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#talentsnumeriques de Huawei : portrait de 5 étudiants en Chine

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Reportage Meriam, Antoine, Loïc, Paula et Brian font partie des vingt étudiants sélectionnés pour le programme Talents Numériques 2017 de Huawei. A la clé : deux semaines d’immersion en Chine, dont une semaine sur le campus de la marque à Shenzhen L’Usine Digitale les rencontrés sur place. Portrait et ambitions de ces cinq jeunes prometteurs.

Meriam Skalli, 22 ans, IMT Lille-Douai


A 22 ans, Meriam avoue ne jamais avoir participé à un concours dédié aux étudiants jusqu’à celui de Talents Numériques de Huawei  : "C’est un peu la dernière chance pour moi. J’ai rencontré des personnes de mon école qui sont parties l’an dernier et qui en sont revenus très contents : je me suis donc lancée. Le fait que ce soit Huawei m’a aussi convaincue." Le projet qu’elle a présenté au jury repose sur une solution RFID combinée à détection de visage pour assurer la sécurité dans les lieux publics.

Originaire du Maroc, Meriam a passé son bac au lycée français de Casablanca. A 17 ans, elle s’envole pour Paris et intègre l’IMT Lille-Douai (Ecole Mines-Telecom). Actuellement en fin de 5e année, elle a été recrutée en stage chez Cap Gemini jusque début août 2017 en tant que consultante. Mais si son employeur souhaite poursuivre la collaboration, elle ne compte pas s’arrêter là !  "J’ai une formation très IT et digital pour l’instant. Après mon stage, je vais donc poursuivre avec un master spécialisé en big data et data services à Telecom Paris-Tech", explique la jeune femme. Avant d’ajouter : "En parallèle de l’IMT Lille-Douai, j’ai obtenu un diplôme de global e-business cette année, donc j’aimerais allier mes études de management à celles d’ingénieur". Son idée : être data scientist mais davantage en pilotage d’équipe ou de projet. Et pas n’importe où : "J’ai une attirance pour les grands groupes", avoue-t-elle.

Quant à la Chine, c’est tout-nouveau pour elle : "C’est la première fois que je vais en Asie".  De là à y vivre ? "Pas à Pékin,  mais c’est vrai que Shenzhen a l’air d’être agréable à vivre, répond-elle.

 

Brian Boudrioux, 25 ans, [email protected]


Brian a arrêté l’école au collège pour s’orienter vers un CAP Cuisine. "Mais je me suis aperçu que si j’aimais cuisiner à titre personnel, ce n’était pas fait pour moi. Comme ma mère était dans la logistique et comme, dans mon milieu, on suit un peu la trace de ses parents, j’ai fait un BEP Logistique". Après 3 à 4 ans en intérim puis un CDI, Brian n’imaginait pas son futur dans cette voie. "A l’âge de 22 ans, j’ai eu un craquage mental.  Je me suis dit qu’il fallait que je me bouge le cul", exprime-t-il.

Volontaire, bosseur et ambitieux, Brian a mis toutes les chances de son côté. "Chez moi, il n’y a pas d’argent. J’ai mis toutes mes économies (3000 €, ndlr), dans une formation à l’IFOCOP. J’ai appris le code, mais personne ne voulait me prendre en stage", raconte-t-il. Il tente alors sa chance au concours du Samsung Campus en septembre 2015, mais il n’est pas sélectionné. Mooc, cours en ligne… Il met les bouchées doubles et travaille d’arrache-pied pour tenter sa chance aux autres concours. En avril 2016, il arrive premier au concours de la [email protected], formation gratuite qui s'adresse à des jeunes déscolarisés, passionnés d'informatique, âgés de 18 à 25 ans.

Depuis, il donne des cours de codes et participe à un maximum de compétitions. Il fait d’ailleurs partie de l’équipe lauréate du hackathon "Ecole de la seconde chance" avec une appli mobile permettant de valoriser les compétences, actuellement en phase de test. "J’ai envie d’être le meilleur et je me mets la pression pour ça", dit-il d’un air à la fois touchant et passionné.

C’est dans cet état d’esprit qu’il a participé au concours Talents numériques 2017 de Huawei, ouvert pour la troisième édition seulement à la [email protected] Le Voyage en Chine, c’est pour lui "une chance inouïe". Mais outre l’aspect culturel, Brian y voit surtout une opportunité professionnelle. "Huawei est une entreprise technologique qui est en train d’exploser. Je savais qu’on allait voir des choses innovantes. Par exemple, le cours pratique sur le hardware et le réseau 4G (…) Le fait d’être entouré d’étudiants ingénieurs m’enrichit : ça m’ouvre à plein de nouvelles connaissances". De là à s’installer à Shenzhen ? "Non", répond-il catégoriquement.

Son rêve : monter son agence. "On a un projet de tenter notre chance au Canada avec deux amis". Pour cela, Brian devra mettre un peu d’argent de côté. "Après mon alternance, j’ai obtenu un CDD chez ManyMore, en tant que développeur back-end. Cela va me permettre de faire des économies", prévoit Brian. Vue l’énregie qu’il y met, on ne peut que lui souhaiter une belle réussite.


 

Loïc Bontemps, 22 ans, INSA Lyon



A 22 ans, Loïc a l’âme d’un entrepreneur. En dernière année à l’INSA de Lyon, il a d’ailleurs déjà fondé sa start-up, Who’s Up ("un outil simple qui permet de proposer des activités  dans l’instant même, (…) un réseau social qui se différencie des réseaux virtuels"), avec trois autres personnes à Villeurbanne.  Alors pourquoi participer à un challenge comme Talents Numériques ? "C’est justement la fibre entrepreneuriale du programme !", exprime-t-il. Le fait de devoir proposer un projet à des experts l’a incité à participer. Sans compter la clé du programme : les deux semaines en Chine. "Découvrir le pays était une occasion servie sur un plateau", avoue-t-il.

Premières impressions : "le monde chinois est fortement influencé par l’Occident, mais c’est comme si c’était une petite planète indépendante. Shenzhen est d’ailleurs complètement différente de Pékin", constate Loïc. Au-delà des quelques notions de chinois, Loïc a apprécié la découverte de Huawei. "Nous sommes souvent confrontés à des entreprises plus petites. Là, nous avons une vision concrète des ambitions de Huawei et de son étendue. Ça m’apporte une vraie ouverture, notamment sur l’IoT au service de l’humain et des industries", affirme-t-il.

Son projet : "Après mon stage de fin d’étude chez Deezer qui me permet de développer mon background en data-science et de mettre un pied dans les applis, je veux continuer à fond dans notre start-up". Et les débuts sont prometteurs, puisque les quatre co-fondateurs ont déjà réussi à lever 500 000 euros. Objectif : lancer le réseau social à grande échelle dès l’automne. Ambitieux !

Paula Menendez, 23 ans, ISEP Paris

Paula a quitté Madrid afin de rejoindre l’ISEP Paris (école d’ingénieurs du numérique) dans le cadre du programme Erasmus. Passionnée de mode et de technologie, cette jeune Espagnole a choisi des études d’ingénieur, plus porteuses. Elle a souhaité participer au programme Talents Numériques de Huawei pour confronter ses idées à l’avis d’experts en IoT : "J’ai eu l’idée d’un projet de dressing connecté et je voulais  avoir l’avis de professionnels. Huawei est une entreprise prestigieuse et c’était important pour moi d’avoir leur regard". Peu à l’aise avec la langue française au moment des sélections, Paula a convaincu l’équipe organisatrice de "pitcher" son projet en anglais. Et ça a marché !

En Chine, Paula a beaucoup apprécié les cours de chinois et l’immersion dans la culture des étudiants chinois. Sur le campus de Huawei, les cours sur l’IoT, notamment pratiques, ont particulièrement retenu son attention. "Cela facilite la compréhension dont l’IoT est implémenté et montre les différents champs d’application, juge-t-elle.  J’ai beaucoup investigué l’univers de la mode et je pense qu’il y a encore plein de choses à faire en termes de solutions connectées pour l’e-commerce. Pour moi, ce voyage est une très belle opportunité."

A son retour, Paula compte bien développer davantage son projet et lancer sa start-up. Elle envisage d’ailleurs de trouver un incubateur à Paris dès cet automne 2017. Pourquoi Paris ? "Car cela est beaucoup plus compliqué en Espagne, avoue-t-elle. Les incubateurs sont beaucoup moins développés". En attendant, elle a trouvé un stage chez Streamroot, une start-up française qui propose une solution de diffusion peer-to-peer de vidéo.

 

Antoine Francon, 21 ans, Centrale Supélec



Antoine est en deuxième année à Centrale Supélec à Paris. S’il a participé au concours Talents Numériques de Huawei, c’est avant tout sur incitation de l’école. "Dans le cadre d’un projet long, les profs nous avaient fortement incités à ce type de concours", avoue le jeune ingénieur. Son projet ? Une solution intelligente de ramassage de déchets pour les collectivités. Une idée à laquelle il croit et qui lui a permis d’être sélectionné pour le voyage en Chine, mais qui existe déjà… "Cela m’a toutefois permis de mesurer mes capacités à convaincre un jury de professionnels".

Les quelques jours sur le campus de Huawei lui ainsi aussi ouvert les yeux sur l’entreprise qu’il connaissait peu et sur la puissassnce et la démesure d’une compagnie chinoise de la tech : "Pour moi, Huawei, c’était juste des smartphones. Là, on se rend vraiment compte des moyens qu’ils mettent en R&D".

Quant à son expérience en Chine, Antoine s’est montré ravi ! "J’avais l’image du règne communiste. Je me rends compte qu’il y a des villes modernes et dynamiques" ? A l’image de Shenzhen qui a surpris le jeune ingénieur. S’il ne se voit pas vivre à Pékin, trop polluée et trop traditionnelle, la vie professionnelle dans la Silicon Valley chinoise le tente bien. "A partir de septembre, je suis en année de césure. J’ai trouvé un stage chez P-Val qui fait du conseil en intelligence artificielle, mais le deuxième stage doit se faire à l’étranger. Je n’aurais jamais misé sur la Chine à la base, mais les choses bougent ici : il y a des investissements et des choses à prouver et les Chinois ne ferment pas la porte à ce qui vient d’Europe", constate-t-il. Pourquoi pas donc suivre son deuxième stage à Shenzhen ?  Son ambition professionnelle  : devenir data-scientist. Une voie pleine d’avenir !

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