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Semiconducteurs : l’américain Lattice cherche un acquéreur

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Le fournisseur américain de circuits logiques programmable Lattice voudrait profiter de la vague de consolidation sans précédent dans le secteur pour se vendre. Il serait déjà convoité par un repreneur potentiel chinois. Mais pas sûr que l’opération aboutisse

Semiconducteurs : l’américain Lattice cherche un acquéreur
Les circuits logiques programmables de Lattice très convoités © Lattice
Encore une fusion-acquisition en perspective dans les semiconducteurs. Lattice voudrait profiter de la vague de consolidation sans précédent dans le secteur pour se vendre. Selon Reuters, le fournisseur américain de circuits logiques programmables aurait mandaté la banque d’affaires Morgan Stanley dans ce sens. Un repreneur potentiel chinois serait déjà en embuscade.
 
Solution miracle à la fin de la Loi de Moore
Basée à Portland, dans l’Oregon, Lattice compte 1200 personnes dans le monde et affiche un chiffre d’affaires de 406 millions de dollars en 2015, en progression de 11% par rapport à 2014. Mais la société est tombée dans le rouge avec une perte nette de 159,5 millions de dollars en 2015, contre un bénéfice net de 48,6 millions un an auparavant.
 
Lattice, dont la valorisation boursière approche les 700 millions de dollars, entre dans le mouvement des fusions-acquisitions à un moment particulièrement propice. Les circuits logiques programmables, dont il est l’un des trois plus grands spécialistes au monde aux cotés de ses compatriotes Xilinx et Altera, sont vus comme la solution miracle à la fin de la Loi Moore. Ils sont convoités par tous les grands des semiconducteurs. Intel a racheté en 2015 Altera pour 16,7 milliards de dollars. Et Xilinx pourrait être avalé par Qualcomm qui cherche à se diversifier au-delà des mobiles dans les équipements de centres de données.
 
Le Spectre d'un véto américain
Lattice ne semble pas pressé de conclure un accord avec le repreneur potentiel chinois. L’américain sait qu’une telle opération aurait des difficultés à se faire accepter par Washington. Deux transactions ont été annulées faute d’un feu vert de la redouble agence américaine CFIUS de surveillance des investissements étrangers: la cession de Lumileds, l‘activité de Philips dans les LED, au consortium Go Scale Capital, le rachat de 15% du capital de Western Digital par Tsinghua Unigroup.

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