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Spotify passe toute son informatique sur le cloud de Google

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Cas d'école Le leader mondial du streaming musical Spotify a décidé d’abandonner toute son infrastructure informatique interne pour se reposer entièrement sur le cloud de Google. La migration a déjà commencé et s'achèvera dans 18 mois.

Spotify passe toute son informatique sur le cloud de Google
Spotify passe toute son informatique sur le cloud de Google © Spotify
Entretenir une infrastructure informatique en propre, c’est bientôt fini pour Spotify. Le leader mondial du streaming musical, qui fête cette année ses dix ans, a choisi de reposer entièrement sur Google Cloud Platform, l’offre de cloud d’infrastructure du géant d’internet.
 
250 000 comptes utilisateurs déjà sur le cloud
"C’est un projet vaste et complexe qui va nous prendre beaucoup de temps, estime Nicholas Harteau, vice-président ingénierie et infrastructure de la société suédoise, sur son blog. Nous sommes impatients de voir ce que nous allons apprendre sur ce long chemin. Nous sommes enthousiastes à l’idée de remettre notre avenir entre les mains de Google."
 
La migration est en marche avec 250 000 comptes sur les 20 millions d’utilisateurs payants de Spotify tournant déjà sur le cloud de Google. Elle va être achevée dans 18 mois. C’est du moins l’objectif de Nicholas Harteau.
 
4 datacenters voués à la fermeture
Créée en 2006 à Stockholm, en Suède, Spotify se présente comme une multinationale de 2000 salariés et 1 milliard de dollars de chiffre d’affaires. Jusqu’ici, la société résistait à la vague du tout cloud adoptée par d’autres nouveaux acteurs du numérique comme Netflix ou Airbnb. Elle dispose aujourd’hui de 20 000 serveurs répartis sur quatre Datacenters, dont un en Grande-Bretagne et un aux Etats-Unis. Une infrastructure vouée à disparaître.
 
"En bons ingénieurs paresseux, il nous arrivait souvent de nous demander si nous avions vraiment besoin de faire tout ça, confie Nicholas Harteau. Pendant longtemps, la réponse était "oui". Certes, exploiter nos propres centres de données peut être douloureux. Mais les services de cloud computing de base n’étaient pas aux niveaux de qualité, de performance et de coût pour s’imposer comme une bien meilleure option sur le long terme."
 
Le cloud désormais plus compétitif
C’est seulement récemment que l'équilibre a changé, estime le vice-président de Spotify. Les services de stockage, de calcul et de réseau dans le nuage ont atteint des niveaux de qualité, de performance et de coût qui rendent l'approche traditionnelle complètement désuète. "Vues l'ampleur et la complexité de services de Spotify aujourd‘hui, la question n’est plus : faut-il aller ou pas vers le cloud ? Mais plutôt : puis-je en acheter le service chez un prestataire ou en construire un moi-même?"
 
Spotify n’a ni les moyens ni l’envie de construire son propre cloud comme l’ont fait Amazon, Apple, Google ou Microsoft. La société préfère dédier ses ressources au développement de ses services de musique. "Nous ne voulons pas avoir à exploiter et gérer des centres de données, justifie Nicholas Harteau. Nous préférons mettre l'accent sur la construction de la meilleure expérience musicale pour l'utilisateur. Nous voulons que nos ingénieurs en infrastructure travaillent sur des projets plus précieux et percutants à la fois pour Spotify et la communauté open-source."
 
Amazon Web Services évincé par Google
Spotify n’est pas à son coup d’essai dans le cloud. La société faisait déjà appel au service de stockage S3 d’Amazon Web Services comme outil de flexibilité pour répondre rapidement aux besoins. Avec le passage chez Google, elle va abandonner ce prestataire. Un coup dur pour le bras armé d’Amazon dans le cloud computing qui faisait du leader mondial du streaming musical une vitrine de sa clientèle.
 
La société suédoise ne se contente pas de faire appel aux services de calcul (Compute Engine), de stockage (Cloud Datastore et Cloud Bigtable) et de réseaux (Direct Peering, Cloud VPN et Cloud Router) de Google. Elle mise également sur des services d’analyse du géant d'internet comme Cloud Dataflow, Cloud Dataproc ou BigQuery pour améliorer l’utilisation de son énorme gisement de données. Au total, une dizaine de services sont déjà activés.

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