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L'autopartage en 4 chiffres clés... qui devraient alerter les constructeurs auto

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Le Boston Consulting Group (BCG) a réalisé une étude sur le potentiel du marché de l'autopartage. Ce changement de mode de consommation de l'automobile pourrait faire baisser les revenus des constructeurs automobiles traditionnels… s'ils ne se transforment pas.

L'autopartage en 4 chiffres clés... qui devraient alerter les constructeurs auto
L'autopartage en 4 chiffres clés... qui devraient alerter les constructeurs auto © Zipcar

86 000

C'est le nombre de véhicules disponibles en autopartage dans le monde en 2015 selon les estimations de BCG. L'Asie dispose de la plus grosse flotte, avec 33 000 véhicules, devant l'Europe, avec 31 000 voitures partagés. Parmi les acteurs majeurs du secteur, DriveNow et Car2Go en Europe, Autolib en France, Zipcar aux Etats-Unis, Orix et Park24 en Chine et au Japon.
5,8 millions d'utilisateurs en profitent aujourd'hui, dont 2,1 millions en Europe. Ces activités ont généré 650 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2015.

 

140

C'est le nombre de sociétés d'autopartage opérant en Allemagne, de loin l'un des marchés européens les plus dynamiques. D'un millier de véhicules disponibles en 2001, on est passé à 15 400 aujourd'hui (la moitié de la flotte européenne), dont près de 3000 à Berlin, avec une nette accélération depuis 2011. Plus d'un million d'Allemands utilisent aujourd'hui ces services dans 490 villes. Mais cela ne représente encore que 0,1% des modes de déplacement.

 

35 millions

C'est la projection du nombre d'utilisateurs de services d'autopartage en 2021, 6 fois plus qu'aujourd'hui. Ils loueront 1,5 milliard de minutes de conduite chaque mois et génèreront un revenu annuel de 4,7 milliards de dollars, selon les calculs de BCG, qui ne fait pas la distinction entre les usages personnels et professionnels. En 2021, il devrait y avoir plus d'utilisateurs réguliers de services d'autopartage en Asie qu'en Europe, en raison de l'essor de sa population urbaine.

 

7,4 milliards de dollars

C'est l'estimation du manque à gagner pour l'industrie automobile causé par le développement de l'autopartage : une proportion non négligeable de consommateurs préfèrera louer une voiture ponctuellement plus que d'en acheter une. La baisse des ventes induite par ce report (792 000 véhicules livrés en moins en 2021, soit 1% du marché) ne sera pas compensée par les ventes de véhicules aux services d'autopartage (246 000, selon le calcul d'EBG). Evidemment, plus les constructeurs "classiques" s'adapteront à ce nouveau mode de consommation et noueront des alliances avec des acteurs du secteur (voire même lanceront leurs propres offres, comme GM aux Etats-Unis ou mini en Allemagne), plus ils atterriront en douceur.

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