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Fintech : Le crowdfunding a ouvert la voie en donnant aux Français le goût du risque

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Les entreprises de crowdfunding ont sensibilisé les Français à la finance, un monde qui leur était souvent étranger. Elles ont ouvert la voie à d'autres start-up de la fintech, qui permettent aux particuliers de placer intelligemment leur argent. 

Fintech : Le crowdfunding a ouvert la voie en donnant aux Français le goût du risque
Fintech : Le crowdfunding a ouvert la voie en donnant aux Français le goût du risque © Rocío Lara

Le monde du placement financier pour les particuliers est assez simple dans l'Hexagone : l'assurance vie capte une large part de l'épargne. 72% des Français avaient souscrit à ce type d'offres en 2015, selon une étude réalisée en janvier par l'institut de sondage YouGov France, sur un échantillon de 1002 personnes. Ils placent également leurs économies dans des plans d'épargne logement (67% des sondés) et d'épargne solidaire (67%).

 

Pour Guillaume-Olivier Doré, entrepreneur et financier qui a co-organisé l'évènement FinTech Bordeaux le 7 octobre, "les Français n'ont en général pas adopté le monde de la finance." "Il y a un véritable educational gap", confirme au cours d'une conférence Olivier Goy, qui dirige la start-up de crowdlending Lendix.  

 

Familiariser les Français avec le risque

 

Mais le boom du financement participatif a fait bouger les lignes : "les entreprises de crowdfunding ont effectué un travail d'évangélisation auprès des habitants de l'Hexagone. Elles leur ont permis de se poser des questions simples : Où ai-je envie de placer mon argent ? Combien il me rapporte ?", analyse Guillaume-Olivier Doré. Olivier Goy est du même avis : "ces start-up ont contribué à familiariser les Français avec le risque, alors qu'ils y étaient rétifs il y a encore quelques années."

 

Retrouvez ici notre dossier : Le crowdfunding fait sa crise d'adolescence

 

Ces jeunes pousses ont ouvert la voie à d'autres types de fintech, qui permettent aux particuliers d'accéder de façon simple à des produits financiers complexes, grâce à une expérience utilisateur travaillée. Les start-up de robo-advising, par exemple, leurs permettent de gérer très finement leur portefeuille de produits financiers en fonction de l'actualité, de la météo, des cours du dollar et du rouble... via une simple application.

 

Ces entreprises ont fait leur apparition aux Etats-Unis dès 2010. FutureAdvisor, rachetée depuis par le géant américain de la gestion d'actifs BlackRock, a par exemple été fondée cette année-là. En France, il a fallu attendre 2013 pour que Fundshop, premier robo-advisor tricolore, voit le jour et puisse trouver son public. Sa plate-forme en ligne ne compte aujourd'hui que 2900 utilisateurs. Mais pour son fondateur, Léonard de Tilly, les potentialités sont énormes... avec un public sensibilisé à la finance.

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1 commentaire

Aurélien de Bulb in Town

12/10/2015 17h40 - Aurélien de Bulb in Town

Bonjour, Belle analyse que nous allons partager à notre communauté et que nous ne pouvons que valider. Du coté des contributeurs, 95% des français qui financent les projets proposés sur notre plateforme de crowdfunding local et citoyen sont clairement des gens qui n'auraient jamais frappé à la porte d'une banque pour investir dans des fonds quelconques. Évidemment ce chiffre diminue avec les projets en capital (différents des projets en contreparties) mais l'analyse reste vraie ! Du côté des porteurs de projet, beaucoup n'auraient tout simplement pas vu le jour sans Bulb in Town ou les autres plateformes, ne serait-ce que par refus des banques de les accompagner !

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