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Solucom s'attaque à sa transformation digitale pour pouvoir accompagner celle de ses clients

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Le cabinet de conseil en management et système d’information Solucom fait de la transformation digitale le pilier de son plan stratégique d’ici 2020. Objectif ? Doubler de taille en 5 ans. Mais pour réussir son pari, il doit lui-même se transformer.

Solucom s'attaque à sa transformation digitale pour pouvoir accompagner celle de ses clients
Tifo Solucom © Solucom
Le cabinet de conseil parisien Solucom, qui vient d’achever avec succès son plan stratégique 2011-2015, met le cap sur la transformation digitale. Un thème dont il fait le pilier de son nouveau plan stratégique Up 2020 lancé à l’occasion de la présentation de ses résultats financiers 2014/2015 le 3 juin 2015. "Nous sommes au début d’une Révolution d’une grande ampleur qui va tout changer dans les entreprises, lance Pascal Imbert, le Président du directoire et directeur général.  Nos clients sont conscients des enjeux. Ils se montrent au même temps vigilants et actifs pour négocier au mieux ce virage. Nous voulons faire de cette transformation une opportunité pour franchir une nouvelle étape de développement."
 
Avec un peu plus de 1500 collaborateurs et un chiffre d’affaires de 163,1 millions d’euros sur l’exercice clos le 31 mars 2015, Solucom reste un petit acteur du conseil en technologies par rapport aux Big Four que sont PwC, KPMG, Deloitte et EY, tous américains. Mais il est fortement présent auprès des groupes français comme EDF, La Poste, le Crédit Agricole, la SNCF, La Banque de France, Thales, Air Liquide ou Carrefour. La banque, l’assurance, l’énergie et les transports constituent les quatre secteurs de prédilection de ses interventions. « Or ce sont les secteurs les plus touchés aujourd’hui par la transformation digitale », note Pascal Imbert.
 
Comprendre le big data
 
Pour le cabinet, c’est l’occasion d’étendre le champs de ses interventions. "De plus de plus de clients nous interrogent sur le big data, l’un des thèmes fort de la transformation digitale en ce moment, rapporte le patron de Solucom. Notre rôle est de les aider à comprendre ce que c’est, ce qu’il implique pour leurs métiers et à prendre les bonnes décisions. Nous comptons les accompagner dans les premières étapes de mise en œuvre jusqu’aux preuves de concept, ce que nous ne faisions pas jusqu’ici."
 
De quoi empiéter sur le terrain des entreprises de services numériques (ESN) comme Capgemini, Atos ou Sopra Steria. Mais pas question de se transformer en agence digitale. "Nous interviendrons en amont et aiderons ensuite le client à trouver les bons partenaires pour concrétiser son projet", précise Pascal Imbert.
 
Solucom espère ainsi doubler de taille d'ici à 5 ans pour atteindre un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros en 2019/2020. Le cabinet voit aussi dans cette révolution l’opportunité de s’internationaliser en accompagnant ses grands clients dans leur transformation digitale hors de France. Il reste aujourd’hui franco-français avec seulement 5% de ses revenus à l’étranger. L’objectif est de passer à 20% en 2020. Pour cela, il prévoit d’amplifier ses recrutements (300 personnes en 2014/2015, 350 en 2015/2016 jusqu’à atteindre 500 en 2019/2020) et créer des équipes dans des pays jugés stratégiques comme le Royaume-Uni, la Belique, Singapour, Hong Kong, le Brésil ou Dubaï.
 
Modèle rigide, modèle souple
 
Mais la transformation digitale s’annonce aussi comme un défi important en interne pour Solucom. Le cabinet doit lui-même se transformer pour s’adapter à la nouvelle donne. Pas facile. "Nos surfaces d’intervention sont à petite échelle, ce qui constitue un grand challenge, confie Pascal Imbert. Nous n’avons ni la réputation ni l’image de nos grands concurrents comme les Big Four. Nous devons donc mettre les bouchées doubles pour tirer notre épingle du jeu."
 
Selon lui, il n'y a pas de problème de compétences en interne. Le cabinet embauche surtout des jeunes diplômés, acquis par nature à la cause du digital et capables de s’adapter rapidement aux évolutions du numérique. Néanmoins, il a besoin de se renforcer dans certains domaines. Dans le big data, par exemple, il dispose seulement aujourd’hui de quelques data scientists. L’objectif est de porter leur nombre entre 30 et 40 en 2020.
 
Mais le vrai obstacle à lever est plutôt d'ordre organisationnel : "Pour gagner en efficacité opérationnelle, nous avions jusqu’ici tout fait pour structurer nos modes de travail selon un modèle rigide, explique le président. Nous devons maintenant au contraire aller vers un modèle plus souple. C’est nécessaire pour nous adapter rapidement aux changements réclamés par le digital."
 
Solucom continue à se présenter comme un cabinet de conseil en management et système d’information. Une bannière un peu has been. Pascal Imbert l’admet à demi mots. Une réflexion est en cours pour la changer. Cela aussi fait partie du grand chantier de la transformation digitale.

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