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Réseaux thématiques French Tech : Chartres et la Cosmetic Valley égéries de la Beauty Tech

mis à jour le 14 mai 2016 à 14H00
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Nous débutons notre tour de France des candidatures de territoires aux réseaux thématiques French Tech. Le pôle de compétitivité de la beauté Cosmetic Valley et l'agglomération de Chartres misent sur les opportunités du numérique et la créativité des start-up pour décrocher le label French Tech. Un incubateur est déjà financé pour 5 millions d'euros.

Réseaux thématiques French Tech : Chartres et la Cosmetic Valley égéries de la Beauty Tech
Réseaux thématiques French Tech : Chartres et la Cosmetic Valley égéries de la Beauty Tech

Marc-Antoine Jamet, président du pôle de compétitivité de la Cosmetic Valley et secrétaire général du groupe LVMH, et Jean-Pierre Gorges, député-maire (Les Républicains) de Chartres (Eure-et-Loir), ont officialisé mercredi 30 mars à Paris la candidature de Beauty French Tech à l'appel d'offres thématique du label French Tech, qui sera bouclé le 11 avril.

 

Porte-parole de la 1ère grande région de production de cosmétiques, qui s'étend de Rouen à Orléans, en passant par Evreux, Blois et Tours, et tête de file des autres clusters français autour de la beauté, la Cosmetic Valley a déjà convaincu les collectivités locales de la pertinence de créer un incubateur à Chartres, baptisé La Fabrique de la Beauté 3.0.

 

LA BEAUTÉ UBÉRISÉE

Les partisans de ce dossier mettent en avant la place de numéro 1 mondial de la beauté, avec 11 milliards d'euros d'exportation, place que la France ne doit pas se faire chiper en se reposant sur ses lauriers. L'enjeu est stratégique, dit en substance Marc-Antoine Jamet, qui ajoute : "La filière doit garder un temps d’avance et innover. Le jeu digital, Internet et les nouvelles technologies constituent des menaces autant que des opportunités".

 

De fait, le secteur de la beauté a été un précurseur involontaire de l'uberisation : les relais d’opinion sont désormais des youtubeuses et des bloggeuses à peine majeures; les crèmes low-cost envahissent les sites de e-commerce; les distributeurs physiques se font tailler des croupières par des réseaux en ligne. La réponse, c'est cette candidature Beauty French Tech, avec un mot d'ordre : "Choisir les promesses et écarter les menaces, grâce à l’intégration pleine et entière du numérique au cœur des métiers de la filière", clame Marc-Antoine Jamet, qui a reçu plusieurs soutiens, dont celui d'une quarantaine d'acteurs privés, au rang desquels figurent l'accélérateur Pentalabbs et le site lucette.com.

 

une vingtaine de start-uP

Dans le dossier de Beauty French Tech figure un incubateur qui a déjà été financé pour un total de 5 millions d'euros. La première tranche sera un bâtiment de 900 mètres carrés qui ouvrira à l'automne, et qui accueillera une vingtaine de start-up déjà repérées par le pôle, telles que Zawadi. Béatrice Belle, pharmacienne et consultante en sécurité, a lancé cette société en 2013 pour développer des soins pour les peaux afrométissées.

 

Autre exemple, le masque de beauté connecté de Wired Beauty Technologies (WBT). Cette jeune entreprise fondée en 2014 par Jean-Roch Meunier et Stanislas Vandier exploite en licence la technologie du lyonnais Citizen Science dans le domaine dermocosmétique. Des capteurs intégrés au textile mesurent les caractères de la peau et les paramètres environnementaux. Les données sont transmises à une application qui délivre ensuite un choix de produits adapté au porteur du masque. Hébergé par l'Usine IO à Paris, WBT a reçu le soutien du pôle de compétitivité.

 

un beauty data lab en projet

Parmi les sujets en cours de développement, un Beauty Data Lab, afin de tirer parti du potentiel des objets connectés et développer les marchés, en particulier au service des PME du pôle, qui ne bénéficient pas des mêmes ressources en développeurs et datascientists que L'Oréal ou Dior. Issu d'un groupe de travail réunissant des acteurs de la Cosmetic Valley depuis dix mois, ce centre de ressources autour du big data serait porté par une société de droit privé. 

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