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Fintech : les investissements mondiaux décrochent... mais l'Europe se réveille

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Étude D'après KPMG, les investissements mondiaux dans les technologies de la finance sont en recul de 23% au cours des trois premiers mois de l'année par rapport au trimestre précédent. Par opposition, en France, mais aussi dans les autres pays du Vieux Continent, le secteur est en plein boom.

Fintech : les investissements mondiaux décrochent... mais l'Europe se réveille
En février, la fintech française Famoco a officialisé une levée de fonds de 11 millions d'euros. © Famoco

Les investisseurs boudent-il la sphère fintech ? Les résultats du dernier rapport The Pulse of Fintech - Q1 2017 produit par le cabinet KPMG vont dans ce sens. Sur le premier trimestre 2017, les investissements dans les technologies de la finance ont atteint 3,2 milliards de dollars, contre près de 7 milliards de dollars sur la même période un an auparavant et 4,15 milliards de dollars au trimestre précédent, soit une baisse de 23%. Ce montant global comprend à la fois les investissements en capital-risque, en capital-développement et les opérations de fusion-acquisition. Le volume des opérations passe lui aussi au régime, avec un total de 260 deals réalisés au cours du premier trimestre de l'année, en recul de 5% par rapport au trimestre précédent.

 

Concernant les seuls investissements en capital-risque, le montant observé sur les trois premiers mois de l'année se maintient avec 2,3 milliards de dollars injectés dans les start-up de la finance. Un montant qui reste toutefois bien en-deçà de ceux observés en 2015 et au début de l'exercice 2016. "Après une année 2016 relativement bonne, marquée par des deals importants, l'année 2017 démarre plus modestement. (…) Le trend global en 2017, c'est que les fintechs déjà établies et les investisseurs cherchent à faire croître le volume d'activité (couverture géographique ou nouveaux services). Enfin, cette année les alliances et les partenariats entre fintechs et acteurs traditionnels devraient également se poursuivre", commente Fabrice Odent, associé KPMG, responsable des activités financial services. 

 

Les start-up françaises et européennes de la Fintech en pleine forme

Cette évolution à la baisse du marché mondial s'explique notamment par la raréfaction des opérations XXL habituellement menées sur le continent asiatique. A contrario, le Vieux Continent affiche une excellente santé avec 880 millions de dollars investis à travers 89 opérations. Sur cette enveloppe globale, 610 millions de dollars relèvent des investissements en capital-risque. Un record historique. Parmi les opérations les plus marquantes : la levée d'iZettle (175,2 millions de dollars), celle d'Atom Bank (103,6 millions de dollars) ou encore celles des entreprises allemandes BillPay (64,7 millions de dollars), Raisin (31,9 millions de dollars) et SolarisBank (28 millions de dollars).

 

Si aucune pépite tricolore ne figure dans ce top 10, cette absence n'empêche pas le marché français de suivre, lui aussi, cette tendance à la hausse. Les fintechs françaises ont ainsi attiré 50 millions de dollars d'investissements au cours des trois premiers mois de l'année, à travers 14 opérations. "Le nombre de transactions conclues au 1er trimestre 2017 est le plus important que la France ait connu, et la valeur des deals est la plus haute depuis celle enregistrée début 2016", témoigne Mikael Ptachek, senior manager KPMG, spécialiste de la fintech. Parmi les opérations qui ont marqué ce début d'année, on retrouve notamment la levée de fonds de 11 millions d'euros de Famoco, spécialiste des transactions sans contact ou encore l'augmentation de capital de 8,4 millions d'euros de l'agrégateur bancaire Bankin'.

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