Actualité web & High tech sur Usine Digitale

La guerre des ad-block ne devrait pas avoir lieu

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

Vu ailleurs Ce devrait être une réunion secrète entre le plus célèbre des ad-blocks et les professionnels de la profession pour définir ensemble des règles de bonne conduite. Le secret est finalement moins grand que prévu, une journaliste de Business Insider UK ayant été invité comme experte. 

La guerre des ad-block ne devrait pas avoir lieu
Un ad block et la publicité disparaît.. pour combien de temps encore ?

C’est ce qu’on appelle du journalisme embarqué. Notre consœur  Lara O’Reilly, journaliste pour la version britannique de Business insider a pu assister à la rencontre entre représentants des éditeurs de sites Internet et Eyeo, l’entreprise qui développe le plus fameux et redouté logiciel bloqueur de publicité : Adblock Plus.

 

Ils sont venus, ils sont tous là (ou presque)

Autour de la table, 25 personnes environ, venues de toute l’Europe, parmi lesquelles le pdg d’Eyeo Till Faida mais aussi des représentants des consommateurs ou des défenseurs du respect de la vie privée, ainsi que des ad-techs, les sociétés Internet du secteur de la publicité. On n’en saura guère plus, la "gorge profonde" du business insider s’étant engagée à ne pas répéter le nom des participants ni ce qu’ils ont pu dire nominalement.

 

Au menu des discussions qui se sont tenues au sous-sol d’un élégant hôtel londonien, comme le montrent les photos illustrant le reportage, une discussion sur le modèle économique d’Eyeo et sur la façon dont elle définit ou non une publicité acceptable. Le but ultime de cette réunion était de réussir à définir ensemble une sorte de code de bonnes pratiques, mutuellement acceptées.

 

DES pratiques considérées comme douteuses

Rappelons qu’Eyeo bloque l’affichage des publicités qui sont considérées comme intempestives. Sauf que l’entreprise décide toute seule de ce qui est ou non intrusif, de ce qui nuit ou non à la navigation… La méthode heurte un peu l’honnête homme, d’autant qu’Eyeo possède une liste blanche, soit une liste de publicités autorisées…  car les annonceurs l’ont payé. Un peu comme si Robin des Bois acceptait de l’argent de certains riches châtelains en échange d’une protection contre le vol.

 

Pas facile d’être un justicier à l’heure du web ! Tant et si bien que si l’on en croît Lara O’ Reilly, la méthode a été comparée par certains participants à une "taxe", voire à du "chantage", un "système mafieux".

 

plus de transparence

Pour lever les ambiguïtés et les interrogations pesant sur ses méthodes, Eyeo a accepté de révéler sur son site Internet ses manières de faire en décembre dernier. En novembre 2015, il avait déjà organisé une rencontre informelle dans un hôtel de Manhattan cette fois-là.

A Londres, les représentants du monde de la publicité ont demandé plus de transparence à Eyeo, notamment pour connaître les entreprises qui figurent sur la liste blanche.

 

Si les uns et les autres n’ont pas semblés prêts à collaborer plus avant pour créer une sorte de comité des sages qui réguleraient le système en définissant des standards communs de publicité acceptable, Lara O’Reilly note toutefois cette réunion est le signe que l’ensemble des participants en venant à la réunion ont signifié leur envie de sortir par le haut, en préférant "des négociations à un état de guerre technologique permanent".

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

Publicité

media

Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l'utilisation des cookies.OK

En savoir plus
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale