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Trois questions à François de la Fontaine, directeur Usine du Futur de Safran

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Usine du futur

L’Usine du futur est loin d'être une simple vitrine, elle est la pierre angulaire d'une transformation qui touche l'ensemble de l’industrie. François de la Fontaine, directeur Usine de Futur de Safran, est l'architecte de cette grande transformation. Il revient sur le projet qu'il porte et ses enjeux. 

Usine du futur
L’Usine du futur est déjà en marche chez Safran et touche l’ensemble du groupe leader en aéronautique, défense et sécurité. © Safran

L’Usine du futur est déjà en marche chez Safran et touche l’ensemble du groupe leader en aéronautique, défense et sécurité. Pour preuve, l’Alliance Industrie du futur et le gouvernement français ont déjà décerné le label Vitrine de l’industrie du futur à la pulse line LEAP de Safran Aircraft Engines à Villaroche ainsi qu’à la ligne automatisée de fabrication de pales de turbine d’hélicoptères de Safran Helicopter Engines à Bordes. Mais l’Usine du futur est un enjeu industriel et humain. C’est dans ce sens que Safran a dévoilé en novembre dernier un projet de centre de formation aux métiers de l’Usine du futur, qui ouvrira ses portes en 2018 à Bondoufle, au sud de Paris. Cette « plateforme de formation à la mécanique industrielle de demain » va représenter un investissement d'environ huit millions d'euros pour Safran et ses partenaires*.

 

Pourquoi Safran s'engage-t-il dans la voie de  l'Usine du Futur ? 

 
Safran travaille depuis longtemps sur les technologies du futur et le numérique. Les nouvelles technologies digitales entraînent une telle rupture dans la sphère sociétale que nous ne pouvons pas passer à côté. Mais jusqu'à présent, chacune de nos sociétés travaillaient en solo. Désormais, nous souhaitons formaliser la manière dont le Groupe va construire l'Usine du futur. Notre objectif est à la fois d'améliorer la performance et de changer la dynamique de collaboration entre les sociétés du Groupe. Autrement dit, nous avons l’ambition d’impulser deux ruptures : celle d'un basculement dans le mode collaboratif et celle d'un changement dans la dynamique de la performance.
 
Safran a présenté un plan Usine du Futur qui court sur cinq ans. Quel est son déroulé et son calendrier ? 
 
J'estime qu'il ne faut pas rentrer dans l'Usine du futur par les technologies, car elles ne sont qu'un outil au service de la performance, mais par les industriels et leurs besoins opérationnels. Il y a une grande diversité de technologies et, chez Safran, nous avons une grande diversité de produits. La première étape est donc de faire le lien entre les besoins d’amélioration de nos produits et les technologies qui existent, en définissant les enjeux de coût – qualité – délai et les modes de production à optimiser. Nous sommes en train de terminer cette phase. Ensuite, la deuxième phase dans laquelle nous entrons consiste à identifier le complément de technologies à engager tout en créant une dynamique de réseau. Nos sociétés peuvent être confrontées aux mêmes problématiques, comme Safran Aircraft Engines et Safran Helicopter Engines concernant les techniques d'usinage, les travaux manuels ou le contrôle et la gestion des flux. L'idée est donc de travailler en mode projet avec un animateur central accompagné d’un expert métier et d’un acheteur pour animer le réseau métier, trouver les bonnes technologies et les partager pour avancer plus vite. Nous sommes persuadés que la simulation de flux, la cobotique ou l'internet des objets vont dynamiser plusieurs de nos sociétés.
 
Tout cela va-t-il se traduire par l'intégration de nouvelles compétences chez Safran ?
 
Oui, l'Usine du futur crée de nouveaux métiers et demandes de nouvelles compétences. Celles-ci tournent autour des nouvelles technologies, nos collaborateurs sont amenés à faire de la cobotique, du traitement de données et de la simulation de procédés et de flux. Certaines de ces compétences, nous les avons déjà en interne. Pour les autres, soit nous pouvons faire appel à des sociétés d'ingénierie, ou alors nous les recruterons en externe. C'est le cas par exemple pour la gestion de données, le big data,  un domaine dans lequel nous avons intégré une cinquantaine de personnes réunies au sein de Safran Analytics.
 
* L'Aforp, l'Afpa, la FDME, Fives Maintenance, le Gifas et le Gim.
 

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