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Ubi i/o : la coach de Steve Jobs apprend aux start-up à pitcher en américain

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Les 18 start-up sélectionnées pour participer au programme d’accélération ubi i/o porté par Bpifrance et Business France avaient rendez-vous au hub de Bpifrance pour le "bootcamp", deux jours de préparation précédant leur grand départ. Au menu : rencontres, échanges et une première session de coaching "one-to-one" avec Laura Elmore, star américaine du conseil en communication et en marketing.

Ubi i/o : la coach de Steve Jobs apprend aux start-up à pitcher en américain
Ubi i/o emmène 18 start-up françaises aux États-Unis

On pénètre dans le "hub" de Bpifrance, sympathique espace aux volumes de cathédrale, avec des gradins couverts de coussins et des tables disposées comme dans un café. On pense aux bureaux de Google ou de Facebook dans la Sillicon Valley. Dans un coin, deux jeunes en chemise jouent au baby-foot.

 

L’ambiance est décontractée, mais concentrée. On passe sans plus attendre aux choses sérieuses. Un court temps d’accueil, les 18 jeunes pousses sont invitées à se présenter en quelques mots et à poser pour la "photo de famille", puis commencent les choses sérieuses.

 

One-to-one avec Laura Elmore, coach de Steve Jobs

Laura Elmore a conseillé les plus grandes marques de nouvelles technologies : Apple, Dell, Cisco ou Adobe. Elle a été recrutée spécialement pour aider les participants à adapter leur présentation aux publics américains. Pas une mince affaire, vu que les start-up françaises sont connues pour être concentrées sur l’innovation technologique (product driven), plus que sur l’utilisateur et son besoin (design centric), et que les américains passent pour des rois du storytelling qui connaissent leur pitch sur le bout des doigts.

 

On traverse un dédale de couloirs pour assister au premier one-to-one entre Laura  Elmore et Tim et Sylvain, les fondateurs de cette start-up lyonnaise Tilkee qui développe des solutions d’analyse des données de prospection. La conversation s’engage rapidement et ne tourne pas autour du pot : étude en profondeur du positionnement marketing, benchmark et remise en cause des fondamentaux. Laura passe au crible la problématique de départ, la concurrence et les orientations stratégiques de l’entreprise.

 

Un gros besoin d’accompagnement

Cette remise à plat est nécessaire, car même si les start-up sélectionnées ont déjà atteint un certain niveau de maturité et sont, pour certaines, déjà présentes à l’international, la conquête de nouveaux marchés nécessite un réel travail d’adaptation. Repenser son discours est une étape préalable indispensable. Il faut se présenter de façon concise, différenciante et pertinente, en se concentrant sur ce que son offre apporte aux clients.

 

Timothée et Sylvain boivent d'ailleurs les paroles de Laura. Pour construire un pitch efficace, ils doivent identifier la proposition de valeur unique sur laquelle ils vont développer leur message. Avec une projection ambitieuse mais réaliste, cette proposition de valeur unique doit permettre aux entrepreneurs de se présenter en quelques mots.

 

Un accompagnement et des clients bienveillants

À la sortie de l’entretien, les deux jeunes entrepreneurs sont à court de mots. "Impressionnant, surprenant ! Elle a recréé notre offre en quelques minutes…". Même s’ils n’en sont pas à leur coup d’essai (Timothée a déjà passé 6 mois aux États-Unis, notamment à Boston, grâce au concours Big Booster), ils attendent beaucoup de ce programme. Pour une start-up, l'Amérique est la terre promise, et y réussir son implantation est à la fois une preuve de maturité et une promesse de croissance soutenue.

 

D’une part, ils vont bénéficier d’un accompagnement en commençant par une semaine intensive de coaching, toujours en one-to-one avec Laura. D’autre part, ils vont pouvoir tester leur offre et développer ce storytelling à l’américaine face à des "clients bienveillants". C'est l’autre intérêt des programmes comme ubi i/o. On découvre une nouvelle façon de faire, et on se lance directement grâce au réseau de mentors et de partenaires. "C'est comme si on nous poussait dans le grand bain"

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