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Alors, le véhicule autonome, c'est pour quand ? Par qui ? Où ? Et, surtout, pour quels bénéfices ?

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Conduire sans les mains sera bientôt une réalité. Oui mais quand ? Aux côtés des constructeurs traditionnels, qui seront les nouveaux acteurs à s'imposer et comment va évoluer le modèle économique du secteur automobile ? Enfin, quels avantages socioéconomiques attendre de cette (r)évolution technologique ? Dans sa dernière édude sur les perspectives du véhicule autonome, le cabinet AT Kearney donne des pistes de réponses à ces questions de plus en plus d'actualité.

1 - Le véhicule autonome, c'est pour quand ?

L'étude du cabinet AT Kearney sur les perspectives du véhicule autonome démarre par un constat simple : la révolution du véhicule autonome est en marche, même si beaucoup de questions subsistent. D'un point de vue légal par exemple, la possibilité de voir des voitures-robots circuler sur nos routes passe par une remise en cause de la Convention de Vienne qui fixe les grandes règles de la circulation routière dans le monde et impose en particulier au conducteur de conserver ses mains sur le volant et de rester les yeux fixés sur la route.

Mais avec les progrès technologiques et une fiabilité optimisée, il ne fait pas de doute que le véhicule autonome s'imposera progressivement, via des véhicules de plus en plus équipés de systèmes actifs de sécurité (comme le freinage automatique d'urgence actuellement) dans un premier temps. Il faudra être plus patient pour assister à la généralisation des véhicules 100% autonomes, attendue pour les années 2030.

 

 

 

2 - Quels revenus en attendre ?

Avec la conduite autonome, la part immatérielle contenue dans une voiture va exploser. Si actuellement, la partie logicielle ne représente qu'entre 10 et 20% de sa valeur, elle pèsera pour au moins 40% dans les véhicules du futur. Avec le temps libre dégagé pour le conducteur, retrouvant une condition de passager, les systèmes d'infodivertissement seront davantage sollicités et les contenus représenteront alors 20% de la valeur de la voiture.

 

 

Dans cette perspective, les constructeurs automobiles vont tirer la demande en systèmes de sécurité, télématiques pour la communication et en logiciels et contenus aidant la conduite autonome. D'ici 2035, AT Kearney estime que ce marché des équipements de conduite automatisée dépassera les 500 milliards d'euros à horizon 2035, contre seulement 47 milliards en 2020.

 

3 - Qui en seront les  acteurs ?

Avec les constructeurs automobiles, de nombreux autres acteurs vont se partager le gâteau du véhicule autonome. Ce graphique présente la galaxie de ces nouveaux entrants gravitant autour des acteurs traditionnels (constructeurs et équipementiers) : des fournisseurs de logiciels aux pros de la high tech en passant par les opérateurs télécoms, les fournisseurs d'infrastructures et de services en ligne et les communautés sociales.

 

 

 

4 - Quelles externalités positives ?

Le véhicule autonome est censé apporté son lot d'effets positifs, comme une consommation réduite d'énergie (avec la réduction des embouteillages et la gestion de la conduite optimisée par ordinateur notamment) ou des accidents moins fréquents. D'après une étude de Morgan Stanley publiée en 2014 et reprise par AT Kearney, les économies attendues rien qu'aux Etats-Unis seraient de l'ordre de 1,3 trillion de dollars (1300 milliards de dollars) chaque année ! 

 

 

 

 

5 - Quels pays sont prêts à se laisser conduire ?

D'après AT Kearney, la vague d'adoption du véhicule autonome débutera aux Etats-Unis "en raison de l'avance technologique locale et de la réglementation moins contraignante". Les Etats américains ont en effet été parmi les premiers au monde à autoriser des véhicues autonomes à circuler sur route ouverte. Les pays développés et les grandes métropoles asiatiques confrontés à de graves problèmes de circulation seront également en première ligne avant de voir les principaux pays en voie de développement tels que la Russie, l'Inde, l'Afrique du Sud et le Brésil adopter à leur tour le véhicule autonome.

 

L'étude évoque en outre le degré d'intérêt variable selon les pays. Comparaison intéressante entre l'Allemagne et la Chine, deux pays où la culture automobile est forte avec une affection particulière pour les berlines puissantes... et allemandes ! Mais là où les Allemands cultivent un véritable plaisir de conduire et ne souhaitent donc pas vraiment passer le volant à un robot, aussi sophistiqué soit-il, pour les Chinois, friand des voitures avec chauffeur, la transition semble plus naturelle. Toutefois, en prenant uniquement les classes d'âges les plus jeunes, on retrouve une appétence quasiment équivalente à conduire sans les mains.

 

 

Julien Bonnet

 

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