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Vidéo : l'impression 3D passe à la polymérisation liquide, façon Terminator 2

| mis à jour le 18 mars 2015 à 10H30
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Avec une nouvelle technique de fabrication additive en continu, et non plus couche par couche, le temps de fabrication d’une pièce se compte en minutes et non plus en heures. Sans faire de compromis sur la résolution. Une méthode de fabrication qui, vue en action, présente une similarité amusante avec le "polyalliage mimétique" utilisé par le T-1000 dans le film Terminator 2.

Vidéo : l'impression 3D passe à la polymérisation liquide, façon Terminator 2
Vidéo : l'impression 3D passe à la polymérisation liquide, façon Terminator 2 © Lars Sahl

Imprimer un objet en 3D, c’est magique, mais c’est long... Le problème : que ce soit par fusion sélective d’une poudre métallique ou par photo polymérisation d’un liquide (la stéréolithographie), les techniques d’impression 3D réalisent l’objet couche après couche, par étapes. Et cela peut prendre des heures pour quelques centimètres, ce qui limite l’usage industriel des techniques de fabrication additive.

Une impression précise en un temps record

Des chercheurs de l’université de Caroline du Nord (Etats-Unis) ont trouvé un moyen pour fabriquer une pièce en polymère en quelques minutes, grâce à procédé de fabrication en continu : une tour Eiffel de 10 cm, avec des détails de moins d’un millimètre, émerge de son bain de résine en un temps record. Un procédé qui, visuellement, rappelle le mythique robot T-1000, fabriqué en "métal liquide", du film Terminator 2.

 

Les chercheurs ont utilisé astucieusement une difficulté rencontrée dans les procédés de photopolymérisation : l’inhibition de la réaction par l’oxygène de l’air, qui donne des pièces pas entièrement polymérisées. Les inventeurs du procédé d’impression 3D rapide injectent volontairement de l’oxygène dans le bain de résine à polymériser, de manière à y créer une "zone morte", qui reste liquide, située sous l’objet en cours de solidification. La solidification ne se produit qu’au-dessus de la "zone morte", tandis que l’objet est tiré en continu hors du bain.

La mise au point du procédé CLIP (Continous liquid interface production) a demandé un réglage précis des paramètres, telle que l’épaisseur de la "zone morte" : 20 à 30 microns minimum. L’utilisateur doit ensuite choisir le meilleur compromis entre la vitesse d’impression et la résolution obtenue.

Thierry Lucas

Un extrait du film Terminator 2 montrant le personnage prenant forme à partir d'une flaque de métal :

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