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[Bourget 2017] Ces quatre start-up carburent au numérique pour réinventer l'aéronautique

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La 52ème édition du salon du Bourget, qui se tient jusqu'au 25 juin 2017, accueille pour la première fois le Paris Air Lab, un espace entièrement dédié aux start-up, conçu en partenariat avec Starburst Accelerator. Sur place, L'Usine Digitale a déniché quatre start-up dont les technologies numériques semblent particulièrement prometteuses. Présentation.

Ces quatre start-up exploitent le numérique pour réinventer l'aéronautique
Présente au Paris Air Lab, la start-up EarthCube propose d'automatiser le traitement des images satellites grâce à un logiciel d'intelligence artificielle. © Juliette Raynal - L'Usine Digitale

EarthCube automatise l'analyse des images satellites

Les experts ont besoin d'informations et pas de pixels ! Partant de ce constat, EarthCube a développé une solution pour automatiser l'analyse des images satellites. "Dans le monde de la Défense, il y a une centaine de photo-interprètes qui analysent les images issues des satellites. Chacun d'entre eux analyse une à deux images par jour", expose Arnaud Guérin, cofondateur et CEO de EarthCube. Née il y a 18 mois et incubée au sein de l'agence spatiale européenne, la jeune pousse propose d'automatiser ce traitement à l'aide d'algorithmes d'intelligence artificielle. Sa solution trouve aussi des applications dans le monde civil, pour surveiller un pipeline ou un l'évolution de l'activité d'un port industriel, par exemple. EarthCube compte déjà un premier client dans le monde civil et s'apprête à finaliser une première levée de fonds supérieure à un million d'euros. Cette augmentation de capital lui permettra de porter ses effectifs à 12 personnes, contre six actuellement.

 

Unseen Labs détecte les bateaux non-coopérants

Fondée il y a deux ans, la start-up bretonne Unseen Labs a développé une solution dédiée à la surveillance des 50 000 bateaux marchands et des 4 millions de bateaux de pêche qui naviguent sur les océans. Embarquée sur un nano-satellite, elle permet, grâce à un système électromagnétique tenu confidentiel, de localiser automatiquement les bateaux non-coopérants (les bateaux qui coupent leur balise AIS pour évoluer sur les mers sans être repérés). La jeune pousse assure que son dispositif ne nécessite pas de retraitement humain, contrairement à l'analyse par image. Sa solution pourrait être utilisée par les forces de l'ordre ou pour des applications d'intelligence économique. Un premier CubeSat, doté de cette charge utile intelligente, doit être lancé l'année prochaine pour expérimenter la solution. Incubée à la pépinière numérique de Rennes, la start-up compte aujourd'hui quatre collaborateurs.

 

Airborne Concept crée des drones convertibles

Fondée par Arnaud Le Maout, un ancien commandant de bord des forces spéciales, la start-up Airborne Concept a mis au point un algorithme de transition qui permet à un drone de s'envoler avec un décollage vertical puis de se mettre sur son aile pour passer en mode avion. "Deux années de développement ont été nécessaires pour mettre au point l'algorithme. Il a d'abord fallu modéliser le flux d'air au moment de la transition pour implémenter des lois de vol afin d'avoir une transition parfaite et stable", détaille Arnaud Le Maout. Le décollage vertical permet d'envisager des vols à partir de zones géographiques restreintes, tandis que le vol en mode avion permet d'allonger son autonomie. Le drone, qui peut embarquer une charge de 2kg, a été testé sur un vol de 15 kilomètres. Airborne Concept a décroché un premier contrat avec un industriel français et devrait finaliser une levée de fonds d'ici la fin de l'été pour se développer à l'international.

 

Display Interactive connecte les cabines d'avion

Peut-on encore parler de start-up ? Display Interactive est née en 2007, mais ne vise le marché de l'aéronautique que depuis 2012.  L'entreprise s'est spécialisée dans le divertissement à bord. Elle propose aux compagnies aériennes d'installer un serveur dans la soute de l'avion et des antennes wifi dans la cabine pour permettre aux passagers d'accéder à toutes sortes de contenus multimédias (films, musiques, etc.) sur leurs propres appareils connectés (smartphone, tablette, ordinateur portable). Plus besoin donc d'installer des écrans dans les sièges de la cabine. La solution faciliterait les mises à jour, mais aussi le déploiement de nouveaux services, comme la possibilité de commander un taxi ou d'envoyer une carte postale numérique depuis les airs. Autres avantages : les économies de poids et de coûts. Selon Display, la solution coûterait moins d'un million d'euros, contre 5 à 10 millions pour les dispositifs classiques. Thomas Cook et Corsair font partie des premières compagnies aériennes à avoir adopté la solution. Actuellement 80 appareils seraient en cours d'équipement.

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