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Quand les méthodes des start-up s'appliquent au monde associatif pour lutter contre le chômage

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Les fondateurs de Job2day et bureauxapartager, deux start-up, ont créé un événement pour aider les demandeurs d'emploi. Pour péreniser et développer le mouvement, ils entament une campagne de crowdfunding.

Quand les méthodes des start-up s'appliquent au monde associatif
Session de coaching lors de la première semaine de Place à l'emploi. © D.R.

Ils sont deux fondateurs de start-up, l’un travaille à la création de solutions de recrutement sur mobile, l’autre dans l’économie collaborative. Quand ils évoquent Place à l’emploi, l’association qu’ils ont créée il y a bientôt deux ans, les mots qui fusent sont crowdfunding, plate-forme…  

 

Petit retour deux ans en arrière : "On prenait un café avec Tcherno Baldé, le fondateur de Job2day et on s’est demandé ce qu’on pouvait faire avec nos petites mains pour lutter contre le chômage", se souvient le bouillonnant Clément Alteresco, le fondateur de Bureaux à Partager. Pour les deux start-upper, la question qui se posait était de trouver un moyen d’aider des personnes sans avoir forcément la possibilité de les recruter.

 

Une centaine d'entreprises pour 1300 demandeurs d'emploi

Place à l’emploi était né, avec l’idée de créer des ateliers décentralisés pour les chercheurs d’emploi. D’une certaine façon, les deux fondateurs ont appliqué les principes de l’économie collaborative au coaching de personnes à la recherche d’emploi, en mobilisant ici et là tous ceux qui avaient envie de donner un coup de main ponctuel. Seul, il se noie dans l’océan. Multipliée et correctement coordonnée, l’action change de dimension. Pendant une semaine, en mai 2015, sous le patronage de la secrétaire d’Etat chargée du Numérique et de l’Innovation, Axelle Lemaire qui a soutenu le projet, 1300 demandeurs d’emplois ont reçu un coaching proposé par des entreprises. Parmi les partenaires figuraient des sociétés comme Orange, Viadeo, Blablacar ou encore Nestlé… Au total, une centaine d’entreprises ont répondu présentes qui pour un atelier, qui pour un coaching… tout est ouvert.

 

 

"On propose un événement en open source", résume Clément Alteresco. Ainsi, les entreprises qui voudraient participer mais ne savent pas comment s’y prendre peuvent trouver des exemples d’atelier en ligne.

 

Pour faire se rencontrer l’offre et la demande, un site a été ouvert où le demandeur d’emploi indique sa région puis accède aux différents ateliers qui ont lieu à proximité. Cela va de l’écriture d’un CV , apprendre à se présenter ou une préparation à l’entretien de recrutement, en passant par la découverte du travail dans une start-up. A travers ces exemples, on voit que l’ambition est de rapprocher les demandeurs du marché, à les faire rencontrer des personnes et à leur offrir une formation.

 

Une campagne de crowdfunding

L’association prépare actuellement la deuxième édition qui aura lieu du 28 novembre au 2 décembre. Parallèlement, elle utilise les outils du crowdfunding pour recueillir les bonnes volontés. Une collecte est ouverte sur le site Ulule, dont les deux créateurs attendent  7 500 euros, Les fondateurs aimeraient récolter au total un peu plus : 20 000 euros, soit la somme nécessaire pour pérenniser la plateforme. Même si ce travail pour l’association le passionne ("ça m’éclate de faire quelque chose de différent que mon travail quotidien"), Clement Alteresco aimerait pouvoir embaucher une personne à plein-temps pour s’occuper de l’association. Actuellement, il estime y passer un tiers de son temps, pour mobiliser son réseau, trouver des relais dans les Régions. Avec cet argent, Place à l’emploi pourrait devenir un événement trimestriel. Au fait, comment dit-on scalable en mode associatif ?

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