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Talent.io lève 8 millions pour disrupter les cabinets de chasse et les jobboards

mis à jour le 16 mai 2017 à 07H00
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Deux ans après sa création, Talent.io lève 8 millions d'euros auprès de deux fonds. Le but est d'accélérer la croissance géographique et d'élargir le modèle innovant de recrutement à de nouveaux secteurs. 

Talent.io lève 8 millions pour disrupter les cabinets de chasse et les jobboards
Talent.io lève 8 millions pour disrupter les cabinets de chasse et les jobboards © Talent.io

La start-up Talent.io a levé 8 millions d’euros auprès de deux fonds : Alven Capital et de Ventech. Créée en mars 2015, la jeune pousse avait déjà levé 2 millions d’euros quelques mois après son lancement. Pour Jonathan Azoulay, son fondateur, il faut y voir "un signe que le modèle développé a bien fonctionné".

Talent.io propose sur son site des candidats qui cumulent deux particularités : leurs compétences ont été vérifiées (lors d’un entretien téléphonique), et ils s’engagent sur leur disponibilité. Ainsi, la start-up assure que les profils des candidats ne sont visibles que pendant un mois. Comme signe de sa politique de sélection assez sévère : elle garantit que seulement 10 % des inscrits sur le site sont finalement visibles par les entreprises qui cherchent. Les autres ne remplissent pas les critères de compétence ou de disponibilité.

 

ELARGIR LES MÉTIERS COUVERTS

La particularité de l’offre proposée par Talent.io est qu'elle se situe sur les métiers des ingénieurs IT et autres codeurs pour lesquels la demande émanant des entreprises est bien supérieure à l’offre de talents disponibles. C’est ce modèle que la start-up a développé depuis deux ans à Paris, mais aussi à Londres et à Berlin. Avec les fonds levés, elle compte bien maintenant renforcer sa présence géographique en Europe et élargir la gamme des métiers couverts, en allant vraisemblablement vers les métiers du marketing digital, du cloud ou de la réalité virtuelle à plus ou moins court terme.

Talent.io compte aujourd’hui une quarantaine de salariés, notamment pour sélectionner les candidats. Cinq personnes sont employées dans le bureau londonien et autant dans le bureau berlinois. Côté résultats, Jonathan Azoulay affirme que "60 % des prises de contacts réalisées sur la plateforme se transforment en rendez-vous" et que "25 % des candidats sélectionnés sur la même plateforme trouvent un emploi".

 

CANDIDATS ET ENTREPRISES QUALIFIÉES

La fameuse plateforme n'est pas accessible à tous. Après validation, les entreprises ont accès aux profils via un compte sécurisé. Le succès de ce modèle s'explique notamment par le fait que les recruteurs comme les candidats sont actifs et que les prises de contacts sont personnalisées. De leur côté, les entreprises trouvent, avec ce modèle, des candidats qui cherchent vraiment un emploi et les candidats sont assurés d’avoir des entreprises vraiment intéressées.

Si l’inscription est gratuite pour les candidats, les entreprises paient selon un barème assez proche de celui pratiqué par certains cabinets de recrutement : le paiement se fait en cas d’embauche confirmée du candidat. "Nous avons innové aussi dans ce domaine, explique Jonathan Azoulay, en créant un abonnement particulièrement prisé par les start-up. Quand elles trouvent un candidat qu’elles recrutent, elles paient 1 % du salaire du nouveau venu et ce pendant 18 mois". Si ce modèle économique intéresse les start-up, Talent.io travaille aussi pour de nombreux grands groupes. 

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