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Sundance 2016 : Netflix, Amazon et la réalité virtuelle chahutent la suprématie hollywoodienne

| mis à jour le 01 février 2016 à 09H21
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Vidéo L'édition 2016 de Sundance, le festival de cinéma qui se tient chaque année à Park City, dans l'état du Utah aux États-Unis, a été envahi, du 21 au 31 janvier, par la réalité virtuelle et les nouvelles technologies. Les tech compagnies comme Netflix et Amazon ont aussi rivalisé avec les plus gros studios hollywoodiens pour acquérir du contenu. L'industrie du cinéma n'a qu'à bien se tenir.

Sundance 2016 : Netflix, Amazon et la réalité virtuelle chahutent la suprématie hollywoodienne
Sundance 2016 : Netflix, Amazon et la réalité virtuelle chahutent la suprématie hollywoodienne © Courtesy of Sundance Institute.

Ce n'est pas la première fois que Netflix et Amazon se rendent au festival de Sundance, mais en 2016 leur présence s'est faite particulièrement sentir. Très agressives, les deux entreprises ont donné du fil à retordre aux studios hollywoodiens. Amazon a acheté cinq films indépendants dès la première semaine du festival, dont le très attendu Manchester by the sea avec Casey Affleck, pour environ 10 millions de dollars. Netflix s'est offert au moins les droits de trois films, dont le populaire Tallulah, avec l'actrice Ellen Page. Le service de vidéos a aussi annoncé la production d'une flopée de films indépendants. 

 

Une alternative pour les producteurs de contenu

Un bémol toutefois : Netflix a perdu la bataille de l'acquisition des droits du très attendu The Birth of a Nation. Le plus gros contrat de l'histoire du festival, à hauteur de 17,5 millions de dollars, a été remporté par le studio Fox Searchlight. Netflix aurait pourtant offert 20 millions de dollars, selon le site spécialisé The Wrap. Les producteurs du film auraient préféré un plan de distribution classique. Netflix voulait une sortie simultanée en salles et sur la plate-forme. Malgré cette déconvenue, il est clair que les tech companies ont changé la donne. Elles ont fait monter les prix et offrent une nouvelle voie aux réalisateurs de films indépendants en quête de distribution. Jouissant de plus de liberté que les studios classiques. Elles offrent aussi la sécurité d'un public intégré à leur plate-forme. Toutefois, le manque de transparence quant aux données (Netflix ne divulgue pas le nombre de vues) reste une frustration.

 

La réalité virtuelle, nouveau moyen d'expression

Par ailleurs, Sundance a fait la part belle aux nouvelles technologies. Ce n'est pas une première, mais l'engouement du public et le nombre de projets se sont démultipliés. Le studio "New Frontiers", lancé en 2007, qui accueille des projets expérimentaux et depuis 2012, de la réalité virtuelle, a été pris d'assaut par la foule. Il était tout à fait normal de faire trois heures de queue pour avoir la possibilité d'expérimenter une nouvelle installation. Le projet Leviathan mélangeait la réalité augmentée et la réalité virtuelle. ILMxLAB permettait aux fans de Star Wars de se promener sur la planète Jaku, et de discuter avec C3PO. Pour certains réalisateurs, la réalité virtuelle, loin d'être un facteur d'isolement, renforce la capacité d'empathie du spectateur. Par exemple, le court-métrage serbe Giant utilise la réalité virtuelle pour faire vivre l'expérience d'un bombardement à Belgrade.

 

Les producteurs de contenu n'ont jamais eu autant de moyens à leur disposition pour raconter des histoires. Reste à voir quand et comment ces nouvelles formes d'expression deviendront des produits commercialement viables.

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