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Smart Food Paris s'ouvre aux foodtech de la capitale qui réinventent l'alimentation

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Les becs fins le savent bien, pour transformer des denrées alimentaires en un divin festin, le tour de main du chef est essentiel. Pour l'assister lui, et tous les autres acteurs de la chaîne alimentaire (producteurs, industriels, distributeurs, restaurateurs…) de nombreuses start-up développent des outils digitaux. La mairie de Paris a créé la plate-forme d'innovation Smart Food Paris pour les réunir, booster leur développement, et les faire phosphorer avec des grands comptes sur la nourriture de demain.

Smart Food Paris s'ouvre aux foodtech de la capitale qui réinventent l'alimentation
Smart Food Paris s'ouvre aux foodtech de la capitale qui réinventent l'alimentation © cc Philippe Put Flickr

"En cuisine, les fours digitaux dernière génération permettent de doser la cuisson au degré près. Pourtant, quand je cuis trois turbots pesant le même poids, il n'y en a pas un qui grille de la même façon : les textures sont toujours différentes... Il n'y a que l'œil du chef qui peut jauger cela. Le professionnel doit rester au cœur de notre métier et ne pas se faire manger par la technologie." 

 

Malgré le discours introductif en forme d'avertissement de Guy Martin, chef doublement étoilé du mythique restaurant parisien Le Grand Véfour, ce sont bien des entreprises technologiques qu'accueillera la nouvelle plate-forme d'innovation Smart Food Paris, présentée le 13 janvier par la mairie de Paris. 

 

25 start-up sur 2200 M2

Dans cet espace d'innovation de 2 200 mètres carrés, situé dans le 20e arrondissement près de la Place de la Nation, jusqu'à 25 start-up de la foodtech triées sur le volet pourront travailler, échanger entre elles, mais aussi avec les quatre grands comptes qui ont soutenu le projet (Elior, Up, Carrefour et Danone). 

 

Cette "version améliorée d'un incubateur" fera partie de l'agence de développement économique et d'innovation de la capitale, Paris&Co. La mairie compte bien révolutionner le secteur de l'alimentation "de la fourche à la bouche" : "dans la ville qui a fait entrer la restauration au rang des beaux-arts, nous avons tous les atouts pour inventer les nouvelles façons de se nourrir qui perceront au 21e siècle", professe Jean-Louis Missika, sociologue et adjoint au maire de la ville de Paris.

 

candidatures ouvertes jusqu'au 23 février

Pour accomplir cette lourde mission, Smart Food Paris est parti en quête des meilleurs entrepreneurs de la foodtech. La plate-forme d'innovation a lancé le 13 janvier son appel à candidature. Les chefs d'entreprises ont jusqu'au 23 février pour postuler. La première promotion de jeunes pousses sélectionnées - composée d'une dizaine de sociétés - sera accueillie dans l'ancien espace industriel où l'incubateur a élu domicile le 4 avril. 

 

Pour faire partie de la short list, les start-up devront répondre à des enjeux liés à la santé et au bien être alimentaire, permettre de mieux tracer les produits qui arrivent dans nos assiettes, contribuer à développer le tourisme culinaire, améliorer l'expérience des clients dans les magasins et les restaurants, ou encore proposer des objets connectés pour rendre la cuisine plus intelligente. 

 

Vizeat et Alkemics comme exemples

Pour susciter les vocations, la mairie a fait témoigner plusieurs start-up qui ont réussi à percer grâce à leurs services mêlant digital et boustifaille. Vizeat a par exemple lancé en juillet 2014 une plate-forme web inspirée d'Airbnb, permettant aux touristes d'aller dîner chez des locaux lorsqu'ils sont en voyage. 10 000 cuisiniers d'un jour vivant dans 60 pays sont aujourd'hui inscrits sur le site. Les repas coûtent en moyenne 25 euros. Les hôtes gagnent environ 240 euros par an en accueillant chez eux des étrangers pour leur faire découvrir la culture locale de l'intérieur. 

 

Autre exemple : Alkemics, jeune pousse fondée en 2011. Les internautes qui font leurs emplettes sur les sites web des supermarchés se grattent souvent le front, perplexes, au moment de choisir quelle marque de yaourt ils vont mettre dans leur panier virtuel car ils manquent d'informations. Les fiches produit ne mentionnent pas toujours l'ensemble des caractéristiques des articles (aromatisé, sans lactose...), laissant le consommateur dans l'embarras. 

 

Impliquer les grandes enseignes

Pour leur permettre de choisir plus facilement, Alkemics a développé une plate-forme collaborative. Distributeurs, industriels, producteurs, marques... Tous les acteurs de la chaîne alimentaire peuvent venir y partager des informations sur les produits.  Carrefour a par exemple connecté son site de e-commerce avec cette plate-forme. Résultat : les marques peuvent directement venir enrichir les informations données en ligne sur leurs produits, et même y ajouter des photos ou des vidéos utiles au client. 

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