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Veolia Water Technologies fait le pari du tout cloud ou presque

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Cas d'école La filiale d’ingénierie de Veolia se transforme en s’affranchissant de l’infrastructure informatique au profit du cloud. D’ici mi 2017, toutes ses applications auront migré sur le nuage et une grande partie de ses logiciels auront été remplacés par des services en ligne d‘ici 5 ans.

Veolia Water Technologies fait le pari du tout cloud ou presque
Veolia Water Technologies fait le pari du tout cloud ou presque © Veolia - Stephane Lavoue
Veolia Water Technologies s’engage à fond dans le cloud. Quatre applications – l’intranet, le site web, le marketing et les ventes – tournent aujourd’hui, non plus sur l’infrastructure informatique interne, mais dans un datacenter virtuel chez Amazon Web Services. D’ici mars 2016, cinq autres applications passeront sur l‘infonuage d‘Amazon. Vers mi-2017, la migration aura touché la totalité des 70 applications de la société dans un environnement multi-cloud.
 
 
20% de l'informatique déjà dans le cloud
Spécialisée dans les équipements d’épuration d’eau pour les municipalités et l’industrie, la filiale d’ingénierie de Veolia fait du cloud le fondement de sa transformation numérique. La société, qui emploie 9500 personnes dans le monde, dont 1800 en France, et affiche un chiffre d’affaires de 2,3 milliards d’euros en 2015, s’appuie aujourd’hui principalement sur quatre datacenters dans la région parisienne en infogérance, deux chez Atos et deux chez IBM. L’un des deux sites d’IBM lui est dédié, tandis que les trois autres sont partagés avec d'autres entités du groupe Veolia.
 
"Aujourd’hui, 20% de notre informatique est déjà sur le cloud, et notre projet sur trois ans prévoit de passer à 100%, confie Laurent Pulce, DSI de Veolia Global Entreprises, qui chapeaute cinq filiales du groupe, dont Veolia Water Technologies. Au terme du programme, il ne restera plus rien en interne. Tout sera sur le cloud." Du moins sur le segment de l’infrastructure.
 
Choix du cloud d'Oracle pour l'ERP
Amazon Web Service a été choisi comme principal fournisseur au détriment de Google, Microsoft ou IBM. Mais il n’est pas le seul. Pour le logiciel de planification des ressources d’entreprise (ERP), Laurent Pulce a préféré aller sur le cloud managé d’Oracle. "Nous ne voulons pas mettre tous nos œufs dans le même panier, justifie-t-il. Notre ERP, le logiciel JD Edwards, constitue une application centrale importante, utilisée par 5 500 personnes dans 50 pays. C’est normal que nous allions vers son vendeur Oracle. Ses serveurs à hautes performance sont en plus mieux adaptés que les serveurs X86 standards disponibles dans des cloud public comme Amazon Web Services." Cette transition, déjà effective pour l’Europe à partir d’un datacenter d’Oracle en Irlande, va bientôt s‘étendre aux zones Amérique et Asie-Pacifique.
 
Une attention toute particulière est accordée à la cloudification des applications. "Nous ne nous contentons pas de transférer nos applications telles quelles sur le cloud, explique Laurent Pulce. Nous utilisons les services de plateforme PaaS d’Amazon Web Services pour d’abord les transformer et les adapter au cloud d’Amazon. Car notre objectif est d’en améliorer les performances en termes de disponibilité, sécurité, temps de réponse et qualité de service." C’est un travail de grande haleine pour les équipes informatiques de 60 personnes. C’est aussi un investissement important en termes de formation et développement. 
 
Migration vers les services Salesforce et ServiceNow en 2017
L’adoption du cloud ne se limite pas à la couche d’infrastructure IaaS (Infrastructure as a service). Elle concerne aussi la couche d’applications. Plus de logiciels à acheter, à installer et à maintenir. Plus de licences à gérer. Place à des services en ligne SaaS (Software as a service). Veolia Water Technologies a fait, il y a deux an, un premier pas dans ce sens en abandonnant son application de messagerie interne Exchange de Microsoft au profit de la solution de communication et collaboration en ligne Google for Work. En 2017, elle prévoit de passer sur Salesforce pour les applications de gestion des ventes et de la relation client, et sur ServiceNow pour la gestion des ressources informatiques. 
 
"Dans 5 ans, on ne parlera plus du cloud, toutes nos applications seront en mode SaaS, confie le DSI. Nous le faisons pour améliorer les performances et la disponibilité. C’est important quand on est présent dans 50 pays. C’est un problème que nous n’avions jamais réussi à résoudre auparavant." Une logique que l’entreprise ne peut pas toutefois pousser jusqu’au bout. Elle doit conserver ses applications métiers, soit un tiers de l’ensemble de ses logiciels actuels.
 
Des économies en perspectives
La migration vers Amazon Web Services a commencé au premier trimestre 2015 par l’utilisation de la zone de Dublin en Irlande. Elle vient de s’étendre à la zone de Singapour et il est prévu d'ouvrir bientôt une zone aux Etats-Unis, ceci afin de rapprocher les données des utilisateurs et réduire les temps de latence tout en améliorant la redondance et la stabilité des applications.
 
Et qu’en-est-il des coûts? "Ce n’est pas le premier moteur de notre migration vers le cloud, affirme Laurent Pulce. Ce que nous voulions c’est d’abord améliorer les performances de notre système d’information et bénéficier de gains de souplesse et flexibilité. Mais il est possible qu’il ait à terme aussi des économies. Le passage d’un modèle financier d’investissement à un modèle d’exploitation avec paiement à l’usage est fondamental. On peut tester des services puis arrêter et ne plus payer. Si on éteint les services la nuit parce qu'on en a pas besoin, on ne les paiera pas. C’est une grande flexibilité d‘utilisation favorable aux économies." Des gains à mettre en regard de l’investissement pour la cloudification des applications, la formation des équipes informatiques et la gestion de la transition.
 
Veolia Water Technologies fait du cloud un tremplin pour la mise en place d’initiatives digitales transformatrices comme le big data ou l’Internet des objets. L’entreprise est engagée dans une longue métamorphose, dont le cloud n’est qu’un début.

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