Actualité web & High tech sur Usine Digitale

"La French Touch Conference agit comme un séminaire de motivation"

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

Entretien Pour la deuxième année consécutive, l'entrepreneur français Gaël Duval organise une "French Touch Conference" pour relier les écosystèmes numériques français et new-yorkais. Deux jours de tables rondes et de networking au cœur de la Grosse Pomme. Une "feel good" conférence en opposition au French bashing : l'organisateur explique sa philosophie à l'Usine Digitale.

La French Touch Conference agit comme un séminaire de motivation
"La French Touch Conference agit comme un séminaire de motivation" © French Touch Conference

L'Usine Digitale : Avec le recul, quel bilan tirez-vous de la première édition de la French Touch Conference, en juin 2014 à New-York ?

Gaël Duval : Avec des mots d'entrepreneur, disons que le "time-to-market" est parfait. L'idée de la French Touch Conference est arrivée à un moment où les écosystèmes français et new-yorkais avaient très envie de bâtir un pont. L'accueil a été formidable des deux côtés de l'Atlantique. Pour les Français, cela a été comme un séminaire de motivation et ils sont revenus gonflés à bloc. Les Américains, eux, ont eu l'impression que les français sont venus en vraie équipe, que les start-up faisaient partie d'un même groupe.

 

New-York est un hub équivalent au notre, sur tous les compartiments de jeu : ils ont un niveau de fiscalité extrêmement élevé ; un business plutôt orienté médias / art de vivre /  culture / luxe, comme nous ; ils ont la même problématique de conserver leurs bonnes boîtes tech et leurs talents.

 

Sur la première édition, beaucoup ont dit qu'il y avait trop de Français et pas assez d'Américains…

Sur les 500 participants l'an dernier, 40% étaient Américains, 60% de francophones (dont la moitié vivent aux Etats-Unis). C'était sans doute moins que ce que les gens voulaient, mais quatre grosses levées de fonds ont été facilitées par l'événement, comme celle de Selectionnist (plus d'1 million d'euros levé) !

Mais il y a une donnée impossible à changer : la conférence a lieu au cœur de Manhattan à Time Square, ce qui nous permet d'avoir des "top speakers"… mais du coup, les Américains viennent de façon sporadique à la conférence pour prendre ce qu'ils ont envie de prendre.

On va travailler là-dessus, et cette année, il y aura une plus grosse implication de l'écosystème new-yorkais et davantage d'espaces de networking.

 

Quels seront les temps forts de cette deuxième édition ?

Les Français ont un point fort : la créativité, qui nous vient d'une omniprésence du design, du bien-être, du luxe, de l'art, dans notre ADN culturel. Des créateurs partageront donc leur vision, notamment sur la tech. Cette année, Ora-Ito sera là pour parler de design et d'objets connectés.

 

Sur scène, pendant deux jours, on retrouvera les nouvelles stars françaises à forte croissance comme Dashlane, Sigfox, Scality, Blablacar et Sunrise, racheté par Microsoft. Côté américain, le patron de Meetup Scott Heiferman, le fondateur de Double Clic David Rose (chef de file des business angels de New-York), Rachel Haot, CTO de l'Etat de New-York, seront là.

 

Axelle Lemaire et Emmanuel Macron ont confirmé leur venue et procèderont à plusieurs annonces. Et en novembre prochain, la French Touch Conference se délocalisera à Tel Aviv.

 

Depuis l'an dernier, avec  la French Tech, l'appel "Reviens Léon" plus récemment, vous avez l'impression que les mentalités changent en France ?

Comme dans un film de Sergio Leone, "le monde se divise en deux catégories". C'est le cas pour les entrepreneurs français : il y a ceux qui voient le verre à moitié plein (de plus en plus alarmistes sur les départs, sur la vitesse de transformation du pays) et ceux qui voient le verre à moitié plein (parce que leur business va assez bien, et qu'ils observent des évolutions).

 

Voyons les choses positivement : quand on est entrepreneur, l'un des mojos est: "done is better than perfect" (fait est mieux que parfait). Il faut reconnaitre cela aux pouvoirs publics. Nous aurions adoré une loi Macron plus forte, plus ambitieuse, mais un paquet de choses ont été faites, il faut s'en réjouir.

 

 Le French Bashing ne disparaîtra pas facilement car c'est une part de notre culture naturelle. Néanmoins, une multitude de faits et de signaux nous montrent que la France va arriver, qu'on n'est pas moins bons que d'autres et qu'on est même bien meilleurs que nos concurrents européens sur beaucoup d'aspects.

 

Le site de la French Touch Conference

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

Publicité

media

Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l'utilisation des cookies.OK

En savoir plus
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale