Actualité web & High tech sur Usine Digitale

France Connect : visite du projet de numérisation de l'administration avec Thierry Mandon

Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

Thierry Mandon, Secrétaire d’État à la Réforme de l’État et à la Simplification, a rendu visite à l’équipe du projet France Connect pour le présenter à des administrations qui ne le connaissent pas encore. L’occasion de faire un point sur la méthode Mandon de simplification, très inspirée du numérique.

Le 2 février, Thierry Mandon, secrétaire d’État à la Réforme de l’État et à la simplification, a rendu une visite officielle à l’équipe du projet France Connect. C’est la seconde. Le ministre, escorté de responsables de la CNAM, de Pôle Emploi, de la CAF, etc., s’est ainsi rendu au 26 rue Desaix, dans le 15e arrondissement de Paris, siège historique du Journal officiel.

 

A lire aussi : "Les hauts fonctionnaires ont une culture digitale vraiment insuffisante", regrette Thierry Mandon

 

C’est là, juste au-dessus de l’imposante imprimerie - la seule encore dans Paris intra muros - qui continue de sortir le "JO" tous les matins pour quelques mois encore, que la toute petite équipe atypique de France Connect travaille sur le projet d’une identification simplifiée des usages aux services de l’État. Le bâtiment en briques héberge la Dila (Direction de l’information publique et administrative) qui réunit le JO et la Documentation Française et s’occupe de Mon.Service-Public.fr. Elle devrait petit à petit être remplacée par France Connect.

Tiers de confiance entre usagers et administration

La visite est officielle, mais comme tient à le préciser le ministre, elle n’a pas pour but le contrôle. "Je ne viens pas vérifier, mais soutenir le projet, au cas où il y aurait des points de blocage." La promesse de France Connect, c’est de proposer à tout usager souhaitant accéder à un service de l’administration un moyen simple et fiable d’identification.

L’équipe de France Connect a montré un premier développement au ministre et à son aréopage dans cet open space aux faux airs de salle de classe. Un internaute qui veut s’inscrire à la piscine municipale, prendre une place en crèche ou faire valoir ses droits, aura le choix de s’identifier avec son numéro de sécurité sociale, son numéro fiscal ou encore son numéro de mobile (après avoir entré ses nom, prénom, sexe, lieu et date de naissance).

France Connect fonctionne en tant que tiers de confiance entre l’usager et le service et à ce titre, ne verra passer ni ne conservera jamais aucune donnée personnelle. Le système classera les différents types d’identifications en trois niveaux de sécurité. Les services administratifs demanderont à l’usager de saisir l’identifiant de son choix, mais dans la catégorie adaptée. Ainsi, pour une inscription à la salle de sport municipale, un identifiant d’un niveau faible suffira. Mais un niveau d’identification plus élevé pourra être réclamé pour l’inscription à la crèche. Le principe global reste néanmoins de laisser le choix de l’identifiant dans chaque catégorie.

Méthode agile, collaborative et ouverte aux entreprises

Le projet est aussi l'un des exemples de la nouvelle méthode de l’administration pour se simplifier. Celle-ci s’inspire du numérique avec des méthodes agiles, des essais-erreurs, une collaboration assumée entre les différents services de l’administration et mêmes des entreprises privées. Le cœur du développement est entre les mains des cinq employés de la petite entreprise Octo installée dans la salle visitée par Thierry Mandon. Une société rompue à ces méthodes. Un mur couvert de post-it en est la preuve indiscutable !

Trois membres de la Disic (Direction interministérielle des systèmes d’information et de communication) assurent avec eux la cohérence de l’ensemble, la conformité, etc. Mais depuis ses débuts, loin d’être limité à cette petite équipe, le projet est ouvert. Les administrations concernées (Cnam, Cnav, Pôle Emploi, DGIP, etc.) participent selon leurs ressources et leurs besoins. Les plus grandes peuvent proposer un mois de développement, par exemple. Une petite mairie pourra, elle, simplement observer le processus et donner son avis.

Un open lab tous les 15 jours

Le projet est aussi ouvert aux entreprises privées depuis ses débuts : les éditeurs de logiciel au travers du Syntec Informatique, les fournisseurs de systèmes de sécurité ou d’identification, etc.

Au-delà du secteur informatique qui fournit les outils du futur système, des opérateurs télécoms (SFR est déjà impliqué) ou des banques voudraient, elles aussi, un bouton France Connect pour leurs services. Comme le précisent les responsables du projet : "le secteur privé frappe à la porte de France Connect." C’est ainsi qu’au-delà de son seul noyau de base de 8 personnes, le projet implique aujourd’hui déjà 115 participants.

Tous les 15 jours, France Connect organise dans ces mêmes bureaux de la Dila, un Open Lab : une réunion de travail avec 20 d’entre eux, pour aborder des points précis, éventuellement intégrer de nouvelles idées, etc.

À UN an du but

Six mois de bêta tests avant l’expérimentation avec les fichiers réels, la méthode semble porter ses fruits puisque la solution technologique de base est aujourd’hui développée. Une période de test se poursuivra jusqu’à l’été avec de véritables usages pilotes, sur de véritables environnements informatiques reliés entre eux. Le projet à court terme est un réseau social d’entreprise pour ceux qui travaillent sur ces tests.

La méthode employée reste bien celle du numérique... appliquée à l’administration. Après les tests, viendra l’expérimentation sur de véritables fichiers cette fois, jusqu’à la fin de l’année. Car le ministre a beau ne pas être là pour contrôler, il l’a rappelé : il veut France Connect pour 2016.

Emmanuelle Delsol

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

media

Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l'utilisation des cookies.OK

En savoir plus
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale