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R.I.P. Andy Grove... l'homme qui a fait d’Intel le N°1 mondial des semiconducteurs

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Andy Grove, l’un des trois dirigeants historiques d’Intel, est mort. Il laisse sa trace comme celui qui a transformé un fabricant de mémoires en spécialiste de microprocesseurs et numéro un mondial des semiconducteurs.

R.I.P. Andy Grove... l'homme qui a fait d’Intel le N°1 mondial des semiconducteurs
R.I.P. Andy Grove... l'homme qui a fait d’Intel le N°1 mondial des semiconducteurs © Intel

Intel pleure l’un de ses dirigeants historiques : Andy Grove. Il est décédé le 21 mars 2016 à l’âge de 79 ans. Les causes de décès n’ont pas été rendues publiques, mais l’homme, qui a été déjà traité d’un cancer de la prostate, souffrait de la maladie de Parkinson.

 

Co-fondateur de fait d'Intel en 1968

D’origine hongroise, Andy Grove émigre aux Etats-Unis en 1957 à l’âge de 20 ans, après l’insurrection de Budapest et l’intervention des troupes soviétiques en Hongrie en 1956. Il fait ses études d’ingénieur en chimie au City College de New York et a obtenu un doctorat à l’université de Berkeley en Californie.

 

Il démarre sa carrière chez Fairchild Semiconductor en tant que chercheur, embauché par Gordon Moore, alors directeur R&D et plus tard auteur de la fameuse loi de Moore qui prédit le doublement de la densité des puces électroniques tous les deux ans.

 

En 1968, Gordon Moore et Robert Noyce quittent Fairchild Semiconductor pour créer Intel. Andy Grove les rejoint en tant que premier employé. Mais dans les faits, il est considéré comme l’un des trois fondateurs d'Intel. Avec ses deux compères, il forme un triumvirat de choc qui va bouleverser l’industrie des semiconducteurs, créant par la même occasion une nouvelle industrie : l’informatique.

 

main dans la main avec Microsoft 

Quand il prend les rênes d’Intel en 1987 comme troisième PDG après Robert Noyce (1968-1975) et Gordon Moore (1975-1987), il trouve une situation difficile. L’entreprise est alors spécialisée dans les mémoires vives Dram. Face à la déferlante japonaise dans ce domaine, il choisit le virage vers les microprocesseurs, des circuits plus complexes et à plus forte valeur ajoutée. Un pari gagné. Et pour favoriser l’essor de l’industrie micro-informatique, il travaille main dans la main avec Microsoft en se répartissant les tâches : à l’un les puces, à l’autre le logiciel d’exploitation. Un partenariat qui leur vaut d’être désignés Wintel (contraction de Windows et Intel), le couple qui domine jusqu’à ce jour l’industrie des PC.

 

Dans son livre "Only the Panaroid Survive", publié en 1999, Andy Grove confie avoir dirigé Intel avec l’esprit de paranoïa, la peur permanente de la concurrence. La défaite dans les mémoires Dram face aux Japonais a été vécue comme une amère expérience. Il voulait à tout prix éviter que cela se reproduise dans les microprocesseurs. Pendant sa mandature (1987-1998), il a fait passer le chiffre d’affaires d’Intel de 1,9 milliard de dollars à 26 milliards et sa capitalisation boursière de 4 milliards de dollars à 197 milliards.

 

Héritage  mis à mal aujourd'hui

Le règne d’Andy Grove est marqué par le retour en force de l’Amérique dans les semiconducteurs après une décennie de domination japonaise. Une nouvelle ère symbolisée par l’accession d’Intel à la première place mondiale dans le secteur en 1992. Une position que le groupe, dirigé depuis 2013 par Brian Krzanich, conserve jusqu’à aujourd’hui et ce malgré la montée spectaculaire de concurrents aussi redoutables que Samsung et Qualcomm.

 

Mais son héritage est mis à mal par le déclin des PC depuis quatre ans et la défaite dans les mobiles face à Qualcomm. Brian Krzanich fait tout aujourd'hui pour libérer Intel de sa dépendance vis à vis des micro-ordinateurs en recentrant le groupe sur trois nouvelles priorités stratégiques: les datecenters, l'Internet des objets et les mémoires non volatiles.

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