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"J’ai du mal avec le mot start-up, car ça veut dire éphémère", Michel-Edouard Leclerc

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Grand témoin de la 6e édition des Enjeux e-commerce de la Fevad, Michel-Edouard Leclerc a accordé quelques minutes à L’Usine Digitale à l'issue du pitch des start-up. L’occasion de partager son opinion sur les start-up, justement, et son regard sur l’évolution des nouvelles technologies dans l’univers du retail. 5 questions au PDG de l’enseigne E. Leclerc.

J’ai du mal avec le mot start-up, car ça veut dire éphémère, Michel-Edouard Leclerc
Michel-Edouard Leclerc, invité du grand talk David Abiker lors de la 6e édition des Enjeux e-commerce de la Fevad, le 28 juin 2017 © SMG/L'Usine Digitale

Pourquoi avoir choisi d’intervenir en tant que grand témoin à un événement du e-commerce ?
Michel-Edouard Leclerc :
La Fevad renouvelle complètement le paysage de la communication de la distribution et nous permet, dans la nouvelle économie comme l’ancienne qui s’adapte, des passerelles, des ponts. Elle nous sort des vielles images dans lesquelles nous sommes catalogués, ne restant que dans nos fédérations du commerce. On a non seulement des bouffées de jeunesse mais aussi de vrais partages, des émotions, même. J’ai plaisir à venir comme spectateur et aussi comme membre actif de ces grands moments d’échange ?
 

Start-up, c’est le fil rouge de cette édition 2017 des Enjeux du e-commerce. Que vous inspire ce terme start-up ?
M.-E. L. :
J’ai du mal avec le mot start-up car ça veut dire éphémère. Ça se lance, mais ça ne décolle pas vraiment, ça se revend trop vite… J’aime bien la constance, la continuité, les beaux parcours. Ça ne veut pas dire que je n’ai pas conscience qu’aujourd’hui, ça va plus vite. Le mot start-up n’est pas celui qui m’intéresse. Ce que je vois ici, ce sont des entrepreneurs qui ont des projets, qui font très vite pour les vendre, qui sont obligés de rassembler des moyens auprès de la communauté bancaire et d’investisseurs. Pour moi, ce sont de belles leçons que je suis prêt à parrainer, à accompagner, à la fois amicalement et techniquement.
 

Elles vous bousculent ces start-up ?
M.-E. L. :
Oui, il y a beaucoup d’offres de services dont je n’avais pas imaginé la possibilité de prestation. Cela veut dire aussi que le marché secrète des offres et les renouvelle très rapidement. Est-ce que nous aurons des partenariats de longue durée avec ces start-up, ou au contraire, est-ce qu’on va les racheter, leur acheter des services ? C’est tout l’enjeu. Une des problématiques : si elles se disent elles-mêmes start-up, ça veut dire aussi qu’elles ne se désignent pas comme partenaire-développeur dans la durée. Ce sont des choses intéressantes à discuter avec elles.
 

On a parlé IA, réalité virtuelle et augmentée, mais aussi Big data, dont vous annonciez l’explosion de la bulle il y a deux ans…
M.-E. L. :
Il faut faire attention de ne pas se gargariser de mots. Oui, nous avons besoin de concentrer les moyens, d’avoir des méthodes d’analyse, des algorithmes qui fassent le tri, mais sur un marché, c’est quand même la réactivité humaine qui aujourd’hui répond à des demandes humainement exprimés. Oui les data permettent d’être efficace, d’être un bon commerçant, mais encore faut-il avoir une promesse commerciale. Pour moi les deux, l’humain et la technique, ne sont pas opposables. Mais de toute façon, la technique ne sera efficiente que s’il y a un humain capable de l’exploiter.
 

Le digital dans 5 ans, comment vous projetez-vous ?
M.-E. L. :
Je ne sais pas répondre à cette question. Pour moi, le digital n’est pas un objectif, c’est juste un moyen. Dans 5 ans, Leclerc sera sur le podium des marques, des enseignes les mieux-disantes au niveau européen en matière de développement durable, de consommation responsable, c’est ça qui est important. Après, la gestion des tuyaux, la manière dont on va y arriver, c’est un vrai débat technique mais ce n’est pas l’objet central de la promesse Leclerc.

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