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T&J Healthcare avance sur le e-carnet de santé pour lutter contre les déserts médicaux

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Cas d'école A cheval entre la SSII et la distribution de médicaments, T&J Healthcare vient de lever 7,5 millions d'euros pour développer une solution numérique de suivi médical.

T&J Healthcare avance sur le e-carnet de santé pour lutter contre les déserts médicaux
T&J Healthcare avance sur le e-carnet de santé pour lutter contre les déserts médicaux © jfcherry - Flickr - c.c.

Une solution numérique qui s'appuie sur les 22000 pharmacies du pays pour améliorer le suivi des patients, faire gagner du temps aux médecins dans leurs échanges avec leurs collègues et les soignants, et ainsi lutter contre la désertification médicale ? C'est le concept développé par T&J Healthcare, une entreprise fondée en 2009 à Tours par Thomas et Jérôme Brunet, deux frères pharmaciens.

 

Holding de tête de Sagitta Pharma, La Centrale Pharma et Pixys, T&J Healthcare vend déjà des logiciels aux pharmacies afin de les aider à maitriser leurs stocks de médicaments sans ordonnances, que les professionnels de santé appellent OTC (over the counter, au-dessus du comptoir).

 

Viirage numérique

L'entreprise, qui s'adresse plutôt aux petites et moyennes officines qui gèrent ces stocks au jour le jour, s'occupe de la logistique grâce à un entrepôt de 2500 mètres carrés. En amont, elle agit comme une centrale d'achats auprès des répartiteurs et laboratoires pharmaceutiques afin d'obtenir des prix plus intéressants. Fin 2015, cette PME d'une cinquantaine de personnes a réalisé un chiffre d'affaires de 24 millions d'euros. Une réussite fulgurante qui ne calme pas les ardeurs des deux frères Brunet.

 

Pour aller plus loin, leur société vient de lever 7,5 millions d'euros auprès d'A Plus Finance, BNP Paribas et CIC Ouest. Depuis 2015, son activité numérique Apodis a vu son effectif grimper de 4 à 12 salariés. La progression va se poursuivre afin de développer le e-carnet de santé.

 

"L'élaboration du cahier des charges se poursuit. Nous avons présenté une version au CES de Las Vegas. L'Italie, le Brésil, le Canada et l'Allemagne ont montré de l'intérêt", assure Alexandre Nedir, directeur du développement. Quant à la France, connue pour ses freins réglementaires en matière de santé publique, les contacts sont avancés. "Nous travaillons à rassurer sur la sécurisation des données qui passe par des hébergements agrées par l'autorité de santé (ASIP) dans un format compatible HL7 (Health Level 7, qui garantit une interopérabilité mondiale des données de santé", précise-t-il.

 

Cibler les efforts de santé publique

Pour expliquer le fonctionnement du e-carnet, Alexandre Nedir cite l'exemple du virus Zika, qui touche au hasard au Brésil, pays assez vaste pour gêner le déploiement d'un programme public contre l'épidémie. "Grâce à un e-carnet, qui met en lien les soignants et les patients, les données permettent de cibler les personnes et les territoires à risque. Le système met en alerte le réseau de pharmacies, et les labos producteurs de vaccins, afin que les lots soient produits et distribués en fonction de la demande", décrit Alexandre Nedir, qui place le pharmacien comme noeud central d'information.

 

T&J Healthcare envisage de commercialiser sa solution du dossier médical personnel d'ici la fin de l'an prochain. 

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