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Sup de web, le plongeon dans l’entreprise

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Quatrième volet de notre série sur les écoles du numérique : Sup de web. Ouverte à la rentrée 2012, cette petite école des métiers du web axe sa formation sur le contact permanent avec les entreprises du web.

Sup de web, le plongeon dans l’entreprise
Sup de web, le plongeon dans l’entreprise © D.R.
L’école en quelques chiffres : Sup de web, l’école supérieure des métiers du web
- Date de création : 2012
- Recrutement : bac + entretien
- Durée des études : 3 ans (bachelor) ou 2 ans (mastère) ou 5 ans. Diplôme : non reconnu par l’Etat.
- Coût (2013) : 6200 € l’année, soit 18600 € les trois ans, ou 31000 € pour 5 ans.
- Salaires de sortie : inconnu
- Nombre d’élèves en 2013-2014 : 120
- Localisation : Paris, 16e
- Durée obligatoire des stages : 16 mois
- Nombre de partenariats à l’étranger : 0

 

"Le web recrute beaucoup, mais les profils digitaux sont rares. C’est à la demande des professionnels qui ne trouvaient pas les compétences dont ils avaient besoin que nous avons décidé d’ouvrir cette école." Alexia Moity, jeune directrice de Sup de web, vient elle-même du monde professionnel, ayant travaillé dix ans dans une agence web. Le cursus de trois ans se passe essentiellement en immersion professionnelle : quatre mois de stage en première et en deuxième année, une troisième année dont huit mois sur dix se déroulent en entreprise, en contrat de professionnalisation. L’école reçoit beaucoup d’offres de stages - 200 avant même l’ouverture de l’école.

Les professeurs ? Des professionnels, eux aussi, qui viennent ponctuellement, en fonction des sujets. "On va chercher leur expérience, l’actualité de leurs savoirs", précise la directrice, qui dit avoir "une vision très pragmatique de la formation". Des chefs d’entreprise du web viennent aussi, régulièrement, assurer des master class, comme le créateur d’AlloCiné, le directeur général de Voyages-SNCF, ou des patrons de start-up.

Des développeurs sensibilisés aux contenus et au marketing

Sup de web a ouvert ses portes à la rentrée 2012, dans la foulée de plusieurs autres écoles du web en trois ans. Elle vient d’accueillir sa deuxième promotion d’une quarantaine d’étudiants. L’école appartient au groupe privé MediaSchool, qui possède déjà une école de journalisme (Institut européen de journalisme) et une école de communication (European communication school). Au fond d’une ruelle du seizième arrondissement de Paris, les trois établissements se partagent de vastes locaux, leurs étudiants se croisent parfois, et la formation aux métiers du web fait une large place au marketing et à la communication. Les développeurs ont d’ailleurs un profil moins technique qu’ailleurs.

A l’entrée, tous les bacs sont acceptés, et les étudiants, recrutés sur dossier. Certains se réorientent après des années de fac, d’autres, comme les développeurs, souhaitent s’ouvrir au contenu web ou au marketing. Une rentrée est prévue en mars pour les étudiants qui veulent changer de parcours sans perdre une année de formation. Après une première année généraliste en tronc commun, qui les initie à tous les métiers du web et au secteur du digital, les étudiants se spécialisent peu à peu, choisissant entre les options "développement des interfaces digitales", "création de contenus et community management" et "e-marketing, e-commerce".

"En sortant, ils pourront partir travailler pour des pure player du web, mais surtout dans les entreprises classiques qui ont besoin d’aller sur le web, et sont friandes de profils ayant appris à communiquer avec les autres métiers", espère Alexia Moity. Ces profils techniques, créatifs ou business, travailleront pour des agences web, des médias, ou des sites d’entreprises à fort contenu.

Apprendre à créer une start-up

Certains poursuivront leurs études dans les formations supérieures de l’école. L’école de communication du groupe propose depuis trois ans un "mastère 1" - l’appellation n’existe pas, elle est propre à l’école - en communication digitale. Sup de web ouvre cette année deux nouveaux "mastère 1", l’un en e-commerce, avec une trentaine d’étudiants, l’autre en startup digitale, avec une quinzaine d’étudiants, où apprendre à créer une entreprise digitale. Un "mastère 2" complètera ces formations.

L’école espère obtenir une reconnaissance de l’Etat pour sa formation en trois ans, mais elle doit attendre d’avoir diplômé trois promotions. Chaque année passée à Sup de web permet toutefois de gagner 60 crédits européens (CTS) par an. En sortant, les jeunes pourront donc poursuivre à l’université ou à l’étranger. "On ne court pas après la certification, ce qui compte pour nous, c’est la reconnaissance de la profession et l’insertion dans le monde professionnel, commente Alexia Moity. C’est ce qu’on travaille avant tout."

Cécile Maillard

Portes ouvertes samedi 30 novembre 2013 de 13 à 18 heures

Quelles sont les meilleures écoles du numérique en 2014 ?

 

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