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La contre-attaque numérique d'AccorHotels : transformer son site en plateforme façon Booking.com

mis à jour le 05 juin 2015 à 12H15
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Pour riposter à Booking et consorts, le groupe Accor va ouvrir son site de vente à certains établissements indépendants, sélectionnés sur des critères qu’il doit encore préciser. Un moyen d’enrichir son offre face à des clients qui cherchent de plus en plus un point d’entrée unique. Et un premier pas timide vers une transformation numérique inévitable.

Face à Booking, la contre-attaque digitale d'AccorHotels
La contre-attaque numérique d'AccorHotels : transformer son site en plateforme façon Booking.com © Accor Hotels

Le groupe hôtelier Accor en a assez de se voir souffler ses réservations par les plates-formes du numérique et -comme tout le secteur touristique- de voir ses marges érodées en conséquence. Il était temps pour lui de réagir. Et pas seulement en déposant une saisine auprès de l’Autorité de la concurrence contre Booking pour abus de position dominante, comme il l’a fait en février 2015.

Des hôtels indépendants sur le site de vente d’Accor

L’entreprise a donc décidé de prendre à leur propre jeu des acteurs tels que le numéro un mondial de la réservation d’hôtels en ligne. Et ce, avec sa propre plate-forme. Le groupe commencera dès ce mois de juin à accueillir sur son site de vente AccorHotels.com quelques établissements indépendants. Seulement certains d’entre eux, triés sur le volet. "Nous cherchons à résister à l’influence des agences de tourisme en ligne pour faire que la nôtre existe, précise Jean-Luc Chrétien, co-DG de la filiale FastBooking d'Accor et en charge de l'ouverture de la plate-forme. Mais il ne s'agit pas de leur faire une guerre ouverte, Ce serait un investissement beaucoup trop important." Et Booking est par ailleurs un important partenaire du groupe !

L'ouverture du site à d'autres hôtels va permettre à Accor d'enrichir son offre dans certaines villes ou régions. Le premier critère de choix des hôtels indépendants sera ainsi celui de leur localisation. Là où la demande existe : la France, l'Italie, l'Espagne et certains pays d'Asie comme l'Indonésie ou la Thailande seront parmi les premiers pays ciblés.

Une carte à jouer sur la transparence

"Nous devenons un tiers de confiance, sélectif et transparent", clame le groupe hôtelier dans son communiqué. Et le Français a bel et bien une vraie carte à jouer sur ces aspects, face aux conditions d’utilisation des plates-formes du numérique, souvent complexes et opaques, et à leurs commissions parfois rédhibitoires pour les plus petits établissements (entre 15 et 20%). Jean-Luc Chrétien précise ainsi les critères de choix des hôtels, qui devront avoir entre 3 et 5 étoiles et une note Tripadvisor au moins égale à leurs équivalents Accor (une note de 4 pour les 4 et 5 étoiles par exemple). "Et quand un hôtel aura posé sa candidature, ajoute-t-il, nous irons le voir pour vérifier les services qu'il propose et ses certifications." Enfin, le groupe annonce que une commission sur les réservations comprise entre 10% et 12%.

L'entreprise veut tripler l’offre hôtelière sur AccorHotels.com pour atteindre plus de 10 000 hôtels dans 300 villes clés à travers le monde". Booking en revendique déjà 660 000. Ne reste plus à Accor qu’à s’armer face à d’autres concurrents, eux-aussi venus de la Silicon Valley. AirBnB, en tête, qui propose plus d’un million d’hébergements dans 34 villes et 190 pays. "Nous sommes en discussion avec eux, mais c'est un sujet totalement autre", conclut Jean-Luc Chrétien. 

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