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L’économie (collaborative) qui cherchait son nom…

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Edito Le terme d'économie collaborative serait déjà impropre. Mais comment parler de cette déferlante numérique sur nos économies et nos sociétés ?

L’économie (collaborative) qui cherchait son nom…
L’économie (collaborative) qui cherchait son nom… © r2hox / Flickr

L’"économie du partage" n’est déjà plus. On parlerait maintenant d’ "économie collaborative", de "plateformisation". Pas si simple. Car les plateformes emblématiques, Uber, AirbNb et autres Drivy, en se professionnalisant et en montant en gammes, sont désormais très loin des utopies libertaires des débuts. Surtout, elles ne sont que la partie émergée d’une réalité économique plus large. Peut-être même qu’une étape.

 

Remise en cause les fondamentaux de l'économie 

Car avec le numérique, c’est à une remise en cause de tous les fondamentaux de nos économies à laquelle on assiste… Monnaies, pouvoir des Etats-nation sur la régulation des échanges, fiscalité, rémunération du travail… "Le numérique va obliger à revisiter des tas de concepts, prévient l’ex-président du CNNun Benoît Thieulin. Car on va avoir des instruments économiques plus intelligents qui vont permettre de gérer au niveau  global, ce qui doit l’être, et de gérer à des niveaux plus ou moins locaux des échanges qui ont intérêt à l’être." Internet deviendrait ainsi un outil de régulation de marché, y compris de ces échanges directs entre individus qui jusque-là ne laissaient pas de trace.

 

les mérites de l'ubérisation

"Ubérisation", dites-vous ? Pas si simple non plus. "Ce qui est dingue, ce n’est pas Uber, mais c'est que d’un coup, un individu puisse échanger économiquement avec un autre individu de manière aussi rapide", reprend l’expert. Le terme a au moins le mérite de populariser cette nouvelle puissance économique. Tout à coup, les gens prennent conscience que s’ils ne sont pas dans leur appartement, ils peuvent le louer, que s’ils n’utilisent pas leur voiture, elle peut servir à quelqu’un…  Conscience que le salaire n’est pas la seule rémunération possible à un travail.

 

Le numérique cela se pratique

Les entreprises s’en sont rendu compte également. Restent les politiques… Mais une visite de rattrapage au Bon Coin ne suffira pas. Confier sa campagne électorale à une start-up spécialisée des réseaux sociaux, non plus.  "Le numérique, si vous ne le pratiquez-pas, vous ne le comprenez-pas", prévient Benoît Thieulin. A bon entendeur.

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

3 commentaires

raymond

30/05/2016 23h19 - raymond

ouais bof !....rien de nouveau en somme : ce sont juste des gens qui se rêvent comme des inventeurs et porteurs d'une nouvelle vision du monde (c'est un peu prétentieux) , ce qui a été vrai depuis la nuit des temps; mais malheureusement ces gens n'ont pas de vision différentes, ils ne font qu'entretenir le système....ils ne sont au mieux que des inventeurs.Etre dans l'économie dite collaborative ce n'est pas être hors du système mais bien dedans alors qu'être dans l'économie solidaire, de partage c'est en effet avoir une autre vision du monde. Le fait d'utiliser un anglicisme ("Maker"), au lieu de parler simplement d'inventeurs, est bien révélateur de cette tentative de nous faire croire que c'est nouveau alors que l'on est encore et encore dans le recyclage de concepts qui existent déjà. C'est pareil pour les gens qui parlent de l'économie du Digital comme d'un concept nouveau alors que cela fait quinze ans que l'économie numérique existe et se développe...l'anglais est bien devenu le support du recyclage de concepts.

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Mermoz

20/05/2016 11h25 - Mermoz

Quand arrêtera-t-on de faire l'amalgame ubérisation et économie collaborative ? Uber n'a rien de collaboratif. Drivy et Airbnb ont tout de collaboratif. L'ubérisation remet réellement en cause les principes classiques économiques ainsi que le statut des travailleurs, l'économie collaborative matérialise des pratiques existantes grâce au levier d'internet pour les amener à une autre échelle. C'est réellement important de différencier les deux en ces périodes de vote de lois sur le numérique. Economie collaborative = partage de frais ou revenus complémentaire pour les membres - Ubérisation = revenu tout cours ! Ce qui implique une approche fiscale différente.

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Julien

27/05/2016 16h38 - Julien

Economie collaborative, au sens où elle est entendue aujourd'hui, n'a rien à voir avec l'économie du partage/de partage. Acheter/revendre ses objets sur leboncoin, ce n'est pas du "vrai collaboratif". Tout comme louer sa maison ou louer des maisons sur Airbnb, ou faire de même pour une voiture sur BlaBlaCar, ce n'est pas ça le partage. Certes, ce sont des transactions entre particuliers, mais ça n'a rien de "solidaire". La vraie économie collaborative c'est l'économie sociale, l'économie de partage, l'économie du partage, l'économie solidaire... Aussi appelé ESS (économie sociale et solidaire). Je fais la distinction en exemples : faux collaboratif : airbnb, blablacar, uber vrai collaboratif : mutum, couchsurfing...

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