t-il plus loin qu'une simple vente ? Pour l'instant, Fiat n'a accès ni aux données ni aux résultats des tests.

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1 commentaire

Jdfor

07/10/2016 11h59 - Jdfor

Il n'y aura pas une demande conséquente avant 2030/35 pour tout ces projets, et je ne parle que des pays du nord développé. M.Carlos G. de Renault attirait l'attention par exemple sur les infrastructures et conditions de conduite (assez anarchiques) sur le continent indien, vis a vis de la mobilité et concernant aussi les voitures autonomes. D'autres continents souffrent des même maux. Un autre exemple connaissant personnellement les conditions de conduite (et violence même plus le comportement exécrable du conducteur) sans parler de l'état des infrastructures de la ville de Moscou, il me paraît inouï d'entendre parler de collaboration et de business à développer là bas. Il est hallucinant, et le constat est facile a faire qu'en absence de législation et de standardisation, sans compter le développement absolument nécessaire d'infrastructures adéquates, que tous ces "avatars" technologiques courent à l'échec. Nous nous attendons même a un rejet psychologique du grand public. Le trop plein de liquidités mondiales et les taux négatifs de l'argent favorisent le "déraisonnement" actuel des industriels du secteur. So far so good.

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