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La French Tech montpelliéraine inaugure son "Totem" dans l’ex-hôtel de ville

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Proche de la place de la Comédie, l’ancienne mairie de Montpellier transformée en hôtel d’entreprises a été inaugurée comme "Totem French Tech" ce 19 avril. 13 agences web, éditeurs de logiciels, studio de développement, spécialistes de la réalité augmentée ou des images de synthèse occupent ses étages. La métropole de Montpellier confirme un nouveau Totem quatre fois plus grand à l’est de la ville d’ici 2020.

La French Tech montpelliéraine inaugure son Totem dans l’ex-hôtel de ville
La French Tech montpelliéraine inaugure son "Totem" dans l’ex-hôtel de ville © D.R.

"Pour nous, la French Tech est plus qu’une cocotte magenta, c’est un grand étendard de l’innovation qui rassemble tous ceux qui ont envie d’entreprendre", lance le président de la métropole et maire de Montpellier Philippe Saurel, lors de l’inauguration le 19 avril du bâtiment "Totem French Tech". "Pour garder les entreprises nouvelles, en croissance, en accueillir de l’extérieur, il faut leur apporter une réponse rapide", ajoute la vice-présidente au développement économique Chantal Marion.

 

Au-delà des structures d’hébergement du Business and Innovation Centre (BIC), la réponse de Montpellier Méditerranée Métropole a été de réaménager l’ancienne mairie, située à deux pas du cœur de ville, bien pourvue en transports (gare, quatre lignes de tramways) et parkings. Après le départ des services municipaux fin 2014, le bâtiment a été réaménagé et certains travaux sont encore à venir, notamment de climatisation, le tout étant chiffré à 1,6 million d’euros. Près de 3 200 m2 de bureaux abritent les start-up. "C’est quasiment plein", assure Chantal Marion.

 

FLEXIBILITé, CO-WORKING ET ANIMATIONS

13 entreprises occupent le Totem. Profil-type : une start-up "en phase d’expansion", accompagnée à ses débuts par le BIC. "Ce qui nous a attirés ici, indiquent les dirigeants de l’éditeur de logiciels d’infographie pour les studios d’effets spéciaux Isotropix, effectivement passée par la pépinière Cap Omega, c’est la flexibilité maximale." Bonne pioche : l’effectif est grimpé de 14 à 31 salariés. Environ 135 personnes travaillent dans le Totem French Tech, chez 458 Studio, Altshift, Bear, Beclood, Expernova, Isotropix, Nelis, Prollision, Scimob, Soluciel, Synchrone Studio, Virdys et Wemap.

 

Au rez-de-chaussée, un espace de 500 m2, piloté par la métropole, sera utilisé pour du co-working, de l’animation et de l’événementiel. Ainsi "Pepite", pôle universitaire dédié aux étudiants entrepreneurs, tiendra dès mai un atelier hebdomadaire. La métropole propose aussi aux trois "écoles du numérique" montpelliéraines d’investir les lieux. Le Totem sera ouvert le soir et le week-end aux événements sur l’entrepreneuriat et l’innovation. La métropole met une équipe de quatre personnes pour animer le lieu et orienter les porteurs de projets.

 

UN NOUVEAU TOTEM D’ICI 2020

Mais l’ancienne mairie ne sera qu’une étape provisoire : un bâtiment Totem neuf de 12 000 m2 (4 fois plus grand) est prévu d’ici 2020 dans le nouveau quartier Cambacérès de l’Est de Montpellier. Ce qui le place près du "hub" composé de la future gare TGV, de l’autoroute A9 et non loin de l’aéroport. "On verra le Totem de l’autoroute", assure le président de la métropole, pour lequel le quartier Cambacérès sera une "vitrine de Montpellier au XXIe siècle" et un "bouillonnement d’innovation". Les entreprises du Totem actuel seront invitées à le rejoindre, progressivement... Toutefois, l’hôtel d’entreprises du centre-ville pourrait survivre quelque temps : "Tant que je n’aurai pas de projet solide pour remodeler la zone, on continuera à ouvrir", commente Philippe Saurel.

 

100 millions d'euros LEVÉS EN 2016

C’est en novembre 2014 que la métropole montpelliéraine a obtenu sa labellisation French Tech, renouvelée et augmentée de 7 labellisations réseaux thématiques en juillet 2016. Elle affiche ses comptes : un score de 28 Pass French Tech (synonymes d’entreprises en hyper-croissance) qui la classe première métropole après Paris, et des levées de fonds de 100 millions d’euros en 2016 et de 20 millions au premier trimestre 2017.

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