Actualité web & High tech sur Usine Digitale

RH, numérisez-vous ! Comment Atos met sa marque employeur à l'heure du digital

Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

Fruit des amours improbables des ressources humaines et du marketing, la marque employeur doit se réinventer à l'heure du numérique. Notre deuxième épisode de la série "RH, numérisez-vous !" en apporte la preuve avec Atos qui multiplie les interventions sur les réseaux sociaux, pour mieux se faire connaître et susciter les vocations. Une démarche indispensable quand on prévoit de recruter 1500 jeunes qualifiés en 2015.

RH, numérisez-vous ! Comment Atos met sa marque employeur à l'heure du digital
Atos IT Challenge sur Facebook

Comment attirer et conserver les meilleurs éléments ? La guerre des talents qui s’annonce sera mondiale, tout le monde cherchant partout les mêmes profils. Fruit des amours improbables du marketing et des ressources humaines, la notion de marque employeur prétend résoudre en partie le problème.

 

Comme pour capter des parts de marché auprès des consommateurs soumis à une concurrence en théorie toujours plus intense, la marque employeur vise à différencier l’image de l’entreprise, notamment auprès des jeunes diplômés. D'autant que plus ces derniers ont décroché un diplôme prestigieux, plus ils ont l’embarras du choix. Aux entreprises de pratiquer la danse des sept voiles pour les convaincre de les rejoindre.

 

Comme d’autres, Atos est confronté à cette question, avec une difficulté liée à son activité. Travaillant dans le B to B, elle est moins spontanément connue par les jeunes ingénieurs ou diplômés d’écoles de commerce qui, étude après étude, citent massivement Google, Microsoft ou Facebook quand on leur demande le nom de leurs entreprises préférées. Et ce même si Atos possède une belle vitrine pour se faire connaître : l’infrastructure des jeux olympiques. Si, à Londres, les résultats pouvaient être consultés en temps réel sur un smartphone, c’est grâce à un travail commencé sept ans plus tôt chez l'ingénieriste.

 

Ne pas lasser son public sur les réseaux sociaux

 

Pour capter l’intérêt des futurs salariés, Atos a choisi une présence sur les réseaux sociaux. Le but poursuivi est de "créer une conversation avec nos cibles de recrutement", explique Jean-Michel Estrade, le DRH France de l’entreprise. Pour cela, il a développé une présence sur plusieurs types de réseaux :  Facebook, Twitter, les professionnels Viadeo ou Linkedin, mais aussi des réseaux plus juniors, comme Jobteaser ou Yupeek, où il propose aux étudiants ou aux jeunes en recherche d’emplois des rendez-vous réguliers, quatre jours par semaine, avec chaque fois des contenus différents.

 

Car il n’est pas question "de répéter le même message tous les jours, cela risquerait de lasser le public", précise le DRH. Ainsi, sur Linkedin ou Viadeo, le ton est plus soutenu, plus expert que sur les autres réseaux. De même chaque jour sont diffusés des messages différents. Le mardi, par exemple, sont mises en ligne des vidéos pour aider les jeunes dans un processus de recrutement en général. Le mercredi, ce sont des témoignages de collaborateurs... En moyenne, chaque vidéo ou posts publiés attire un public de 500 personnes.

 

Dire ne suffit pas

 

Sur ces nouveaux médias et avec ce nouveau public, il n’est pas question de faire de la com’ employeur classique où tout va toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes pour une entreprise, forcément leader sur son marché, cherche des collaborateurs motivés.

 

Dire ne suffit plus, il faut prouver. Rien ne vaut un pair qui explique comment il travaille chez Atos pour donner envie. "Ainsi, nous aidons les jeunes à mieux comprendre nos métiers et à pouvoir se projeter, confie le DRH. Nous donnons de la matière aux jeunes qui cherchent des informations, même s’ils ne sont pas candidats. D’ailleurs, certains ne le seront jamais".

 

Multiplier les canaux 

 

Comme en témoignent maints DRH et chargés de recrutement, aujourd’hui, certains jeunes ont fait leur propre recherche sur Internet avant de venir à un entretien d’embauche. Conséquence, c’est eux qui mènent la danse sur le thème : "pourquoi j’irai chez vous plutôt que chez un autre ? "

 

Atos utilise donc d’autres canaux pour entrer en relation avec les jeunes. Une application a été développé où il est possible de se confronter à un super calculateur. Un jeu spécial pour les ingénieurs, qui contribue à développer la démarche de technicité de l’entreprise.

Tous ces outils ont eu un effet sur la manière de recruter. Aujourd’hui, la prise de contact, l’envoi de CV se font lors d’un de ses contacts sur les réseaux sociaux. "C’est devenu le principal moyen pour drainer un maximum de candidatures venant de personnes dont la personnalité est susceptible de s’adapter à notre environnement stratégique", estime Jean-Michel Estrade.

 

Les nouvelles missions de la DRH

 

Loin d’être neutre, ce nouveau mode de recrutement a obligé le service RH à revoir ses missions. Par exemple, il faut trouver les témoins. De même, un community manager a rejoint la DRH, dont les liens se sont renforcés avec la direction de la communication. Enfin "la manière de travailler des équipes RH a évolué. Fini le temps où il fallait surtout dépouiller des CV. Aujourd’hui, leur métier c’est de plus en plus d’aller chercher sur les réseaux sociaux des profils susceptibles d’être intéressés par nos offres", décrypte le DRH.

Sans oublier que, désormais, le caractère viral des réseaux sociaux est un atout : qu’un jeune ait apprécié une vidéo et la partage et c’est tout son réseau qui peut être touché.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

media

Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l'utilisation des cookies.OK

En savoir plus
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale