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CDO Day : Les ETI veulent faire partie de la French Tech et le disent !

| mis à jour le 26 novembre 2015 à 15H37
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Le dispositif French Tech est un succès, surtout du point de vue des start-up du numérique. Mais les ETI veulent leur part de visibilité. Comment ? La question a été posée à l’occasion du CDO Day organisé par L’Usine Digitale le 26 novembre à Paris

CDO Day : Les ETI veulent faire partie de la French Tech et le disent !
Pour David Monteau, directeur de la mission French Tech, c’est le frottement entre start-up et ETI qui est important. © Inria

Depuis deux ans, le dispositif French Tech a mis en avant un imposant écosystème de pépites françaises du numérique. Alors qu’il était invisible, il rayonne aujourd’hui jusqu’aux Etats-Unis et en Asie. Et fait l’objet de nombreuses attentions de la part du gouvernement. La French Tech est passé de l'ombre à la lumière, et rend obsolètes nombre de commentaires sur le retard de la France dans le numérique.

 

Pourtant, le succès de la French Tech soulève aujourd’hui quelques remarques, voire contestations : Les ETI (Entreprises de taille intermédiaires), se sentent exclues. A l’occasion du premier CDO Day organisé par L'Usine Digitale, une question récurrente s’est imposée :  Le pays ne serait-il pas mûr pour une deuxième phase de la French Tech ? Celle d’un rapprochement entre start-up et ETI pour favoriser une transformation digitale des ETI, par exemple.

 

“Pour commencer, la transformation des ETI ne se fera ni sur injonction gouvernementale, ni en sur-dimensionnant l’aspect numérique", a asséné Alexandre Montay, délégué général du METI (Mouvement des entreprises de taille intermédiaire). Les entreprises familiales, agiles et rompues à la transformation de leur business model, s’appuient pourtant déjà sur l’innovation pour la montée en gamme de leurs offres. Mais, pour le représentant des ETI, le numérique doit être abordé autrement. "On explique que le numérique n’est pas un secteur, c’est pourtant bien ce qui ressort de la French Tech," regrette-t-il en particulier.

 

une acculturation des deux côtés

 

L’impulsion, aujourd’hui, vient de l’écosystème de start-up, a confirmé Yann Bonnet, secrétaire général du CNNum. Et il faut diriger le projecteur sur elles, mais il faut aussi que cette énergie se diffuse sur les ETI.” Pour David Monteau, directeur de la mission French Tech, c’est le frottement entre startups et ETI qui est important justement et sur lequel le gouvernement doit travailler pour une phase 2 de la French tech.

 

“Il faut continuer de faire émerger des champions du numérique, a poursuivi Yann Bonnet, mais il faut que nous travaillions aussi sur cette articulation.” Comment ? “Avec de l'acculturation, et des deux côtés !”, a insisté David Monteau. Attention à l’arrogance affichée par certains dirigeants de jeunes pousses du numérique face aux acteurs traditionnels, a même prévenu en introduction de la journée, Olivier Mathiot, président de PriceMinister et co-président de l’association France Digitale : “ils doivent changer cette posture qu’ils prennent parfois vis à vis des grands groupes et ETI traditionnels".

 

Des affinités électives

“Il faut que se nouent de véritables relations stratégiques, a poursuivi David Monteau, au-delà de “on fait semblant, on se renifle, on signe un petit contrat de 50000 euros…” Pour Alexandre Montay, il faut aussi rappeler qu’il y de nombreux points communs entre ETI et start-up, qui peuvent être des leviers : “la petite taille de l’entreprise, le dirigeant de l’entreprise à la manœuvre, y compris de la transformation digitale, des entreprises rompues à la transformation de leur business model… On peut avoir des relations d’open innovation, mettre en place des JV. Une ETI, c’est le moyen pour une start-up numérique de trouver des débouchés commerciaux ! Il y a des affinités électives ! Regardez Thuasne. Cet industriel des textiles médicaux est né en 1847. Avec la e-santé, les textiles connectés, il a un boulevard devant lui !”

 

Ne reste plus qu’à se lancer dans ce rapprochement. “Si cette phase 2 de la French Tech se concrétise, ça peut faire des étincelles !”, espère Yann Bonnet.

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

1 commentaire

Vokto

02/12/2015 09h37 - Vokto

Et que dire du rapprochement avec les PME ...totalement oubliées du débat et pourtant ont besoin de cette force vive des start-up pour passer au stade d'ETI..

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