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La future commissaire européenne au Numérique, Mariya Gabriel, passe son audition en douceur

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Mariya Gabriel, l’eurodéputé bulgare, devrait être confirmée dans deux semaines pour prendre en mains les dossiers numériques européens. Avec cybersécurité, libre circulation des données et équité des plateformes internet au programme.

La future commissaire européenne au Numérique passe son audition en douceur
La future commissaire européenne au Numérique, Mariya Gabriel, passe son audition en douceur © European Union 2017 - EP/Pablo Garrigos

Lisse et bien préparée, la future commissaire européenne pour le numérique, Mariya Gabriel, a passé en douceur son examen de passage devant les Eurodéputés. La Bulgare devra remplacer après un jeu de chaises musicales sa compatriote Kristalina Gueorguieva, partie à la Banque mondiale, et le commissaire au Numérique, l’Allemand Günther Oettinger, qui a repris le budget.

La "candidate", reconnue comme une grande travailleuse depuis son entrée au Parlement européen en 2009, n’a pas vraiment été bousculée par ses anciens collègues. Passée par Sciences Po Bordeaux, elle leur a répondu pendant plus de deux heures dans un français irréprochable.

L’occasion de faire un tour d’horizon des propositions déjà dans les tuyaux législatifs ou celles attendues d’ici à la fin du mandat de l’actuelle Commission européenne, dans deux ans.
 

Stratégie cybersécurité en septembre

Mariya Gabriel a confirmé que la Commission devrait présenter en septembre 2017 une stratégie pour la cybersécurité, "l’un des grands enjeux auxquels nos sociétés et nos institutions démocratiques doivent faire face". Les propositions porteront sur la certification, l’homologation et l’étiquetage des produits informatiques. Pour ce qui est de la responsabilité des produits en revanche, elle "ne souhaite pas imposer de solution qui ne soit pas adéquate".
La future commissaire a fait savoir au passage qu’elle soutient le chiffrement des communications et sans portes dérobées. "Certains Etats ont introduit des portes dérobées, et on a vu le résultat", a-t-elle remarqué. L’accès légal aux communications pour des raisons de sécurité nationale doit être "strictement délimité", estime-t-elle.
Le chantier de la "localisation des données" devrait être lancé en "automne", a-t-elle indiqué sans entrer dans le détail : "Les études d’impacts sont encore en cours". Elle a toutefois mis en avant les difficultés des PME face aux règles de "localisation" des données imposées par les Etats pour des raisons fiscales.

 

Responsabilité des "plateformes"

Autre serpent de mer : la régulation des plateformes Internet, qu’il s’agisse d’e-commerce ou de réseaux sociaux. Mariya Gabriel veut rétablir plus "d’équité" : "Il n’est pas normal que des entreprises puissent être radiées du jour au lendemain et ne plus avoir accès aux données de leurs clients", a-t-elle notamment remarqué.
La future commissaire ne souhaite pas en revanche imposer une obligation de retirer des contenus illégaux aux plateformes mais plutôt travailler sur « des accords volontaires ». Presser par les députés allemands de contraindre Facebook, Google etc. à retirer les contenus haineux, elle a estimé que "nous avons tout intérêt à travailler avec eux pour trouver des instruments (de contrôle) innovants".
Madame Gabriel "a appris très vite les sujets numériques mais en dit peu sur ce qu’elle pense", a conclu sur Twitter l’eurodéputée allemande du parti Pirate, Julia Reda. Le Parlement européen devrait confirmer la nomination de Maryia Gabriel début juillet.

 

 

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