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Le Green Code Label nantais veut devenir le label des sites web écolos

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Dans le cadre du Web2Day, le Green Lab Center de Nantes présente un Green Code Label signalant, selon une quarantaine de critères, les sites web vertueux en terme de consommation énergétique.

Le Green Code Label nantais veut devenir le label des sites web écolos
Le Hub Creatic, nouvelle pépinière numérique de Nantes où se trouve le Green Lab Center. © Nantes Métropole

Internet consomme, et pas seulement via les ordinateurs ou les serveurs. Un site web ou un logiciel peut aussi s'avérer trop gourmand en électricité. C'est l'un des thèmes sur lequel le Green Lab Center, né à Nantes en 2013, mobilise des moyens de R&D issus d'entreprises et de labos publics. Le premier aboutissement de ce travail est le lancement, vendredi 5 juin, dans le cadre du Web2Day, du Green Code Label, présenté comme le premier label d'éco-conception des sites Web.

L'outil se base sur un référentiel d'une quarantaine de bonnes pratiques, ainsi que sur un outil de mesure de la consommation. Tout site répondant à tout ou partie de ces critères, pourra ainsi arborer le logo du label sur sa page d’accueil pour témoigner de son engagement et du niveau obtenu (or, bronze, argent).

"Il en va de sa consommation énergétique mais aussi de son image, de sa démarche environnementale", mentionne Olivier Philippot, responsable de la communauté Green Code Label. "La consommation dépend de contenus riches inadaptés, des éléments à charger, de codes mal implémentés, des échanges entre le serveur et l'utilisateur", poursuit Olivier Philippot, expliquant qu'au delà de la consommation énergétique, ces bonnes pratiques contribuent aussi à repousser l'obsolescence perçue des ordinateurs. Les promoteurs du Green Code Label espèrent être associés à terme aux organismes certificateurs de type Afnor ou Iso.

Greenspector et Greeniscore

Le Green lab Center, qui réunit une communauté de chercheurs et de start-up, avec le soutien des collectivités et de la technopole Atlanpole, à d'autres fers au feu. Installé dans le Hub Créatic, nouvelle pépinière numérique nantaise, le laboratoire à mis en place une série de démonstrateurs.

Le projet Greenspector, par exemple, vise à détecter les objets surconsommants dans les programmes informatiques. "Tuba" aborde quant à lui la thématique du cloud, avec l'ambition d'adapter le niveau de service d'un site web en fonction du pic de charge d'un centre de données. Utilitaire, le projet Greeniscore propose, lui, une application optimisant la durée de vie des smartphones ou tablettes.

Pour les promoteurs du Lab, de tels enjeux touchent concrètement les PME au portefeuille. Plus qu'elles ne le pensent, celles-ci pourraient réduire leurs dépenses en prolongeant la durée de vie de leur matériel informatique, par une bonne révision des logiciels, ou en éteignant simplement des serveurs inutilisés.

L'association ADN'Ouest, réunissant des professionnels de l'informatique, a récemment scanné la consommation d'une douzaine de structures. Il en ressort que l'informatique représente 50% de la facture d'électricité d'une grande école et 12% de celle d'une entreprise industrielle.

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