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Un fonds de capital risque pour la Loire Valley doté de 21 millions d'euros

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Le fonds d’investissement Loire Valley Invest émettra des tickets entre 150.000 et 350.000 euros pour des start-up et des sociétés innovantes qui ont déjà validé leur projet, autrement dit celles qui arrivent dans la fameuse "vallée de la mort", fatale à beaucoup de jeunes entreprises.

Un fonds de capital risque pour la Loire Valley doté de 21 millions d'euros
Un fonds de capital risque pour la Loire Valley doté de 21 millions d'euros © Lab'O

C’est l’un des points faibles de la région Centre-Val de Loire : l’absence de fonds d’investissements et de capital-risqueurs dédiés au territoire. Il existe bien des prises de participations de sociétés d’investissements parisiennes, de Bpifrance ou bien de l’incontournable Sofimac dans des sociétés régionales. Mais globalement, le financement du risque faisait défaut. Notamment dans le numérique.

 

un fonds de 21 millions d'euros

Depuis quelques jours, le fonds d’investissement Loire Valley Invest vient combler un manque. Doté de 21 millions d’euros, il va prendre des participations comprises entre 150 000 et 350 000 euros au capital de sociétés innovantes de toute la région, et pas seulement de Tours et Orléans.

 

Thélem Assurances, Groupama, Caisse d’Epargne et Crédit Agricole participent au tour de table du côté privé. Les Métropoles de Tours et d’Orléans, la région Centre-Val de Loire et l’Europe (Feder) apportent des fonds publics. Bpifrance pourrait les rejoindre. La gestion a été confiée à la société Go Capital.

 

6 à 7 opérations par an

"Il s’agit d’aider les start-up dans la deuxième phase de développement, une fois que le projet est lancé et doit être déployé, par exemple pour commercialiser des petites séries", indique Olivier Carré, député-maire (LR) d’Orléans, et vice-président de la Métropole en charge de l’économie.

 

En général, c’est autour des trois ans d’existence que le cap devient difficile à passer, lorsque les fonds propres commencent à manquer alors que le lancement d’un produit réclame beaucoup de cash. Une période que les banquiers nomment la vallée de la mort et qu’ils fuient comme la peste. "Nous attendions cet outil avec impatience, se réjouit Jérôme Richard, 'chef de tribu' de la trentaine de start-up installées au Lab’O, l’incubateur orléanais. Ce fonds va jouer un effet levier pour convaincre d’autres investisseurs et rassurer les banquiers".

 

Go Capital aurait déjà entre les mains une quarantaine de dossiers, mais le rythme annoncé des prises de participation est de 6 à 7 par an.

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