Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Smart grid :Toulouse teste le réseau électrique du futur Sogrid

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

Le projet Sogrid, piloté par ERDF et STMicroelectronics, vise à développer les nouveaux protocoles de communication dédiés aux réseaux de distribution d’électricité. Il entre en phase de test à Toulouse.

Smart grid :Toulouse teste le réseau électrique du futur Sogrid
Smart grid :Toulouse teste le réseau électrique du futur Sogrid © © STMicroelectronics

Après deux ans de R& D, le projet Sogrid entre dans une nouvelle phase de validation. De septembre 2015 à l’été 2016, un test grandeur nature, auprès de 1 000 foyers de l’aire toulousaine (sur les deux communes de Toulouse et de Vieille-Toulouse) va permettre de valider les équipements et la technologie de communication mis au point dans le cadre de ce projet, qui s’inscrit parmi les 20 projets nationaux retenus au titre de l’opération Réseaux Électriques Intelligents (REI) d’ERDF.

 

Une dizaine de partenaires autour d’ERDF et de STMicroelectronics

Lancé à Toulouse en avril 2013, le projet Sogrid associe au sein d’un consortium une dizaine de partenaires autour d’ERDF et de STMicroelectronics : des industriels (Nexans, Sagemcom, Landis+Gyr, Capgemini), des PME innovantes (Trialog, LAN) et des partenaires académiques, dont Grenoble INP (en lien avec des équipes toulousaines du Laas-CNRS) et l’École Polytechnique (via son laboratoire d’informatique LIX). Le projet bénéficie d’un budget global de 27 millions d’euros, dont 12 millions d’euros de l’Ademe, au titre des Investissements d’avenir.

 

L’objectif est de développer toute une chaîne de communication numérique sur le réseau de distribution d’électricité : cela passe par le développement d’une nouvelle puce électronique, mise au point par STMicroelectronics et son intégration au sein d’équipements connectés grâce à la technologie CPL (courant porteur en ligne). "Ce dispositif est conçu pour intégrer les nouveaux usages des consommateurs, tels que la production atomisée d’énergies renouvelables ou les besoins nouveaux liés au chargement des véhicules électriques", précise Gilles Capy, directeur interrégional d’ERDF pour le Sud-Ouest. Sur les seules régions Aquitaine et Midi-Pyrénées, les foyers producteurs d’énergies renouvelables sont passés d’à peine 2 000 en 2008 à plus de 45 000 aujourd’hui. Sogrid doit ainsi contribuer à une meilleure gestion en temps réel du réseau électrique, dans le contexte de la transition énergétique.

 

Une famille complète de nouveaux produits

Les premiers brevets ont été déposés et, outre la nouvelle puce électronique STComet proposée par STMicroelectronics, 5 équipements de pointe, intégrant tous ce nouveau composant, ont été mis au point : le coordinateur CPL (développé par Sagemcom), le T-Pass, une interface de communication qui permet le passage des données numériques via le transformateur de tension (développement Nexans), un capteur coupleur moyenne tension (développement Nexans), un data concentrateur, qui constitue le nœud de communication entre le réseau moyenne tension et le réseau basse tension (développement Sagemcom) et un compteur communicant destiné à être installé chez le client et relié à un centre de supervision ERDF (développement Landis+Gyr).

 

Très concrètement, pas moins de 300 équipements connectés, en plus des 1 000 compteurs, vont ainsi être installés sur le réseau de distribution pendant la phase de test, pour valider la pertinence technique de l’infrastructure. "C’est bien une première mondiale, qui doit nous permettre d’expérimenter toute une chaîne de communication sur le réseau, jusqu’au client final", souligne Gilles Capy.

 

L’enjeu est considérable. L’ambition des partenaires de Sogrid est ni plus ni moins que de se positionner très vite sur le marché mondial avec un standard international de communication sur les réseaux électriques. "Le test toulousain doit être compris comme une préfiguration du réseau électrique de demain", insiste encore le directeur interrégional d’ERDF pour le Sud-Ouest, avant de rappeler un chiffre : le potentiel du marché international a été évalué à 1,7 milliard de matériels électriques intelligents. Rendez-vous dans un an, pour le bilan de ce premier test grandeur nature.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

Publicité

media

Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l'utilisation des cookies.OK

En savoir plus
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale