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Brian Chesky, cofondateur de Airbnb, en campagne de séduction à Paris

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Le jeune patron d'Airbnb était en visite de courtoisie à la Mairie de Paris le jeudi 26 février. Aussi puissante que soit la plate-forme, mais gênée par les régulations, elle ne peut se passer d’une collaboration avec la capitale française, la plus active du site.

Brian Chesky, cofondateur de Airbnb, en campagne de séduction à Paris
Brian Chesky, cofondateur de Airbnb, en campagne de séduction à Paris © Brian Chesky

La ville lumière est le phare de l’activité d’Airbnb. 40 000 logements d’Ile-de-France sont inscrits sur le site, et la cité a vu passer 1,8 million de visiteurs logés via Airbnb en 2014, faisant de la capitale tricolore la ville la plus active du service en ligne de location saisonnière entre particuliers. Les Parisiens sont également les plus nombreux à voyager par le biais de la plate-forme. Pas étonnant que le jeune cofondateur de l’entreprise, Brian Chesky, ait choisi de s’arrêter longuement et officiellement à Paris lors de son séjour européen. Il a reçu à la mairie de Paris le meilleur accueil. La capitale a en effet besoin de ces nouveaux services pour étoffer son offre de logements pour les touristes, en particulier jeunes et peu fortunés.

Bruno Julliard, premier adjoint de la mairie de Paris l’a assuré : entre l’américain et Paris, tout va pour le mieux. Airbnb a promis de collaborer avec la capitale pour simplifier le paiement et la collecte de la taxe de séjour désormais obligatoire y compris pour les membres de ce type de plates-formes. En Allemagne, la start-up américaine a choisi pour ce faire de s’appuyer sur l’opérateur Deutsche Telekom. Il a passé un partenariat avec ce dernier pour installer son app sur les smartphones subventionnés dans 13 pays d’Europe, mais aussi pour procéder à la collecte de taxes pour son compte. En France, Brian Chesky n’a pas fait mention d’un tel partenariat avec un opérateur français. Pour le moment.

COLLABORER AUTOUR DE règles obsolètes

Le Californien a aussi annoncé avoir choisi Paris pour organiser, pour la première fois hors de San Francisco, son grand rassemblement annuel "Airbnb open". En novembre 2015, il devrait réunir plus de 6 000 hôtes de tous pays à la Villette. Ils n'étaient que 1 500 lors des événements californiens.

Mais la mairie de Paris est gourmande. Elle a demandé au Californien de l’accompagner aussi dans l’identification des infractions de dissimulation de meublés touristiques. Depuis début 2015, il n’est plus possible à un Parisien de proposer un logement plus de 90 jours d’affilée en tant que meublé touristique sans avoir la surface équivalente offerte à la location à des Parisiens. Et la plupart du temps, la loi exige que les deux surfaces soient situées dans le même arrondissement.

Pas question pour Airbnb de faire la sourde oreille. L’Américain ne peut se passer des grandes villes et mépriser leurs régulations. Même s’il les trouve d’un autre âge. Dans un entretien avec le cabinet McKinsey, Brian Chesky critiquait en effet "les lois pour les personnes d’un côté, et celles pour les entreprises, de l’autre. Qu’arrive-t-il quand une personne devient un business ? Ces lois semblent alors obsolètes. Elles datent du XXe siècle, alors que nous sommes dans une économie du XXIe siècle." Le jeune patron est néanmoins venu à Paris étudier la meilleure façon de s’adapter avec la ville aux règles du jeu actuelles.

RAssurer la concurrence

Les questions que pose la plate-forme sont certes moins en vue que celles posées par le très critiqué Uber, mais elles reflètent les mêmes problèmes. Les hôtels d’un côté, et les villes de l’autre, s’inquiètent de la montée en puissance des services du Californien. Les propriétaires ou locataires (autorisés par leurs propriétaires) qui mettent leur logement sur Airbnb proposent un service en partie concurrent à celui du tourisme classique, sans pour autant supporter les mêmes charges. Comme l’a exprimé Bruno Julliard : "à la fois les Parisiens sont fiers d’être numéro un sur Airbnb et admiratifs de sa réussite économique, mais ils sont aussi inquiets de la concurrence faite aux hôtels et autres hébergements touristiques traditionnels." Ce à quoi, le patron d’Airbnb oppose une réponse très claire : "il ne faut pas rester sur l’idée que si certains gagnent, d’autres vont perdre. C’est une mauvaise interprétation. L’industrie du tourisme est presqu’aussi énorme que celle du pétrole. Aucun d’entre nous ne pourrait la satisfaire seul."

Emmanuelle Delsol

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2 commentaires

louvain

27/07/2015 12h24 - louvain

est ce que "airbdbd" demande a tous ses annonceurs locataires,si ils ont l'autorisation de leur propriétaire ,je peux vous assurer que non car une de mes locataires le fait depuis 2013 et je n'étais pas au courant et de plus le fait illégalement et ne paie plus son loyer,

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Anand

27/02/2015 03h57 - Anand

"Airbnb, responsable de la crise du logement à Paris". Impayable, ces socialistes !

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