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Le plan Objets connectés veut créer ses propres usines en France

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Eric Carreel, président de Withings et chef de file du plan industriel éponyme veut créer une Cité des objets connectés. Objectif : créer, en France, les usines de ce nouveau domaine.

Le plan Objets connectés veut créer ses propres usines en France
Le plan Objets connectés veut créer ses propres usines en France

“Les objets connectés ne sont pas juste des objets connus que l’on connecte, rappelle Eric Carreel. Ce sont des objets conçus spécifiquement pour être connectés. Le design intérieur, industriel, et le design extérieur sont intimement liés." C’est Eric Carreel qui décrit ainsi un domaine qu’il est bien placé pour connaitre. En effet, il a fondé et préside Withings, Invoxia et  Sculpteo. Mais il est aussi le chef de fil du plan industriel gouvernemental "objets connectés."

Il explique donc que ces derniers ont besoin d’une plus grande proximité des compétences entre conception, prototypage, tests et fabrication. Et qui plus est, ils doivent obéir à un cycle raccourci entre la première et la dernière de ces phases pour une réactivité optimale vis-à-vis du marché. Pour toutes ces raisons, avec les groupes de travail de son plan industriel, il a imaginé une cité des objets connectés. "Ni un incubateur, ni un accélérateur de start-up de plus," comme il le précise. Mais bel et bien, des usines d’un nouveau genre.

Entre fablab géant et usine en modèle réduit

Il s’agit d’un lieu de conception mais aussi de fabrication de ces objets. Un nouveau lieu-usine, en quelque sorte, où les ingénieurs des start-up viendront frotter les maquettes de leurs projets à la réalité des industriels, au prototypage et à la fabrication. "Il faut les préparer au passage à l’usine, pour qu’on ne se retrouve pas avec des idées d’objets connectés dont 80% ne voient jamais le jour." Un nouveau genre de site de production entre le fablab géant et l’usine traditionnelle en modèle réduit.

Plusieurs industriels travaillent d’ailleurs avec Eric Careel au sein du plan, même s’il ne souhaite pas encore en révéler les noms. "Pour que cette nouvelle industrie soit une vraie force française, et pas un feu de paille, il faut travailler en adéquation avec les industries électronique, mécanique, avec la plasturgie, la métallurgie," insiste le chef de file de la filière. Le principe : inciter des compétences qui existent dans ces métiers à faire un pas vers les objets connectés.

Rapatrier la fabrication en France

Difficile de dire si ce serait un moyen de reclasser des ouvriers issus des industries en difficultés aujourd’hui. Et Eric Carreel n’ose rien promettre. Reste que le dispositif est aussi censé tirer toute sa valeur en rapprochant design et fabrication, et donc en rapatriant la fabrication en France. Aujourd’hui, beaucoup d’objets connectés conçus en France, comme ceux de Withings, sont fabriqués en Asie. La cité hébergera donc bien des ingénieurs, des designers issus de start-up, mais aussi des moyens de prototypage et de fabrication. Reste à Eric Carreel et à ses groupes de travail à identifier un lieu existant pour accueillir cette cité des objets connectés, mais il souhaite que ses portes ouvrent avant fin 2014.

Enfin, la cité constitue le volet "savoir-faire" du plan objets connectés. Mais le groupe de travail travaille aussi sur le "faire savoir." Il réfléchit donc aussi à un événement pour faire rayonner la capacité française à cibler ce marché.

Emmanuelle Delsol

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