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Rent 2015 : 6 start-up qui illustrent 6 tendances de l'immobilier 2.0

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Les 3 et 4 novembre, la Halle de la Villette à Paris accueillait la troisième édition du salon Rent, consacré aux nouvelles technologies dans l'immobilier. L'Usine Digitale a sélectionné six start-up qui illustrent les grandes tendances technologiques qui font bouger le secteur.

Rent 2015 : 6 start-up qui illustrent 6 tendances de l'immobilier 2.0
Dans les allées du salon Rent 2015 © Sylvain Arnulf - L'Usine Digitale

L'immobilier fait partie des secteurs en pleine transformation digitale. La plupart des outils qu'utilisent les professionnels en 2015 - tablettes, vidéo, réseaux sociaux – n'ont rien à voir avec ceux d'il y a cinq ans. Le salon Rent (Real Estate New Technologies) les 3 et 4 novembre à Paris a rassemblé 2500 visiteurs de France et d'Europe. Face à eux, quelques-unes des innovations qui vont profondément transformer leur métier. Revue de détail par le biais de six start-up exposantes.

 

La numérisation de documents avec HomePad

Les agences immobilières brassent beaucoup de papiers : mandats, états des lieux, quittances, bon de visite, factures fournisseurs... De nombreuses start-up créent des outils pour digitaliser certains de ces process contraignants. HomePad propose par exemple une application pour tablette permettant de réaliser un état des lieux complet en l'illustrant de photos. "On est dans une logique de zéro papier", explique Guillaume Charpentier, directeur commercial de Diagorim, la société qui distribue HomePad en France. Quel gain en attendre par rapport à la version papier ? "Du temps et de la qualité de rapport, répond-t-il, avec une réduction du taux de contestation grâce à une culture de la transparence." Cela coûte néanmoins un peu plus cher qu'un état des lieux à l'ancienne : de 3 à 5 euros.

 

La géolocalisation avec Shelterr

Quel est le premier critère de recherche d'un logement sur Internet ? Sa localisation. Précise, si possible. Et c'est là que le bât blesse. En France, beaucoup de sites rechignent à publier l'emplacement précis du logement à vendre ou à louer, ou même la rue, de peur de se faire voler le mandat associé.

 

Quelques sites prennent le contre-pied et font de la géolocalisation un élément différenciant. C'est le cas de la plate-forme belge Shelterr, qui publie des annonces françaises depuis septembre. Le site demande au visiteur où il veut vivre (un quartier, une ville, à proximité d'une école) et présente les offres en fonction". Shelterr reconnaît volontiers que les agences françaises sont encore réticentes à livrer ce type d'information, car seulement 20% des mandats sont exclusifs en moyenne dans le pays (contre plus de 90% aux Etats-Unis). De fortes résistances culturelles expliquent donc que la géolocalisation peine à s'imposer... même si le consommateur la réclame de plus en plus.

 

Le crowdfunding avec Hexagon-e

Les plates-formes de financement participatif dédiées à l'immobilier se multiplient, chacune se positionnant sur un sous-marché. Hexagone-e se présente comme la première plate-forme de "crowdbuilding", 100% dédiée à la construction et à la promotion immobilière. Les investisseurs n'ont pas vocation à devenir propriétaires du bien qu'ils contribuent à faire construire, mais ils reçoivent une rémunération "nette et sans frais". Pour l'instant, l'ensemble des 14 projets financés sur la plate-forme ont été souscrits en bloc par des grands fonds, et non par des particuliers. Preuve que le mécanisme repose sur des fondations solides... mails que le grand public ne connaît pas encore son existence.

 

La modélisation 3D avec Curiosity

Scanner un logement existant pour en créer, très facilement, une maquette 3D : c'est ce que propose Curiosity, produit créé par les sociétés Snapkin et Impact. La technologie de capture 3D (basée sur le capteur Kinect, qui restitue des volumes par nuage de points) permet de scanner rapidement et à moindre coût un appartement. Pour un logement de 100 mètres carrés, 1 heure de travail sur le terrain et 1h de "reconstruction informatique" sont nécessaires.

 

Le plan 3D n'est pas seulement un outil commercial, permettant aux clients de visualiser un bien en vente de façon neutre (les éléments de décoration et d'aménagement peuvent être retirés), il est aussi un outil de travail pour les architectes et designers puisqu'il peut être importé dans des logiciels pros comme Sketchup et Revit.

 

La vidéo 360° et la réalité virtuelle avec RealTime Solutions

A Rent, pas un stand sans casque de réalité virtuelle pour mettre des étoiles dans les yeux du visiteur. Au-delà de l'effet "wahou", cette technologie va-t-elle devenir un standard du secteur ? Patrick Redo, de la société lyonnaise Gercop Digital, qui édite la solution RealTime, en est convaincu. "La visite virtuelle, c'est un vrai argument commercial pour des biens qui ne sont pas encore sortis de terre", juge-t-il. Pas forcément avec des casques en immersion totale, mais à travers des vidéos 360° ou de la réalité augmentée.

 

Ce mode de mise en scène n'est pas réservé à des biens de prestige. "Il faut compter 500 euros le point de vue, donc 20 000 euros pour la modalisation d'un 4 pièces", précise-t-il. Mais le retour sur investissement est bien là, promet Patrick Redo : "Tous les gens avec qui on travaille et qui ont adopté cette technologie ne reviennent pas en arrière."

 

Le big data avec HBS Research

Depuis 2007, la société HBS Research rassemble, sur le site Place de l'immobilier, une masse gigantesque de données sur le marché de l'immobilier d'entreprise en France. L'équipe a d'abord patiemment rassemblé des données économiques générales (libérées grâce à l'open data) et plus ciblées (sur les transactions, la vie des entreprises, les permis de construire...). Puis elle a conçu des algorithmes qui permettent de croiser ces données d'origines différentes et alerter les promoteurs, investisseurs, sur de possibles cibles d'acquisition et des acteurs à surveiller.

 

"Par exemple, en cas d'acquisition d'un acteur par un autre, la plate-forme peut alerter sur les besoins de nouveaux locaux de ce nouvel acteur, explique Blaise Heurteux, co-fondateur de HBS research. Le site fournit une vision neutre, indépendante et exhaustive du marché alors que jusque-là, il n'y avait pas d'outil de marketing stratégique dans l'immobilier". Un modèle difficile à répliquer pour l'immobilier résidentiel en France, car les données personnelles sont extrêmement protégées.

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1 commentaire

Magilog

13/11/2015 18h46 - Magilog

Concernant le big data pour l'immobilier d'entreprise : difficile à répliquer pour l'immobilier résidentiel vous dites ? Ce n'est peut-être qu'un début, mais vous ne connaissez certainement pas encore l'appli de notre start-up : Prosp'iMMo ! A l'année prochaine RENT ;) www.magilog.com

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