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Qwant, l’anti-Google français trace sa voie… et ça paie !

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Qwant annonce ce mercredi 26 avril 2017 équiper ses infrastructures de données et de calcul avec des supercalculateurs DGX-1 Nvidia. Un choix qui permet au moteur de recherche européen d’affiner encore ses résultats de recherche par le deep learning et de lancer une nouvelle offre de service auprès des start-up. Et le Français ne compte pas s’arrêter là…

Qwant, l’anti-Google français trace sa voie… et ça paie !
Qwant, l’anti-Google français trace sa voie… et ça paie ! © Qwant

Et si tout ne tournait pas autour de Google ? C’est bien le pari de Qwant. Né en France en 2013, le moteur de recherche européen qui s’est positionné dès le départ sur le respect de la vie privée résiste face au géant. "De 26 millions de visiteurs uniques fin 2016, nous avons passé la barre des 36 millions en ce début début 2017", se félicite Eric Léandri, son fondateur. Et l’actualité est riche pour Qwant. Après sa levée de fonds de de 18,5 millions d'euros début février 2017 auprès d’Axel Springer et de la Caisse des Dépôts, son partenariat avec Netatmo et le lancement des versions corse, bretonne et basque, la start-up française annonce ce mercredi 26 avril 2017 une collaboration d’envergure avec Nvidia.

 

Le deep learning au service des résultats de recherche

Qwant a choisi les supercalculateurs DGX-1 de l’inventeur du GPU pour équiper ses infrastructures de données et de calcul. "En tant que moteur de recherche européen qui a besoin de travailler sur d’énormes masses de données, on avait grandement besoin de trouver une solution pour faire de l’intelligence artificielle sur la data", explique Eric Léandri. "Sous ce nom barbare de DGX-1 se cache un serveur pour l’intelligence artificielle qui a la puissance de 250 serveurs classiques", explique Serge Lemonde, directeur commercial Europe du Sud et Moyen-Orient de Nvidia. Qwant y croit ! L’entreprise a fait un chèque d’1,5 million d’euros pour déployer la solution.

 

Une puissance de calcul démultipliée

Cette technologie, qui va permettre à Qwant de faire du deep learning à grande échelle, sera implémentée à plusieurs niveaux du moteur de recherche : la vidéo, la protection des enfants, la compréhension des résultats d’Internet, le classement, la contextualisation… "Hier, on travaillait avec du sémantique, aujourd’hui on a besoin de transformer ses mots en données mathématiques", indique Eric Léandri, avant de poursuivre : "Quand vous faites de la recherche, vous avez besoin d’aller de plus en plus vite. Tous les grands comme Google, Facebook, IBM… font de l’intelligence artificielle. En tant que petit qui aspire à grandir, nous sommes obligés d’avoir le même genre de technologie disponible". A une différence près, insiste le fondateur : le respect de la vie privée. "Entre le privacy by design et le DGPR qui vous obligent à respecter la vie privée des gens, on a choisi de mettre en place notre propre infrastructure d’intelligence artificielle".

 

Une nouvelle solution aussi au service des start-up

Ce partenariat avec Nvidia va également permettre à Qwant de proposer une nouvelle offre de service B-to-B-to-C pour les start-up. "Nous allons proposer aux start-up qui respectent la vie privée et qui ont besoin de gérer d’énormes quantité de data avec du deep learning d’avoir la capacité de venir louer chez nous ce type de machine pour leurs tests". Le moteur de recherche mettra ainsi à disposition son savoir-faire et ses équipements. De leur côté, les start-up sélectionnées par Qwant pourront tester la solution au mois, en location, plutôt que de devoir acheter la solution. Le coût pour les start-up : 9 500 euros hors taxe par mois, contre 180 000 euros pour l’acquisition du supercalculateur, sans compter son implantation dans l’infrastructure qui reviendrait à un demi-million d’euros. Un moyen pour Qwant d’ajouter une brique à son business model jusque-là basé uniquement sur l’affiliation à l’occurrence.

 

le petit français qui monte, qui monte

La croissance de Qwant ? Le fondateur l’explique par trois raisons : l’amélioration constante du produit, le respect de la vie privée et la neutralité des résultats. Un vrai pied de nez à Google, régulièrement critiqué pour faire l’inverse. Au-delà de la progression assez impressionnante du nombre de visiteurs uniques en moins de quatre ans, Qwant indique avoir répondu à 2,6 milliards de requêtes en 2016. Discrète sur son chiffre d’affaires, elle annonce une augmentation de ses effectifs. De 60 environ en ce début 2017, le nombre d’employés devrait passer à 150 en fin d’année et à 250 en 2018. Les profils recherchés ? Des ingénieurs en sécurité et en deep learning, des data-scientist, bien sûr, mais aussi des profils marketing. Car Qwant compte bien encore se faire connaitre auprès du grand public. La start-up s’est fixé un budget média de 20 millions d’euros cette année… De quoi accélérer sa notoriété. En attendant, elle avance ses pions en Europe. Un bureau devrait ouvrir dans les semaines à venir en Allemagne, et un autre en Italie dans le courant de l’année.

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