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Waymo a créé un monde virtuel pour entraîner ses véhicules autonomes à mieux conduire

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Vu ailleurs Comment faire pour qu'une voiture autonome puisse réagir à tous les cas de figure possibles sur la route ? Pour accélérer le développement de ces technologies et éviter des décennies d'essais sur le terrain, Waymo reproduit des environnements virtuels dans lesquels il fait rouler 25 000 véhicules simulés. A raison de 4 milliards de kilomètres par an, il compte être le premier à mettre au point un véhicule à l'autonomie de niveau 4 SAE.

Waymo a créé un monde virtuel pour entraîner ses véhicules autonomes à mieux conduire
Waymo a créé un monde virtuel pour entraîner ses véhicules autonomes à mieux conduire © FCA - DR

Entraîner un système d'intelligence artificielle à la conduite automobile est un processus particulièrement long et compliqué. Les scénarios auxquels peuvent être confrontés les véhicules sont si nombreux et différents qu'il faudrait leur faire rouler des milliards de kilomètres pour pouvoir tout prendre en compte. Difficile à mettre en pratique dans le monde réel... C'est pourquoi Waymo a créé un monde virtuel pour accélérer les choses. Son nom ? Carcraft, en référence au jeu vidéo World of Warcraft.

 

4 milliards de km virtuels en 2016

C'est le magazine The Atlantic qui a eu droit à la découverte de cette simulation au sein des locaux de la filiale d'Alphabet. A l'origine, Carcraft a été conçu pour reproduire des situations que les voitures de Waymo avaient déjà rencontré sur la route. Mais les ingénieurs ont vite compris son potentiel, et son rôle est aujourd'hui central au développement du "cerveau" des véhicules.

Environ 25 000 voitures virtuelles parcourent actuellement les rues virtuelles, elles aussi, des villes d'Austin, de Phoenix et de Mountain View que Waymo a intégralement reproduites. Elles font collectivement près de 13 millions de kilomètres chaque jour. Au total, 4 milliards de kilomètres ont été parcouru dans la simulation en 2016. En comparaison, les voitures de test n'ont roulé que 5 millions de kilomètres dans le monde réel en un an. L'autre intérêt de la simulation est la possibilité de créer des milliers de variations pour un même scénario afin de couvrir tous les cas de figure imaginables.

 

Une base secrète en Californie

Pour concevoir ces environnements virtuels, Google combine les données récupérées sur route avec celles provenant de tests effectués sur une "base secrète", que Waymo a baptisé "Castle". L'entreprise y construit des pistes en fonction des scénarios qui posent problème à ses voitures. Une fois suffisamment de données emmagasinées, ses ingénieurs fabriquent un environnement spécifique pour y entraîner le logiciel. De quoi étudier des cas de figure impossibles sur route en l'état actuel de la technologie : vitesses élevées, accidents, milieu urbain très dense, comportements irrationnels d'autres conducteurs... C'est là que l'entreprise teste la conduite en autonomie de niveau 4 SAE.

 

Waymo n'est pas le seul constructeur à travailler sur la simulation d'environnements pour la conduite autonome. Renault s'y intéresse aussi, comme nous le déclarait Andras Kemeny, expert leader innovation, en avril 2017. C'est en quelque sorte une prolongation des simulations que déploient les constructeurs automobile depuis des années pour accélérer la conception de leurs véhicules. Et les résultats sont, eux, bien concrets. The Atlantic rapporte que la majorité des nouvelles fonctionnalités développées par Waymo proviennent de situations rencontrées dans la simulation.

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