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Record de financement pour les start-up françaises en 2015 : 1 milliard d'euros

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Étude Capgemini Consulting et eCap Partner ont publié un baromètre des start-up pour l'année 2015. Orienté financement, il révèle que l'an dernier les jeunes pousses numériques ont levé un milliard d'euros. Minoritaires, les investisseurs étrangers sont quand même bien présents. L'année est marquée par l'opération à 100 millions réalisée par Sigfox. Décryptage de l'étude.

Record de financement pour les start-up françaises en 2015 : 1 milliard d'euros
En 2015, les jeunes pousses ont trouvé des fonds. © D.R.

Parlerait-on de vin qu'on se féliciterait du millésime 2015, mais il est question de start-up et de levées de fonds. Le moins que l'on puisse dire est que l'année passée aura été dynamique de ce point de vue, selon les résultats de l'étude réalisée par Capgemini Consulting et eCap Partner. Elle révèle en effet que la barre du milliard d'euros a été franchie au cours de l'année, au fil de 405 levées de fonds.

 

405 levées de fonds

Tous ces chiffres sont en forte croissance, par rapport à l'année précédente : le montant total progresse de 138 % par rapport à 2014 et le nombre d'opérations de plus de 33 %. La levée de fond moyenne progresse aussi : en 2015, elle était de 2,6 millions d'euros contre 1,5 million un an plus tôt. Autre enseignement : la part des grosses levées de fonds dans le total a progressé : elles ne représentaient qu'un quart du total en 2014. Elles font un tiers en 2015. A elle seule la levée de Sigfox de 100 millions fait 10 % du total

 

Les Fin Techs plus gourmandes en capitaux

L'étude montre aussi que la première levée a lieu en moyenne deux ans après la création de l'entreprise. En moyenne, elle est d'un million d'euros pour l'ensemble. Dans les FinTechs ou les entreprises de service numériques, les premières levées de fonds sont plus intenses allant jusqu'à 1,6 et 2,1 millions d'euros respectivement.

 

88 % des financements sont assurés par des entreprises ou des individus français. C'est dire que le financement reste encore une question de proximité. On note toutefois l'arrivée de fonds étrangers pour 14 % des levées (si le total est supérieur à 100 c'est qu'une même levée concerne plusieurs fonds). Ils participent à des levées plus tardives dans le cycle de vie de la start-up, au bout de 3,2 années pour les ressortissants de l'Union européenne (hors France) et 3,1 pour les investisseurs des Etats-Unis. Les opérations les plus pratiquées par les capitaux venus des Etats Unis concernent le secteur image/média, la mode/luxe et les technologies, environ 10 % pour chacune des 3 catégories.

 

Des capitaux US dans les médias, la mode, la technologie

Cela semble indiquer que l'éloignement conduit à plus de prudence en choisissant des entreprises un peu plus installées. Et ayant un potentiel de marché un peu plus important, comme peut le laisser croire l'indication du ticket moyen. Les investisseurs venus des Etats-Unis investissent en moyenne 10,6 millions d'euros. Tous pays confondus, l'investissement moyen est de 8,3 millions d'euros.

 

L'étude montre également une diversification des types d'intervenants. On note ainsi que le crowdfunfing a participé à 6 % des levées avec un montant moyen investi de 500 000 euros. C'est bien moins que les fonds, les business angels, les entreprises ou la BPI. Les entreprises qui investissent dans des jeunes pousses les préfèrent plus âgées et plébiscitent celles de la Fin Tech, qui représentent 11% de leurs investissements

 

Sigfox fait 10 % du total

Le top 10 des plus grosses levées de fond donne un aperçu assez juste des tendances observées dans l'écosystème des jeunes pousses numériques. On y trouve des objets connectés, avec Sigfox mais aussi Netatmo, du web social (Vestiaire Collective, Prêt d'union ou dans une moindre mesure Doctolib), des solutions permettant d'économiser ou d'opitimiser les dépenses énergétiques (Actility, Aledia), ou des logiciels (Scality, Qwant). Si la levée de fond de Blablacar ne figure pas dans le classement, c'est en raison de la défition retenue par les auteurs de l'étude : ils ont limité leur périmètre aux start-up ayant moins de sept ans au moment de la levée de fonds.

 

Sur l'ensemble des levées réalisées en 2015, les secteurs qui ont reçu le plus de fonds sont les télécommunications, le marketing et la communication, les technologies d'entreprise, la finance, les industries culturelles et autres médias.

 

Le site consacré à l'étude 

 

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