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Sharp : INCJ refuse de surenchérir sur l’offre de Foxconn

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Vu ailleurs Non, le fonds souverain nippon INCJ n’augmentera pas son offre de reprise de Sharp au risque de pousser le groupe japonais dans les bras de Foxconn. Il n’abandonne pas pour autant la course. Son patron défend son plan dans la presse japonaise.

Sharp : INCJ refuse de surenchérir sur l’offre de Foxconn
Sharp : INCJ refuse de surenchérir sur l’offre de Foxconn © Flickr - savo2003 - C.C

La bataille entre Foxconn et INCJ pour la reprise de Sharp se déplace sur le terrain médiatique. Après Terry Gou, le président du groupe taiwanais de sous-traitance électronique, c’est au tour de Toshiyuki Shiga, le PGG du fonds souverain japonais, de plaider son plan devant la presse.

 

Pression sur la direction de Sharp pour faire son choix

Dans une interview au journal Yomiuri Shimbum, il écarte d’entrée de jeu la possibilité d’augmenter le montant de son offre. Le plan d’INCJ prévoit un package de 500 milliards de yens : 300 milliards fournis par le fonds et 200 milliards par les banques sous la forme d'un prêt convertible en actions. C’est beaucoup moins que l’offre de 700 milliards de yen de Foxconn.

 

Toshiyuki Shiga prend acte de la décision de Sharp d’accorder des droits préférentiels à Foxconn dans les négociations que le groupe a engagées officiellement avec les deux repreneurs en lice. Il ne se retire pas pour autant de la course, et ce malgré l’infériorité de son offre sur celle de Foxconn. Mais il met la pression sur la direction de Sharp. "Nous n’allons pas attendre éternellement leur décision", prévient-il. Il promet toutefois de demander aux banques de renoncer à leurs créances. Une façon de s'aligner sur l’engagement du taïwanais d’assumer la dette de 760 milliards de yens du groupe d’Osaka.

 

Critiques du plan gouvernemental au Japon

Le patron d’INCJ se défend d'agir au nom du gouvernement japonais dans l’objectif d’éviter la fuite des technologies de Sharp à l’étranger. "Notre mission n’est pas de sauver l’entreprise, mais d’en aligner les activités et de la restructurer de façon à en améliorer de façon durable la compétitivité", martèle-t-il.

 

Sous les feux des critiques au Japon, le fonds est accusé de vouloir démembrer Sharp. Toshiyuki Shiga nie toute volonté de casser le groupe en morceaux mais confirme son projet de fusionner les activités dans les écrans LCD, l’électroménager et les panneaux solaires avec celles de Japan Display, de Toshiba et de Solar Frontier. "Sharp a déjà envisagé de son propre chef la séparation de ses écrans LCD, justifie-t-il. S’il les combine avec ceux de Japan Display, il deviendra globalement plus compétitif." Pas de quoi rassurer la direction de Sharp qui fait du maintien des écrans LCD, activité emblématique par excellence du groupe, une condition à l’acceptation d’offre de reprise.

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